L’Etat de New York se met aux média sociaux | ReadWriteWeb France


Le département des nouvelles technologies de l’Etat de New York a publié une série de directives pour les agences régionales, les incitant à utiliser le web 2.0, les nouveaux média et les outils collaboratifs en ligne. Pour lancer le mouvement, l’Etat a annocé la sortie de son propre site web de démocratie locale destiné à consulter les New Yorkais sur les projets technologiques à mettre en œuvre. Intitulé “New York State Tech Talk”, les visiteurs peuvent y soumettre des idées et voter (pour ou contre) celles des autres, à la façon d’un Digg.

Le site incite à déposer ses idées, à brainstormer au sein de la communauté des New Yorkais, à voter pour les meilleures idées ou contre les mauvaises, mais également à suivre leur mise en œuvre concrète. Pour l’instant, il n’y a pas beaucoup de participation sur le site qui a ouvert début juin, et le top des idées qui remontent fait ressortir une nette prévalence d’une tendance ‘geek écolo’.

L’expérience mérite néanmoins d’être suivie relativement au développement d’outils de démocratie participative locale.

Lire l’article: L’Etat de New York se met aux média sociaux | ReadWriteWeb Franc

Maison Blanche 2.0: la concurrence des foules | Transnets

Nous avons vu hier comment, confrontée aux obstacles de l’administration réelle, l’équipe d’Obama s’efforçait de faire bouger le schmilblick par petites touches. Mais la personnalisation des billets du blog de la Maison Blanche est peu de choses.
L’action la plus cohérente, en ce début de mandat semble concerner la transparence, la communication au public des données concernant la vie et l’action des institutions fédérales.

[…]

La technologie d’aujourd’hui permet de ne plus attendre les bras croisés que le gouvernement tienne (ou ne tienne pas) ses promesses. Outre les protestations, toujours possibles, elle permet de le pousser en lui faisant concurrence comme en dénonçant ce qu’il ne fait pas bien.

Maison Blanche 2.0: la concurrence des foules – Transnets – Blog LeMonde.fr

A voir également, cette vidéo White House 2.0 avec Peter P. Swire, qui a notamment conseillé Obama et Youtube pendant la transition. Peter P. Swire explique les principales problématiques juridiques et techniques auxquelles est confrontée l’administration Obama depuis son installation dans la gestion de sa communication en ligne.

Obama maitre d’Internet et de la communication.

Obama maître d’Internet et de la communication
C’était le cas de son équipe lors de sa campagne électorale tant lors des primaires que lors de l’élection générale en tirant profit des expériences de la campagne précédente d’Howard Dean et en y ajoutant certainement sa touche personnelle.

C’est aussi le cas visiblement de son équipe présidentielle et de son approche web. Il continue de surprendre et de rompre avec les pratiques de l’équipe précédente.

Voici donc le “flux officiel des photos de la Maison Blanche”  sur Flickr. Les photos ne sont pas sans rappeler celle publiée par Big Picture. Des instants saisis sur le vif avec les plus grands et avec au milieu un Obama en Icône superstar. Tout semble lisse comme dans un un monde parfait.
Les photos officielles de la Maison Blanche sur Flickr.
(via Toutes les photos officielles de la Maison Blanche sur Flickr )

Barack Obama Président 2.0

Que peut-il y avoir en terme de communication et de liens avec les supporters et militants en termes de Politique 2.0 après ça?

Obama - Biden : Thank you

Obama - Biden : Thank you

Parce que le risque peut-être celui-là pour les Obamaniques s’il faut se fier à la vidéo réalisé par The Onion:

Après avoir suivi fiévreusement au jour le jour les rebondissements de la course à la Maison-Blanche, les plus obsédés des partisans de Barack Obama contemplent aujourd’hui le vide de leur vie.

C’était un des objets de ma discussion de hier soir avec François Monney. Comment Barack Obama allait-il maintenir et à quel rythme le flux communicationnel alors que son rôle allait changer de nature de par sa fonction? Déjà le rythme du flux de son twitter a diminué d’intensité. Il ne paraissait pas imaginable qu’il puisse le maintenir en l’état tenant au courant, minute par minute et via son équipe, de son agenda présidentiel.

Pour ma part, j’indiquais que son équipe de campagne avait toujours eu un coup d’avance en terme de couverture médiatique 2.0 et que j’étais sûr que la suite était déjà prévue.

En rentrant à la maison et en consultant mes sources d’informations, le début de réponse à cette question s’y trouvait déjà. Dans l’intervalle entre maintenant et la prise de fonction, ce sera cela:

Change.gov

Change.gov

La source de cet info, l’excellent site techPresident, indiquait que la réflexion de l’équipe de Barack Obama concernant la transition de la courverture web du candidat au président avait démarré il y a deux mois:

There are just two months and a half months between now and when Barack Obama will take the oath of office as the 44th President of the United States, and without what even seemed to be a pause for a champagne toast, the Obama-Biden ’08 campaign shifted into transition mode for what will be the Obama-Biden administration.

Brièvement que trouve-t-on? D’abord un site très design web 2.0 et très proche de certains thèmes réalisés sous WordPress (et donc proche de ce Politis.ch!). Tout en haut à gauche, on y trouve la date du jour (comme sur Politis.ch!) e décompte séparant Barack Obama de la cérémonie d’investiture. Puis l’en-tête du site et un sous-menu. Il y a les rubriques traditionnelles de ce sous-menu (blog, newsroom, agenda, biographie de B. Obama et J. Biden) ainsi que deux autres qui elles sont interactives avec les visiteurs et les supporters et initient un web présidentiel participatif: American Moment et America Serves.

  • American Moment se compose de deux sous-pages: Share your Story et Share your Vision. La première permet a tout en chacun de dire comment il a vécu cette élection alors que la deuxième permet au visiteur d’indiquer comment il voit l’Amérique conduite par Barack Obama
  • America Serves poursuit l’objectif de renouveler la participation civique des citoyens dans les programmes de service national et plus particulièrement dans le domaine de l’éducation:

The Obama Administration will call on Americans to serve in order to meet the nation’s challenges. President-Elect Obama will expand national service programs like AmeriCorps and Peace Corps and will create a new Classroom Corps to help teachers in underserved schools, as well as a new Health Corps, Clean Energy Corps, and Veterans Corps. Obama will call on citizens of all ages to serve America, by developing a plan to require 50 hours of community service in middle school and high school and 100 hours of community service in college every year. Obama will encourage retiring Americans to serve by improving programs available for individuals over age 55, while at the same time promoting youth programs such as Youth Build and Head Start.

Si je m’intéresse maintenant au pied de page, celui-ci reprend les rubriques d’en-tête mais en développant directement les sous-pages de celle-ci. C’est ainsi que j’ai pu constater que la rubrique agenda comprenait les différents points du programme que Barack Obama et Joe Biden comptaient mettre en oeuvre une fois élus. Chacune de ces pages programmatiques est organisée de la même manière avec en premier lieu la problématique (The Problem) et ensuite le plan d’action du duo présidentiel.

La suite est donc déjà en marche: http://www.change.gov

Post-scriptum: le pit-bull de Barack Obama est déjà connu et il mord très (trop?) bien, mais sans rouge à lèvres. Il s’agit de Rahm Emanuel qui sera le secrétaire général de la Maison-Blanche, une sorte de chef de cabinet. Richard Hétu qui nous apprend la nouvelle présente le personnage de la manière suivante:

Emanuel n’est pas un rassembleur à la Obama. C’est un vrai pit-bull qui pratique la politique à la manière de Chicago. Comme le rappelle Josh Green dans cet article publié en 2005, il a déjà envoyé un poisson pourri à un sondeur qui lui avait déplu. Selon ses amis, le secret du succès d’Emanuel, numéro quatre dans l’état-major démocrate à la Chambre des représentants, réside dans son intensité légendaire.

C’est aussi une personne qui est prête à tout pour gagner qui servira fidèlement son président:

Emanuel is a composite of three distinct models of chief of staff: the personal confidant, the prominent public figure and the Washington operative.

mais qui fâche déjà les Républicains. (Obama sends powerful signal (Politico)

Pour un autre avis sur Emmanuel Rahm: OpenLeft – What Rahm Says About An Obama Administration

Série de l'été : Twitter et la politique

Libération d’aujourd’hui s’intéresse à l’utilisation de l’outil Twitter par les hommes politiques… et n’oublie pas les tartes à la crème d’usage.

J’ai déjà eu l’occasion de vous entretenir sur politis.ch de l’utilisation de Twitter en politique, plus particulièrement en rapport avec la campagne présidentielle américaine. Dans la torpeur de l’été où il convient pour les journalistes d’une part de jouer à se faire peur (« et si les hommes politiques se passaient des journaux et des journalistes pour communiquer? »), d’autre part d’enquêter sur la manière dont les politiques communiquent à l’ère de l’Internet, Libération titre « Twitter, la nouvelle arme des politiques » puisque les blogs et les politiques cela a déjà été fait les derniers étés, fait un détour par l’utilisation de Twitter par Barack Obama (« Obama tisse sa victoire sur la Toile »), et interviewe ensuite à ce sujet Dominique Wolton («Trop d’interactivité risque d’accentuer l’agitation politique»).

Certes tout n’est pas sot dans les propos tenus par les différents auteurs ou interviewés. Notamment lorsqu’il s’agit de présenter l’outil Twitter:

Pas par téléphone, ni par mail, mais grâce à Twitter («gazouillis» en français), un service auquel il accède depuis son ordinateur. Merveille de la technologie moderne, cet outil lui permet de diffuser en temps réel son agenda, ses réflexions ou ses humeurs. Il lui suffit de se connecter au site Twitter.com pour poster un court message qui sera lu dans la minute par l’ensemble de son réseau. On apprend par exemple que, le 26 mai, Benoît Hamon était à Ljubljana, et que, le 17 juin, il manifestait pour la défense des 35 heures.

«La base de Twitter, c’est de diffuser à tous ses amis ce qu’on est en train de faire à l’instant. C’est du micro-blogging», explique Frédéric Cozic, consultant en Web innovant. Concrètement, son utilisateur dispose de 140 caractères (soit la taille d’un SMS) pour dire ce qu’il souhaite. Autant dire que, avec un format aussi court, il y a de quoi être sceptique. Mais pour les spécialistes des nouveaux médias, comme Joël Ronez, les avantages de Twitter sont indéniables : «D’abord, c’est très simple à utiliser. Ensuite, cela peut s’exporter : on peut par exemple twitter depuis son téléphone portable.» Et, surtout, c’est gratuit : «Vous pouvez donner rendez-vous à mille personnes en même temps sans dépenser un seul centime.» Twitter, la nouvelle arme des politiques » 

ou sur la relativité de l’apport d’un nouvel outil dans la communication ou la communication politique en particulier:

Que pensez-vous de l’engouement des dirigeants politiques pour les réseaux communautaires, les forums ou les blogs Internet ?

Il faut relativiser historiquement. Un tuyau supplémentaire, quelle que soit sa puissance ou son interactivité, ne suffit pas à changer les rapports sociaux, culturels et politiques. «Trop d’interactivité risque d’accentuer l’agitation politique»

de même que la réflexion sur le temps de la politique:

La question aujourd’hui est que le temps de la politique ne peut pas être le temps du média ou du direct. La compréhension, l’action, requièrent du temps. La société ne change pas au rythme des médias et de leurs interactions. Il faut compenser cette vitesse par la conscience aiguë que les sociétés sont lentes et complexes, surtout à l’heure de l’ouverture des unes sur les autres et du charivari provoqué par la mondialisation. Le fait de parler d’un problème ne suffit pas à le résoudre. «Trop d’interactivité risque d’accentuer l’agitation politique»

Mais les mêmes tartes à la crème que nous avons connues relativement au blogs sont également ressorties. Premièrement, ceux qui utilisent ces outils le font au détriment d’autres:

L’ennui, c’est que ce type d’activité est chronophage et ne remplace ni les médias traditionnels, ni surtout les contacts humains et sociaux, et encore moins l’action.

alors que les enquêtes relatives à l’utilisation de ces technologies montrent que celles-ci viennent s’ajouter et démultiplient les contacts sociaux dans le monde réel de leurs utilisateurs. Ceux-ci ne sont pas des agoraphobes, bien au contraire.

Deuxièmement, leur utilisation irait vers le futile, l’égo, le voyeurisme et la people:

Le public rentre dans une sorte de voyeurisme vis-à-vis des hommes politiques : il veut en savoir toujours plus tout en n’étant jamais rassuré. 

Cette tarte à la crème est née avec la transposition des blogs dans la sphère politique. Dans l’opinion journaliste, les blogs étaient tous de Skyblog, centrés sur le moi le plus futile. Cela n’a effectivement pas été amélioré avec Twitter où tout le monde s’imagine que leurs utilisateurs écrivent des messages pour dire qu’ils sont aux toilettes…

Et bien sûr, les médias traditionnels sont eux exempts de ce type de reproche que sont la «peopolisation» du politique, la futilité, le manque de prise de distance, l’absence de mise en perspective. 

C’est dommage, car l’interview de Dominique Wolton mérite d’être lu, car on peut facilement le lire en élargissant son analyse à l’ensemble des médias actuels et à la politique en général que ces derniers soient faits avec ou sans l’Internet, avec ou sans Twitter.

Série de l'été : où en est-on aujourd'hui avec le Web 2.0?

Dans la torpeur estivale, presque une série de l’été, plusieurs commentateurs/blogueurs s’interrogent sur l’état de la situation concernant le web 2.0 (l’internet coopératif et libre pour faire court).

  • Faut-il encore bloguer ou le web 2.0 s’essouffle-t-il? s’interroge Olivier Le Deuff dans Le Guide des égarés (http://www.guidedesegares.info…) 
  • Pour Narvic (Novövision) Le Web 2.0 est une bulle qui se dégonfle lentement  (http://novovision.free.fr/?Le-…
  • André Gunthert (Actualités de la Recherche en histoire visuelle) répond à Narvic avec Les chats, les marmottes et les fins de la participation (http://www.arhv.lhivic.org/ind…)
  • Ce dernier billet engage Narvic à préciser sa pensée dans un commentaire du billet d’André Gunthert:

    « J’ai peur que nous surfions, en partie du moins, sur un malentendu : mon billet s’adresse à ceux qui nous ont dit que tout ce que les gens plaçaient sur internet s’appelait de l’UGC, que ces contenus allaient remplacer ceux produits par les vieilles industries de la culture et des médias, que c’était une révolution démocratique où les méchants seraient remplacés par des gentils, et que de surcroît le promoteur de ce merveilleux programme se faisaient fort de se faire beaucoup d’argent dans cette opération. C’est ça le message du Web 2.0, et je l’ai bien entendu. Et c’est ce message là, pure idéologie, qui se dégonfle à mon avis. A ma grande satisfaction.
    Il n’y a pas de nature démocratique des réseaux, sauf dans la « religion » de Saint-Simon. Il n’y a pas de « révolution internet », pas de tables rase et de lendemains qui chantent, mais des pratiques qui changent, émergent ou s’adaptent… » 

    Les 26 commentaires chez Narvic et les 8 chez André Gunthert (au 20.07.2008 à 21h59) démontrent de l’utilité que peut prendre les outils du Web 2.0 dans le débat autour des enjeux de la participation au sein des réseaux. Plus tous ceux qui lisent sans commenter, mais qui se nourrissent du débat, se réservant peut-être pour une prochaine intervention ici ou ailleurs… 
    Par ailleurs, la qualité de ces différents articles démontrent que les séries de l’été ne sont pas forcément nunuches et décervelantes… bien au contraire. Effet du Web 2.0?
    Bonnes lectures.