Pub pour le petit crédit: la fronde des villes continue (20 minutes)

Les élus veulent interdire la pub pour le crédit à la consommation. D’autres suggèrent plutôt de taxer les sociétés de prêt.

Article de Sébastien Jost dans le journal 20 Minutes du vendredi 5 septembre 2008.

Nouvelle salve contre le petit crédit. La Tour-de-Peiz vient d’emboîter le pas à plusieurs autres communes dans la lutte contre la pub pour ce produit. Mercredi, le conseil communal a renvoyé à la Municipalité une motion demandant l’interdiction des affiches pour le petit crédit. «L’Exécutif ne s’est pas encore prononcé formellement, réagit Lyonel Kaufmann. Mais personnellement, je suis favorable à cette mesure.» Le municipal de la Police a toutefois reconnu qu’étant donné la situation juridique (voir ci-dessous), la mise en œuvre d’un tel règlement serait compliqué.

Le petit crédit est décrié par beaucoup. La motion boélande parle même de «produit nocif». Mais tous ne prônent pas l’interdiction des placards publicitaires. «Le phénomène du petit crédit conduit au surendettement de nombreux jeunes. C’est une vraie plaie. Mais interdire les affiches ne sert pas à grand chose, relève Pierre Maudet. En deux minutes, internet prendra le relais.» Président de la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse, il préconise d’autres moyens: «Il faut ponctionner 1% du chiffre d’affaires de cette industrie. Cette somme permettrait ensuite de financer des campagnes de prévention. Cela serait plus pertinent que les interdictions à tout va qui commencent à me fatiguer.»

Prêts à aller jusqu’au Tribunal fédéral 

Lausanne a été la première à adopter un règlement interdisant la pub pour le petit crédit. La Société générale d’affichage (SGA) a déposé un recours. Pour la SGA, la loi fédérale autorise la réclame pour les prêts compris entre 500 et 80 000 fr. A Lausanne, on estime que c’est la loi cantonale qui interdit ce type de publicité qui fait foi. Le Tribunal administratif devrait trancher d’ici à la fin de l’année. Les adversaires se disent prêts à aller jusqu’au Tribunal fédéral.

Vous pouvez également répondre au sondage du jour sur le site de 20 MinutesSondage: Que pensez-vous de ce type de publicité?

Dix contrôles et aucune vente illicite à signaler (24Heures 28.08.2008)

En juin 2008, le commission Prévention-Riviera tenait une conférence de presse pour faire état des résultats d’une campagne d’achats tests d’alcool, conduit en collaboration avec la Fondation vaudoise contre l’alcoolisme, réalisés par quinze jeunes âgés de 14 à 17 ans. Sur les 17 cafés-restaurants testés, 16 avaient servi de l’alcool illicitement. Le bilan était un peu meilleur à la caisse des commerces visités: les jeunes, dûment formés et suivis discrètement par un adulte, avaient pu acheter de l’alcool dans 5 magasins sur 11.

La démarche s’inscrivait dans une vaste campagne de prévention menée entre Vevey et Montreux de juin 2007 à juin 2008, sous la houlette d’acteurs des milieux politiques, sociaux, judiciaires, policiers ou scolaires. Parmi les actions entreprises, on peut citer

  • une lettre envoyée aux parents des élèves de 8e et 9e années pour les inciter à dialoguer avec leurs enfants afin notamment de prévenir les beuveries post-examens,
  • une action menée à l’été 2006 auprès des fêtes organisées au bord du lac avec distribution par de jeunes adultes, encadrés par des animateurs jeunesse, de bouteilles d’eau et de message à caractère préventif.

Si la démarche des achats-test ne consistait pas à piéger les commerçants, force était de constater que cette deuxième action six ans après la première ne permettait pas de constater d’amélioration de la situation malgré le fait que les grands magasins paraissaient prendre la question plus au sérieux que les café-restaurants.

Néanmoins, si les commerçants n’ont pas été dénoncés conformément aux principes éthiques prévalant dans les démarches d’achats-tests, Police Riviera, associée à la campagne promettait une intensification des contrôles dans les établissements publics. Même s’il n’est pas évident de prendre les responsables sur le fait.

Dans son édition de hier (jeudi 28 août), le journal 24Heures revient sur le sujet suite au tour de vice annoncé par Police Rivera.

Dix contrôles et aucune vente illicite à signaler

ALCOOL

Parallèlement à la prévention des abus chez les jeunes, Police Riviera a passé à l’action en serrant la vis dans les établissements publics.
Les chiffres étaient inquiétants! En juin, Police Riviera livrait un constat issu d’une grande campagne de prévention menée depuis le printemps 2007 contre la vente d’alcool aux mineurs dans les restaurants et dans les commerces. […]
Depuis? L’été a passé, les contrôles se sont resserrés. Et hier, Police Riviera livrait un nouveau bilan. «La semaine dernière, dix contrôles ont été ef fectués dans différents établis sements publics. Aucune infraction ou vente illicite d’alcool à des mineurs n’a été constatée.» Prévention et pression auraient-ils permis d’inverser la courbe? L’adjudant Pierre-André Emery, chargé de prévention auprès de Police Riviera, ne crie pas encore victoire, même si depuis juin, une seule dénonciation a été formulée. «Il y a eu un gros travail de communication, et de nombreuses rencontres avec les tenanciers et les consommateurs. Ces mesures portent leurs fruits. Mais la prévention contre l’abus d’alcool chez les jeunes ne peut pas baisser la garde, le message doit être pilonné!» F. M. H.

Source : 24 heures (28.08.2008)

L’intérêt du travail de la Commission prévention Riviera et son originalité réside dans le travail en réseau: autorités politiques, scolaires et judiciaire, animateurs jeunesse et Police. L’intérêt est aussi de soutenir des actions ou d’initier des démarches autant de prévention ou de sanction. Chacun des acteurs collaborant tout en restant dans son rôle. De plus, il faut noter également le travail fait lors des manifestations tels le Festival de Jazz, les 20 ans du Gymnase de Burrier ou la Fête de la musique avec des stands de prévention, la distribution de boissons non alcoolisées par des pairs, la sensibilisation des bénévoles en leur rappelant les règles relatives à la vente d’alcool ou les contrats passés avec les conducteurs de non-consommation d’alcool pendant la soirée.

Pour compléter, les derniers chiffres à disposition concernant la consommation d’alcool chez les jeunes vont dans le sens d’une diminution globale de celle-ci (Source ISPA : Les jeunes Suisses recourent moins souvent à l’alcool, au tabac et au canabis 01.07.2008). A la suite de cette enquête, il s’avérait que la consommation problématique d’alcool des jeunes se produit lors d’occasions ponctuelles où l’alcool est le plus souvent consommé en grandes quantités, phénomène qu’on appelle aussi de plus en plus fréquemment « binge drinking » ou « biture expresse ». En 2007, 14% des garçons de 15 ans présentaient ce mode de consommation, pour près de 8% des filles du même âge. En 2003, ces proportions étaient respectivement de 20% et 11%. Pour l’ISPA, si les parents, les enseignants et les jeunes eux-mêmes ont plus conscience de cette problématique, le prix et la facilité avec laquelle il est possible d’acheter de l’alcool reste le problème principal

«Et l’on peut acheter à tout moment et à bas prix des boissons alcooliques, notamment de la bière qui est aujourd’hui vraiment trop bon marché», constate Michel Graf, directeur de l’ISPA. Il revient donc à la société d’appliquer plus strictement la protection de la jeunesse, notamment les restrictions de vente. La fixation des prix et la limitation de la publicité sont aussi de nature à influencer le mode de consommation des jeunes.»

En matière de prévention, la petite minorité de jeunes ayant une consommation problématique est au centre des préoccupations. La détection précoce des garçons et filles en situation de risque est primordiale pour l’ISPA.

«Il faut pour cela une approche thérapeutique spécifique, incluant tant ces nouvelles formes de consommation que le contexte de vie des jeunes concernés», affirme Michel Graf.

La Tour-de-Peilz – Fête de la musique (21 juin)

Je profite d’une certaine accalmie estivale pour revenir sur la Fête de la musique (21 juin 2008) et combler mon absence de réactivité à ce moment-là.

Ainsi pour la première fois, la Fête de la musique se déroulait en commun sur les communes de Vevey et de La Tour-de-Peilz. Depuis 2008, la manifestation est prise en charge par l’Association Ville en musique qui regroupe différentes associations culturelles de la ville de Vevey. Cette association s’est approchée de la commune de La Tour-de-Peilz, et donc du municipal de la culture, pour entreprendre une collaboration. L’objectif était d’installer la grande scène au Parc Roussy. 

La manifestation a été rendue possible sur la commune de La Tour-de-Peilz grâce au soutien financier de la commission culturelle de La Tour-de-Peilz et du service d’Animation sport et jeunesse. Au sein de l’Association, Sylvain Béné, Animation Sport et Jeunesse, a été la cheville ouvrière pour la coordination avec la commune et les organisateurs. 

Mis à part le Parc Roussy, la cour du Château et le Temple de La Tour-de-Peilz (orgue) ont également servi de scènes pour des concerts.

Le cadre offert par le Parc Roussy n’était pas sans rappeler des souvenirs aux festivaliers du festival de Nyon lorsque celui-ci prenait ses quartiers au bord du lac! 

Quelques photos des concerts du Parc Roussy (Diaporama):

Les pompiers auront finalement leur nouveau véhicule

En décembre dernier, je vous annonçais que les pompiers du CRDIS Riviera (Vevey-La Tour-de-Peilz) ne disposeraient ni d’un nouveau véhicule pour le chef d’intervention, ni de nouvelles tenues. En effet, contrairement au Conseil communal de La Tour-de-Peilz, le Conseil communal de Vevey venait de les biffer de leur budget.
Avec mon collègue Lionel Girardin, nous avons alors décidé de remettre la compresse concernant le véhicule du chef d’intervention et de déposer un préavis spécifique au Conseil communal veveysan. Le préavis a été rédigé par le CRDIS et Lionel Girardin tout en le relisant pour ma part. Signe de bonne collaboration et de volonté commune, j’ai participé à la séance de la commission ad-hoc qui a alors accepté à une très large majorité ce préavis pour l’achat du véhicule.
La dernière étape a eu lieu hier soir et le Conseil communal de Vevey a suivi sa commission et a, à son tour, accepté le préavis. A ma/notre plus grande satisfaction.
Alors je remercie nos deux Conseil de permettre la bonne marche opérationnelle du CRDIS, composé il faut le rappeler de 2,5 permanents et pour le reste de volontaires.

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