Chronique d'un racisme ordinaire au quotidien

«Il est temps qu’on réagisse, parce qu’on va se faire bouffer». Cette sortie raciste d’André Valentin, maire UMP de Gussainville (Meuse), selon qui «y’en a déjà dix millions», «dix millions que l’on paye à rien foutre», n’a pas fait réagir Jean-François Copé.

Le dérapage d’un maire UMP lors d’un débat sur l’identité nationale -Libération

Tout cela est aujourd’hui possible en Suisse comme en Europe sans un seul brassard, sans une seule chemise brune. Effrayant…

Barack Obama, ses opposants et le racisme ordinaire

«J’ai hésité à admettre que la folie stridente de l’été – les efforts désespérés pour dépeindre notre premier président noir comme l’Autre, un étranger, socialiste, marxiste, raciste, nazi; un sans-coeur qui débrancherait les personnes âgées; un serpent qui endoctrinerait les enfants – j’hésitais à lier tout cela à la race. J’étais plutôt d’accord avec quelques conseillers d’Obama selon lesquels les présidents démocrates ont toujours provoqué une réaction écumante chez les paranoïaques – du père Coughlin contre FDR à Joe McCarthy contre Truman, en passant par John Birchers contre JFK et le vaste complot de la droite contre Bill Clinton. Mais l’insolence choquante de (Joe) Wilson à l’égard de la fonction du président – aucun démocrate n’a jamais crié “menteur” à W. quand il utilisait de faux prétextes pour justifier la guerre en Irak – m’a convaincue : certaines personnes ne peuvent pas croire qu’un homme noir est président et ne l’accepteront jamais.»

- Maureen Dowd, défendant une opinion controversée dans la chronique qu’elle signe aujourd’hui dans le New York Times.

Source: Richard Hétu