Internet: l’immigration réussie de l’extrême droite | OWNI

Face à la stratégie de diabolisation qu’opèrent les médias grand public vis à vis de l’extrême droite, il est difficile pour ses leaders de se faire entendre, et de faire entendre leurs causes. C’est en substance le cadre de l’intervention de Jean-Yves Le Gallou le 25 octobre 2008. Ancien cadre du FN puis du MNR et fondateur du think-tank Polemia, il s’inspire du théoricien communiste Antonio Gramsci pour inciter les militants d’extrême-droite à investir massivement le web. Il développe son argumentaire en 12 thèses.

Raillant une idéologie du politiquement correct, il trouve en Internet “un instrument de mobilisation, un moyen de construire sa réflexion et son action de manière indépendante” et surtout “un moyen de contourner la diabolisation“. Il donne donc comme conseil aux militants d’extrême droite d’augmenter le contenu disponible.

A lire l’enquête d’OWNI : Internet: l’immigration réussie de l’extrême droite » OWNI, News, Augmented.

Quelqu'un m'a dit…

Le monde méditico-politique français et international bruisse depuis quelques jours de rumeurs relatives à la santé du couple présidentiel français. S’y ajoute un parfum autour de l’utilisation de Twitter dans la propagation de la rumeur et depuis hier de menaces de plaintes pénales du côté des protagonistes «touchés» par cette rumeur à savoir: le président français, son épouse, un chanteur récemment nominé et une jeune secrétaire d’Etat.

Dans une de ses chroniques, Richard Hétu (» Twitter et rumeurs journalistiques) nous précise que

le journaliste américain Eric Pape, qui vit à Paris, attribue à des tweets de journalistes les rumeurs sur la vie amoureuse du premier couple français.

Sur son blog, Eric Pape revient aussi sur la longue histoire des infidelités du président français et plus particulièrement celle qui se noua pendant son premier mariage avec sa future deuxième épouse

Sarkozy appears to have a long history of infidelity. One of the most notorious alleged incidents was detailed in a fascinating 2008 Vanity Fair cover story on the Sarkozys’ intersection of glam, power, and sexual predation. The magazine recounted a scene wherein Nicolas Sarkozy and his first wife (and the mother of two of his children) went on a ski trip with the wife of popular French television host Jacques Martin, Cecilia. (Sarkozy, then mayor of Neuilly-sur-Seine, had performed their wedding.) When Sarkozy’s first wife couldn’t find him anywhere in the chalet, she decided to knock on Cecilia’s door. After some rustling and a long delay, an awkward Cecilia finally appeared. There was no one inside, but Sarkozy’s first wife noticed an open window and fresh footprints in the snow leading away.

Ce matin, Jean-François Kahn vient à son tour apporter sa petite musique de circonstance relativement à cette rumeur «qui circulait dans ce qu’on appelle le «tout Paris» depuis quelques semaines». (Couple Sarkozy: l’info et la rumeur mondialisées). Il conclut en trois points fort censés que les protagonistes de cette affaire devraient méditer avant de déposer plainte

  1. Internet est à la fois un formidable instrument de dégommage des censures, de décryptage des discours officiels, de subversion des pensées uniques et d’abolition des frontières qui séparent l’information de la rumeur ;
  2. on ne peut prendre le risque de bipolariser la vie publique et d’instrumentaliser sa vie privée sans que cela vous revienne en boomerang ;
  3. la mondialisation débouche, aussi, sur la subversion de toutes les retenues internes par un manque total de retenues externes.

Mais les propos d’Eric Pape nous indiquent aussi que le journalisme politique français est tombé bien bas et sa volonté de trouver coupable dans les réseaux sociaux tel Twitter le rend plus pitoyable encore.

(Photo Reuters)

L’Etat de New York se met aux média sociaux | ReadWriteWeb France


Le département des nouvelles technologies de l’Etat de New York a publié une série de directives pour les agences régionales, les incitant à utiliser le web 2.0, les nouveaux média et les outils collaboratifs en ligne. Pour lancer le mouvement, l’Etat a annocé la sortie de son propre site web de démocratie locale destiné à consulter les New Yorkais sur les projets technologiques à mettre en œuvre. Intitulé “New York State Tech Talk”, les visiteurs peuvent y soumettre des idées et voter (pour ou contre) celles des autres, à la façon d’un Digg.

Le site incite à déposer ses idées, à brainstormer au sein de la communauté des New Yorkais, à voter pour les meilleures idées ou contre les mauvaises, mais également à suivre leur mise en œuvre concrète. Pour l’instant, il n’y a pas beaucoup de participation sur le site qui a ouvert début juin, et le top des idées qui remontent fait ressortir une nette prévalence d’une tendance ‘geek écolo’.

L’expérience mérite néanmoins d’être suivie relativement au développement d’outils de démocratie participative locale.

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