Dans Le Matin, Christoph B. annonce le déclin de l'UDC

Bonnes nouvelles, sans le savoir lui-même, Christoph B. a donné le signal de l’hallali pour sa chose. Certes la route est encore longue, mais l’espoir est de mise. Décodons maintenant ses déclarations faites hier dans Le Matin Dimanche.

Sa première déclaration concerne un éventuel lancement d’une initiative pour interdire constitutionnellement tout rapprochement avec l’Union européenne. Ce n’est pas tellement son obsession contre l’Union européenne qui est intéressant que l’aveux « candide » que pour l’UDC de telles initiatives ont pour but principal de servir le parti dans le maintien ou le développement de sa force électorale. Quitte à ce que les conséquences n’en soient guère analysées comme pour l’initiative anti-minarets.
Un tel niveau d’instrumentalisation des droits populaires -d’aucuns diraient de cynisme- est d’une ampleur inégalée en Suisse. Chacun devrait être conscient qu’en paraphant ou en votant de tels textes, c’est la nature même des droits populaires qui est dénaturée au seul profit de ce parti. On pourrait presque parler de démocratie plébiscitaire en la matière, chaque votation ressemblant à un vote en faveur ou en défaveur de l’UDC comme lorsque les Fédérales de 2007 étaient devenues un plébiscite pour ou contre Christoph B. D’où une juste sanction -ou retour de manivelle- lors de l’élection du Conseil fédéral en décembre de la même année.
Un tel mépris des droits populaires et une telle absence de sens de l’État de droit indiquent que l’UDC ne remplit pas les conditions minimales nécessaires pour en faire un parti gouvernemental. Généralement, les électeurs ne s’y trompent pas dans les élections d’exécutifs qu’ils soient communaux ou cantonaux. Puisse les parlementaires fédéraux retrouver, à l’avenir, cette même lucidité brièvement acquise à fin 2007.

Sa deuxième déclaration s’inscrit dans le prolongement de la première. Il s’agit de l’aveux par Christoph B. que son parti ne pourra pas dépasser les 29% des voix acquises aux Fédérales de 2007. Et que ce score sera difficile à atteindre même à l’aide d’initiatives raccoleuses concoctées en catimini par Christoph B. et ses laquets.
Dans le fond, c’est quelque part l’aveux d’un échec et des limites de l’OPA blochérienne sur la politique suisse, mais pas sur sa capacité de nuisances sur celle-ci. Parti plébiscitaire et populiste, l’UDC sous sa forme actuelle ne peut subsister que dans une logique et un trend visant à être hégémonique et donc majoritaire. Tout reflux ou annonce que l’objectif attendu par son électorat ne sera pas atteint a des conséquences redoutables pour ce type de parti. Généralement c’est le début de la fin que signaleraient déjà les prises de distance de certains élus à l’égard du leader maximo et de son homme de paille à la tête du parti.
On peut aussi considérer que, dans la logique de cet homme, à l’obsession et l’instrumentalisation à fins électorales de l’étranger ou de l’Union européenne s’ajoute celle de l’épouvantail du déclin de l’UDC en espérant que celui-ci ait des vertus mobilisatrices. C’est probablement le propre de tout discours de la Décadence ou du délitement des valeurs.

Quand la recherche de l'audience se pare des atours du droit à l'information | Domaine Public

  • Pour Domaine Public, c’est clair la Tribune de Genève a clairement bafoué l’éthique journalistique lors de la publication des photos d’identité judiciaire d’Hannibal Kadhafi en septembre 2009. Le journal n’a pas respecté la sphère privée à laquelle même les voyous ont droit. «Dire que l’intéressé est un personnage public n’autorise pas à publier n’importe lequel de ses portraits, en particulier ceux qui ressortissent d’une procédure judiciaire.» Sans parler qu’une telle publication a compromis la libération d’otages. Dans le cas d’espèce, pour Domaine Public, la Tribune de Genève a recherché à tout prix le sensationnel et non le droit à l’information du lecteur. Je partage entièrement cet avis

Banque de données: La Confédération met toutes les votations depuis 1848 en ligne

Banque de données: La Confédération met toutes les votations depuis 1848 en ligne:

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En quelques clics, les internautes pourront retrouver les thèmes, les campagnes, les mots d’ordre et les résultats aux niveaux national, cantonal et communal. Cette plateforme «Swissvotes» – pour l’instant disponible seulement en allemand – sera actualisée régulièrement.

Pour toutes les votations depuis 1966, Swissvotes propose un lien direct vers la description, dans l’Année politique suisse, de la campagne de votation et du comportement des votants, a précisé jeudi l’Office fédéral de la statistique (OFS).

D’autres liens renvoient à des publications officielles dans la Feuille fédérale et, pour la plupart des votations depuis les années 1990, au livret d’explications du Conseil fédéral et aux délibérations parlementaires.

L’offre est complétée par des aperçus statistiques, un fichier de données pour réaliser des analyses personnelles ainsi que des informations de base sur l’histoire des droits populaires, des partis et des associations.

“Swissvotes” a été réalisée par l’Université de Berne en collaboration avec la Chancellerie fédérale et l’OFS.

Source : 24heures.ch

Politis.ch : Bilan 2008 et Résolutions 2009

Envie de renouveler le genre, nouvelles résolutions de début d’année, lassitude du rouleau de billets générés par le principe du blog, envie de prendre un peu de recul et de temps, toujours est-il que je ressens le besoin de procéder un peu différemment en ce début 2009 au niveau du suivi de l’actualité politique et de mon écriture (un bien grand mot). En 2009, certains sujets d’actualité occuperont le terrain à coup sûr toute l’année : la crise économique, la Suisse et l’Europe, le conflit israélo-palestinien, Barack Obama et la confrontation à la réalité du pouvoir présidentiel, la réforme policière vaudoise à titre d’exemple. Tout ceci forme un certain nombre de points fixes que je souhaite traiter différemment.

En 2008, j’avais créé une page consacrée aux élections américaines de 2008 (USA2008) qui regroupait et mettait à jour en temps réel, toute une série d’articles, vidéos et liens relatifs à cet événement, mais je continuais à faire des articles/billets séparés les uns des autres via le blog. De même, la crise économique a donné lieu à une série de cinq billets intitulés Propos de crise (x).

Dans un autre ordre d’idée, le monde de l’information se cherche aujourd’hui dans le maelström de la production et de la diffusion de l’information en ligne. Certains s’attellent à refonder le journalisme. Ainsi en est-il de la démarche des Aaaliens à laquelle je participe modestement au travers de mon activité professionnelle. Si je soutiens et valide cette manière de renouveler les modes de l’information, je cherche aussi d’autres modes de rédaction. Lire la suite