USA2008 : Hillary au bout du suspense

Hillary Clinton : «Donnez-nous cette Nation à guérir»

Un discours de présidente des Etats-Unis. Incontestablement dans la teneur. La candidate des gens modestes aussi. Elle gagne mon vote par son programme.

En une minute vingt, Hillary Clinton se pose au-dessus de la mêlée. Là, je suis impressionné. La mise en scène est parfaite. Ses partisans sont tenus à (légère) distance. Elle est visuellement la présidente plus que la candidate comme Barack Obama l’avait été dans son discours de l’Iowa.
Son calme est tout présidentiel. Dans la tourmente économique que connaît l’Amérique, elle rassure. Son discours la place en candidate du rassemblement: « Donnez nous cette Nation à guérir, ce monde à gouverner. Je sais que nous sommes prêts. »

Barack Obama : «Our time has come»

«C’est curieux cet effet “prêche”. Obama parle et les spectateurs reprennent: “Yes we can”» http://tinyurl.com/2q7yqd

Barack Obama est “collé » à ses partisans. Visuellement, il n’a pas pris la « distance présidentielle ». Il reste le candidat, il n’est pas LE président. Qui plus est on est au culte du dimanche, pas dans le bureau ovale.
D’autre part, Obama martèle depuis l’Iowa le même discours jusqu’à l’obsession. Vingt minutes de « change », « choice », « yes, we can », mais sans jamais indiquer concrètement ce qui changera et quels seront ces choix différents qu’il fera. En fait, seule sa personne incarne le changement ou le choix. C’est un discours d’évangéliste que je peine à distinguer de celui d’un candidat conservateur républicain! Lire la suite

Le SuperTuesday via GoogleMaps et Twitter

Vous pouvez suivre en direct les résultats et les réactions relativement au SuperTuesday à l’aide de la carte suivante de GoogleMaps en collaboration avec Twitter.

Via aussi : http://maps.google.com/decision2008

A noter que le wigdet paraît avoir de la peine à s’afficher sur le site. Il vaut mieux ouvrir la carte dans une fenêtre séparée. Ne serait-ce que pour voir la carte réagir en « live » au fur et à mesure de l’avancée du dépouillement et des réactions des internautes.

Podcast Politis #1 : Campagne USA2008

Mon premier podcast de politis.ch est consacré à deux aspects de la campagne des primaires américaines.
En premier lieu, la situation de chacun des deux camps où deux seuls candidats restent de fait en course n’est pas sans faire référence à ce qu’on appelle en terme d’économie politique la concurrence monopolistique. J’en explique le pourquoi.
Deuxièmement, l’augmentation de la participation des jeunes aux primaires américaines est une des surprises de la campagne. Quels liens avec l’utilisation des média du web par les candidat-e-s?

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Peter Cincotti - Goodby PhiladelphiaCe premier podcast est agrémenté par Peter Cincotti et sa chanson Goodbye Philadelphia. Peter Cincotti a un petit côté Billy Joel revitaminé pour ce début de XXIe siècle. La chanson elle nous ramène à un souvenir de Bruce Springsteen, mâtiné de Tom Hanks dans Philadelphia.

«Changes» de Barack Obama à Tony Blair avec David Bowie

«Changes» est certainement le terme «idomatique» de la campagne des primaires américaines de 2008 tant chez les Démocrates que chez les Républicains. Il marque certainement la volonté de tourner la page de G. W. Bush —au moins dans les propos— et est un signe de l’échec patent de la politique de l’actuel président des Etats-Unis.
La vidéo ci-dessus l’illustre, mais elle n’est pas originale. En effet, elle reprend tous les ingrédients (terme, musique, montage) d’une vidéo réalisée il y a une année —et dont nous avions parlé de même que François Brutsch— mais avec Tony Blair et David Cameron en lieu est place des candidat-e-s des primaires américaines. La vidéo:

A part cela, il me revient aussi qu’on ne parle jamais autant que de quelque chose qui a déjà disparu. La chose, l’objet ou le concept occupe une place symbolique d’autant plus importante que sa place réelle disparaît ou a disparu. Ainsi les discours gaulliens sur la France et sa grandeur étaient prononcés dans le même temps où —à juste titre— cette même France décolonisait. La rhétorique gaullienne faisait vivre par procuration une grandeur passée et l’(hyper)agitation actuelle de Nicolas Sarkozy en est la dernière farce tragi-comique connue…

Pour mémoire, notre billet :
Vidéo parodique de Blair et Cameron
• voir aussi la vidéo Blair-Cameron ici qui permet de constater que la vidéo «Changes» des primaires américaines se calque jusqu’à la durée de la vidéo elle-même (1:44 minutes).

USA2008: le jour du pasteur…

Lundi, en cette journée commémorative du pasteur Martin Luther King, la campagne démocrate était largement centrée sur cet événement et la course au vote noir. Phénomène amplifié par la polémique récente sur les rapports d’Hillary Clinton avec la communauté afro-américaine. L’impact de cette journée particulière se retrouvait également à la une des sites des candidats. Petit tour comparatif
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USA2008 : Hillary va à la messe (21.01.2008)

La présidentielle USA 2008 par 20minutes.fr: Hillary Clinton va à la messe
Hillary Clinton est venue dimanche à Harlem recevoir l’adoubement du réverend Calvin Butts, de l’Abyssinian Baptist Church, l’une des plus anciennes églises baptistes noires des Etats-Unis sur la 138e rue. A l’extérieur ses supporters ainsi que ceux de Barack Obama l’attendaient. Reportage.
(tags: USA2008 HillaryClinton BarackObama VoteNoir MartinLutherKing)

USA2008 : and yet they are (only) two…

Les résultats de la primaire démocrate sont presque connus (c’est par ici). Hillary Clinton l’emportera avec près de 51% des voix devant Barack Obama qui la suit avec un peu plus de 45%. Aucun autre candidat n’atteindra le seuil minimal fixé, y compris John Edwards obtient moins de 4% des suffrages. Les voix de ce dernier seront donc réparties entre les deux autres.
Désormais il est clair qu’ils ne sont plus que deux avec un avantage certain à Hillary Clinton. La médiatisation de leur «duel», la caisse de résonance des sondages et certainement une forme de «vote utile» auront joué à plein. Certainement que John Edwards continuera au plus jusqu’au SuperTuesday. A ce rythme, il n’est pas sûr qu’il ait grand chose à négocier…