La Revue fait son (circus) Maximus

Depuis vendredi dernier et jusqu’au 28 mars, la cinquième édition de la Revue de La Tour-de-Peilz, initiée par la Commission culturelle de la Commune, tient ses quartiers au Théâtre du Château. Une excellente occasion de faire jouer ses zygomatiques. Foncez!

Billet du municipal de la culture dans le programme de la Revue
Ainsi donc après avoir mis le feu à la commune en 2007, la joyeuse cohorte de la Revue revient parée de ses nouveaux atours toute requinquée par les perles que les habitant-e-s de notre commune et de la Région, voire au-delà, n’auront pas manqué de distiller entre-temps. Faut-il que ces derniers l’aiment pour se prêter si facilement aux jeux du cirque!
Voilà que nos fous de l’arène se transforment en gladiateurs, que le Théâtre du Château devient amphithéâtre, que certains spectateurs se verront transformer en pâtée à lions et que la chasse aux calembours se substituera à celle du gibier.
Voilà que l’antique devise « du pain et des jeux » s’inscrira au fronton pendant un mois des portes de notre ville.
Voilà une heureuse idée que de réhabiliter des jeux qui tout en distrayant le chaland le détournaient de toute critique plus radicale du pouvoir en place.
Longue vie à la Revue!

Lyonel Kaufmann, municipal des Affaires culturelles

Compte-rendu du journal 24Heures du lundi 2 mars 2008

LA TOUR-DE-PEILZ FAIT SON CIRQUE ET LE BONHEUR DES CLOWNS DE LA REVUE
L’équipe du Théâtre du Château égratigne l’actualité boélande jusqu’au 28 mars.
La Revue de La Tour-de-Peilz fait son cirque et elle le fait très bien! Un Théâtre du Château transformé en scène de chapiteau, des costumes en nombre et toujours réussis, des artistes initiés aux tours de trapézistes et de magie (avec un numéro bluffant), des musiques de circonstance et le tour est joué. C’est bien simple, on s’y croirait presque. Le tout en musique, danse et chanson, avec une touche d’esprit cabaret et de charme tout au long de la prestation.
Bourré de punch, ce nouveau spectacle satirique en épingle plus d’un dans le vrai cirque de la vie boélande. A ce petit jeu, la Municipalité en prend évidemment pour son grade. Trois membres de l’exécutif se sont risqués au déplacement de la première de vendredi soir. On les aurait vus rire (si, si), même quand leur alter ego, Muni-clown, est entré en piste.
Les personnages du syndic Nicole Rimella et de la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro – en «Ma Sorcière bien aimée» un peu «blonde» – se disputent le titre de guest star de la Revue. La première semblant l’emporter aux points sur l’ancienne municipale…
Les bisbilles internes à l’UDC, les agents un peu zélés et gauches de Police Riviera ou encore un «Rodgeur» Federer au look de John McEnroe ont aussi constitué du gros-grain à moudre pour les auteurs. Ajoutez-y un peu de salle des Remparts et de «micromarché» de La Tour et vous obtenez deux heures de spectacle qui n’en paraissent pas tant. Alors en piste!

J’avoue tout. J’ai ri, même de moi-même. Est-ce grave docteur?

Informations: La Tour, quel cirque! Théâtre du Château, jusqu’au 28 mars, du mercredi au samedi à 20 h. Réservation au kiosque Perrette, Grand-Rue 47 (téléphone : 021 944 16 59 ).

Chronique du règne de Nicolas 1er

J’ai appris à connaître et à apprécier Patrick Rambaud au travers de sa chronique du règne de Napoléon Bonaparte et plus particulièrement de son livre La Bataille. Mais Patrick Rambaud est également un pasticheur et un pamphlétaire de talent. Aujourd’hui, sa dernière livraison revient sur les huit premiers mois du règne de Sarkozy Ier et c’est décapant.

Rue89 l’a interrogé pour notre plus grand bonheur et nous fournit également deux vidéos de Patrick Rambaud qui valent le détour. La genèse de l’ouvrage tout d’abord:

Un extrait de l’ouvrage ensuite avec l’épisode de la photo officielle dans la bibliothèque de l’Elysée:

« Toujours dans l’esprit de rompre avec les coutumes d’avant, l’Impératrice se chargea du portrait officiel, mandant pour cela un spécialiste des starlettes qui devait apporter du neuf. Eh non! Là aussi, on renoua avec la tradition en posant le Souverain devant la même bibliothèque que le roi Mitterrand qui, lui, tenait à la main un livre de M. Montaigne. Sa Majesté ne tenait aucun livre car ne savait comment cela se tenait. »

Enfin pour terminer l’avis —très convainquant— de Rambaud tant sur la personnalité de Sarkozy que sur celle des hommes politiques de cette génération (Blair, Schroeder, Clinton):

Je n’ai qu’un conseil à formuler : courrez l’acheter chez votre libraire:
Chronique du règne de Nicolas 1er de Patrick Rambaud – éd. Grasset – 170p.