Revue de presse (20 décembre 2011)

  • Lavaux: Il va falloir choisir entre un musée ou une région vivante | Jean Christophe Schwaab – «Disons-le tout net: autant les deux précédentes initiatives «sauver Lavaux» de M. Weber étaient indispensables pour protéger Lavaux, autant la no 3 serait nuisible. En effet, elle figerait presque totalement la région et empêcherait presque toute nouvelle construction, même si elle ne porte pas atteinte au site, même si elle est d’utilité publique, même si elle se situe hors de la zone viticole. Ainsi, un grand projet de la commune de Bourg-en-Lavaux sur la place de la gare de Cully (services publics, logements, commerces à proximité d’une gare qui jouira bientôt de la cadence au quart d’heure vers Lausanne…) serait condamné en cas de «oui». Il en irait de même d’un autre projet autour de l’hôpital de Lavaux, qui pourrait entre autre contenir des logements protégés.»

    La solution pour Jean-Christophe Schwaab ? Le contre-projet élaboré par le Grand Conseil vaudois.

  • Vidéosurveillance : ce n’est pas parce que les caméras ne servent à rien qu’il ne faut pas en rajouter | BUG BROTHER – «Si les caméras de vidéosurveillance ne servent presque à rien et ne permettent que rarement d'identifier ou d'interpeller des suspects, elles n'en déportent pas moins la délinquance vers d'autres zones, non vidéosurveillées. Résultat : les habitants de ces zones non couvertes par les caméras développent un sentiment d'insécurité et… réclament des caméras.

    C'est le constat accablant effectué par la chambre régionale des comptes, qui s'est penchée sur la politique de sécurité de la ville de Toulon, où les 34 caméras n'ont pourtant permis que 15 interventions en flagrant délit, et une quarantaine de réquisitions, depuis 2005.

    […]
    Voir également la très jolie "Une" qu'a récemment consacré OWNI à ces petits villages qui, à l'instar de Baudinard-sur-Verdon (155 habitants, 12 caméras), achètent eux aussi des systèmes de vidéosurveillance, quitte à y consacrer 20% de leur budget, à en installer pour surveiller des… lacs, ou encore à se doter de… fausses caméras. Ou encore ce palmarès des villes sous vidéosurveillance, où l'on découvre que 17 des 23 caméras d'Aulnay sont en panne, ou encore que certaines municipalités vont jusqu'à installer de fausses caméras : elles ne coûtent pas un bras, et les gens ont l'impression d'être protégés. Comme, de toute façon, les caméras ne servent quasiment à rien…»

Revue de presse (18 décembre 2011)

  • L’UDC a peut-être fait des erreurs, admet Blocher | tsrinfo – Christoph Blocher admet que des erreurs ont été faites lors de l'élection au Conseil fédéral, mais continue de soutenir que la stratégie de l'UDC était "claire". Le conseiller national UDC affirme par ailleurs que le partenariat avec le PLR appartient au passé.
    Est-ce que cela tient aussi pour le canton de Vaud? Après ce dimanche d'élection, c'est bien possible.
    Pour le reste, faire son autocritique c'est toujours équivalent à une part de déni de la part de Christoph B.

Revue de presse : «On paie l’addition de 2003 et 2007»

EF 2011 : La concordance? Ce n'est pas la formule magique… | Urs Altermatt

«Il est erroné de réduire la concordance – à ne pas confondre avec la formule magique – aux simples calculs arithmétiques. La concordance a débuté au XIXe siècle, après la fondation de la Suisse moderne, lorsque les radicaux ont accordé un, puis deux sièges aux catholiques conservateurs (ndlr: ancêtres des PDC). Ces derniers avaient renoncé à leur politique d’opposition à l’Etat fédéral. Ils ont obtenu la présidence du Conseil national en 1887, puis un premier siège au Conseil fédéral en 1891. La concordance impliquait donc dès l’origine la protection des minorités politiques, linguistiques et confessionnelles, et le partage du pouvoir, selon un modèle que connaît aussi le Tribunal fédéral. Aujourd’hui on ne discute que des aspects arithmétiques. Enfin, la concordance devrait impliquer aussi de ne pas évincer de conseiller fédéral. Les changements doivent se faire dans la douceur. En 2003 on a raté l’occasion, et on paie les traumatismes de 2003 et 2007.»

Propos de l’historien Urs Altermatt dans le journal LeTemps.ch | «On paie l’addition de 2003 et 2007».

Revue de presse : UDC Grounding (8 décembre 2011)

  • L’UDC s’enfonce dans la crise | LeTemps.ch – La fin de la maison Blocher ? :
    «Une question, parmi d’autres, occupe les élus UDC. Pourquoi la direction du parti n’a-t-elle pas informé le groupe parlementaire des reproches visant Bruno Zuppiger? Le fait que c’est précisément la Weltwoche, publication proche de l’UDC, qui a révélé le pot aux roses, provoque des remous dans le parti. De nombreux UDC, déstabilisés, n’ont plus confiance. Habitués à marcher au pas, ils se sentent floués […]»
  • Le jeudi noir des stratèges de l’UDC | LeTemps.ch – Exit Bruno Zuppiger et le système de concordance pour Le Temps :
    «Pour Bruno Zuppiger, hier candidat au Conseil fédéral, ce jeudi aura été le jour de la honte, l’aveu public d’un mensonge, et la fin de sa carrière politique. Pour l’UDC, ce fut une journée dramatique. La journée des dupes; en l’occurrence ses propres dirigeants trop naïfs. Afin de sauver la face, le groupe UDC a été contraint d’aller rechercher celui qu’il ne voulait pas il y a trois ans, Hansjörg Walter, fraîchement élu à la présidence du Conseil national. La précipitation des événements aura porté un rude coup à la crédibilité du premier parti de Suisse et accéléré la déstabilisation du système de concordance.
    Après Bruno Zuppiger, victime de ses propres appétits et insuffisances, c’est la direction de l’UDC elle-même qui a perdu tout crédit. Et pas n’importe qui: le président du parti Toni Brunner, le chef du groupe Caspar Baader et le grand stratège Christoph Blocher.»

Revue de presse : La concordance est aussi ancienne que la Suisse moderne(1 décembre 2011)

  • La concordance est aussi ancienne que la Suisse moderne | Domaine Public- La composition du Conseil fédéral obéit à la règle de la concordance depuis 1848 déjà, rappelle l’historien et homme de médias Roger Blum (NZZ, 21.11).De l’observation du comportement électoral du Parlement depuis 1848, Roger Blum dégage trois principes. Tout d’abord le Parlement vise une certaine concordance. Il place au gouvernement des représentants de différentes tendances politiques de manière à ce que les compromis se nouent déjà au sein de l’exécutif. […]

    Ensuite le Parlement refuse l’accès à l’exécutif aux formations qui n’adhèrent pas à un consensus minimal: reconnaissance de l’Etat fédéral, acceptation de la laïcité et de la défense nationale, adhésion à l’Etat de droit – y compris au droit international -, à la tradition humanitaire de la Suisse et à la collaboration internationale. C’est pourquoi les conservateurs catholiques ont dû attendre jusqu’en 1891 et les socialistes jusqu’en 1943 pour faire leur entrée au Conseil fédéral. […]

    Enfin le Parlement se réserve le droit de ne pas suivre les propositions des partis: tous les partis gouvernementaux se sont vu imposer à l’occasion des magistrats dont ils n’avaient pas présenté la candidature.

    Reste maintenant à savoir à quelle sauce sera apprêté le Conseil fédéral à mi-décembre 2011…

L’image de la Suisse | Mots d’images

  • L’image de la Suisse | Mots d’images – Les banques, le chocolat, la propreté ou l’horlogerie sont autant de clichés très répandus de la Suisse. Si ces derniers s’inspirent bien de faits concrets, qu’en est-il de tous les mythes, croyances et symboles qui fabriquent l’imaginaire du pays ? Comment sont-ils nés ? Comment fonctionnent-ils ? Gianni Haver, sociologue de l’image, vient de publier L’image de la Suisse pour faire le tour de ces questions. Mots d’image nous en offre un compte-rendu.

EF2011 : Une UDC aux abois

L’épisode de la candidature d’Adrian Amstutz au Conseil fédéral lancée par Christoph Moergeli est l’illustration d’une UDC aux abois, manquant d’air et cherchant désespérément par quels moyens récupérer son deuxième siège. Et c’est d’une bêtise crasse au moment où Adrian Amstutz est engagé dans un deuxième tour pour conserver son siège au Conseil des Etats.

Dans la « SonntagsZeitung » de dimanche dernier, le soi-disant stratège du parti Christoph Moergeli indique que l’UDC n’hésitera pas à attaquer le siège du PLR bernois Johann Schneider-Ammann si la PBD Eveline Widmer-Schlumpf est réélue au Conseil fédéral et que c’est le Bernois Adrian Amstutz qui serait candidat.

Le lendemain, dans la « Berner Zeitung » d’hier, Adrian Amstutz annonce qu’il n’est pas en course. Une décision personnelle, précise-t-il, sans en dire davantage.

Au-delà du cafouillage au sommet du parti et de cette nécessité pour celui-ci de faire continuellement parler de lui, quitte à dire n’importe quoi, cette épisode nous montre une UDC aux abois. Aujourd’hui, l’UDC n’a pas de candidat crédible pour tenter de récupérer un deuxième siège au Conseil fédéral. Elle est isolée dans les alliances qu’elle pourrait mener avec d’autres partis. Son Alleingang est un fiasco. Elle récolte ainsi les fruits de sa politique de toute la dernière décennie. A l’inverse de 2006, elle n’a pas de scénario bis si elle n’obtient pas ce qu’elle veut. Boira-t-elle le calice jusqu’à la lie en perdant son unique siège? Au final peut-être bien si elle n’est pas en mesure de proposer un candidat romand ou latin crédible. En tout cas, si j’étais PLR, je ne manquerai pas de mettre cet argument en avant pour conserver mes deux sièges…

La prise de position de Christoph Moergeli était aussi d’une bêtise crasse qui fait douter de ses soi-disants qualités de stratèges.1 En effet, Adrian Amstutz est actuellement en lice à Berne dans le deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats. Il est dans une triangulaire avec un candidat PDB et un autre socialiste. Après la déclaration de son pote Moergeli, si vous êtes un-e électeur/trice PLR, que faites-vous de votre bulletin? Et, si vous êtes un-e électeur/trice PDB, que faites-vous pour augmenter les chances de votre conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf d’être réélue en décembre ?

Aux abois et d’une bêtise crasse, cela se confirme, non?

 

  1. Ou plutôt qui donne la mesure de ce qu’est un stratège made in UDC []

Revue de presse (6 novembre 2011)

  • Les ménages suisses trinquent pour leur santé | Domaine Public – Aux primes d’assurance et aux impôts s’ajoutent les frais directement à la charge des intéressés.
    Les dépenses de santé atteignaient 61 milliards de francs en 2009. Les caisses-maladie et les collectivités publiques ont pris en charge 70% de la facture. Mais les ménages ont aussi déboursé les 30% restants, soit près de 19 milliards de francs selon la dernière étude de l’Observatoire suisse de la santé élaborée en collaboration avec l’Office fédéral de la statistique.
  • Crise: la part de responsabilité de la Suisse | Domaine Public – A l’aune de son taux de chômage, de sa balance commerciale et de ses finances publiques, la Suisse pourrait être tentée par l’autosatisfaction, teintée même d’une légère condescendance à l’égard de ses voisins. A tort. Car notre pays porte une part de responsabilité dans le mauvaise état de santé de l’économie mondiale et il n’échappera pas à la contagion.

EF2011: les jeunes davantage séduits par le PS et les Verts

Selon un sondage gfs.bern réalisé à la sortie des urnes, plus d’un cinquième (22,3%) des 18-39 ans interrogés ont voté PS (contre 18,7% en moyenne nationale générale). L’UDC, elle ne totalise que 11,3% des voix des moins de 40 ans, alors qu’il s’établit à 26,6% sur l’ensemble de l’électorat.

Voilà qui contredit l’idée que l’UDC séduirait la jeunesse. Ce credo ne s’appuie que sur un/deux candidat-e-s jeunes aux Fédérales ayant réussi à être élu-e-s. L’UDC est un parti vieux…

Source : Fédérales 2011: les jeunes davantage séduits par le PS et les Verts | Tribune de Genève