Un minaret à Lausanne!

Minaret lausannois. © Rue89

Minaret lausannois. © Rue89

C’est Rue89 qui me l’apprend: Guillaume Morand, figure emblématique du Flon lausannois et propriétaire de la chaîne de magasins de baskets Pomp it up, vient de construire un minaret sur le toit du siège de son entreprise à Lausanne pour manifester son opposition à l’interdiction de construire des minarets, décidée par 57% des votants lors du référendum organisé en Suisse le 29 novembre. Il s’en explique sur le site de Rue89.

Pour ma part, depuis le 27 novembre, je m’interroge dans un autre sens:

que se passerait-il si une mosquée construisait sur son toit une tour munie d’une ou plusieurs cloches? serait-ce encore un minaret ou déjà un clocher?

Pour aller plus loin,

  • la définition de clocher sur wikipedia: Un clocher est un élément architectural d’une église, généralement en forme de tour plus ou moins élevée, qui héberge une ou plusieurs cloches.
  • et celle de minaret: Il s’agit généralement d’une tour élevée dépassant tous les autres bâtiments. Son but est […] identique à celui du clocher des églises chrétiennes qui appellent à la messe.

Red Bull Crashed Ice: clash politique à Lausanne, alliance sacrée à Québec

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Red Bull Crashed Ice à Prague

Ce prochain samedi se tiendra à Lausanne la première (et dernière?) édition du Red Bull Crashed Ice, concours de descente extrême en patinage en plein centre-ville. Comme partout où cette manifestation est organisée, elle devrait rencontrer un grand succès populaire et les organisateurs attendent 20’000 personnes pour cette édition lausannoise. Néanmoins, celle-ci a suscité déception, énervement, voire colère chez les conseillers communaux lausannois (législatif) que le journal 24Heures retranscrit à l’issue du Conseil communal de ce dernier mardi:

«Paroxysme du sport-spectacle», «verrue en plein centre-ville», «jeux du cirque», les élus ont rivalisé d’imagination pour définir la manifestation, suite à l’interpellation de Nicole Grin (LausannEnsemble).
24Heures | 12 mars 2009| http://www.24heures.ch/vaud/actu/soleil-rechauffe-toboggan-glace-2009-03-11

Certains allant même à qualifier l’événement de sexiste en l’absence de concurrente féminine. Seuls les élus socialistes se sont révélés plus réservés en demandant de laisser les Lausannois se faire un avis. Ceci n’a pas empêché le Conseil communal d’adopter une résolution demandant à la Municipalité d’appliquer dorénavant des «critères écologiques et plus conformes à l’intérêt public» lors de l’octroi d’une autorisation de manifestation.

Cette prise de position des élus communaux à l’égard de cette manifestation tranche notablement non seulement avec celle de toute une frange jeune de la population et de son appréhension dans l’espace urbain tant du sport que des loisirs (je vous laisse lire à cet égard le billet posté par M’dame Jo) que de l’attitude des élus de la ville de Québec à la suite d’une pétition adressée par les habitants d’un des quartiers où se déroule depuis de plusieurs années une édition du Red Bull Crashed Ice (Le débat concernant Red Bull Crashed Ice prend un virage agressif | Le Soleil).
Devant le risque d’une non-reconduction de la manifestation, le maire de la ville —Régis Labeaume au risque d’en faire trop (Mobilisation pour le Crashed Ice: Labeaume se fera discret)— les élus du Conseil municipal y compris les élus de l’opposition municipale (Crashed Ice: le conseil municipal veut rassurer Red Bull), ses supporters via une pétition ayant récolté 20’000 signatures en moins d’une semaine sur Facebook (Pétition sur le retour du Crashed Ice: 20 000 fois oui), voire le ministre délégué de la ville de Québec, Sam Hamad, (Le politicien Sam Hamad arbore les couleurs du Red Bull Crashed Ice) font front commun et alliance sacrée pour garder en 2010 la manifestation en leur mur.
Pour François Bourque, journaliste du Soleil, il en va d’une forme d’intérêt public au maintien de la manifestation (La course vers l’intérêt public):

Une ville ne doit pas être à la merci des intérêts particuliers et il y a ici un intérêt collectif manifeste au retour du Red Bull Crashed Ice. Il suffit de voir la mobilisation des citoyens, les pétitions, les sites Internet et les offensives radio.

Il n’est dès lors pas surprenant que la polémique lausannoise ait trouvé un écho jusqu’au Québec et sur les ondes de Radio Canada (Controverse en Suisse).

Plus surprenant néanmoins certaines comparaisons ou prises de position. Il est ainsi piquant que du côté des opposants lausannois ce soit Nicole Grin (libérale) qui dénonce le caractère mercantile de la manifestation et que cela soit Marc Vuilleumier (A Gauche toute!) qui défende une manifestation commerciale:

«Tous les grands événements sportifs à Lausanne sont tous sponsorisés par des banques, par des assurances. On peut le regretter, mais s’il n’y avait pas cette aide financière des entreprises, il n’y aurait sans doute pas d’événements sportifs. […]», fait valoir M. Vuilleumier.
Controverse en Suisse

De l’autre côté de l’Atlantique, la cohérence semble plus grande puisque les représentants des commerçants de la ville de Québec ont déclaré leur soutien sans faille à la manifestation:

«La clientèle touristique visée est très importante pour la viabilité du Vieux-Québec», écrit la directrice générale de l’Association des gens d’affaires de la rue Saint-Jean du Vieux-Québec, Claudette Bhérer, dans une missive transmise aux organisateurs. «Que l’on parle de l’hébergement, de la restauration et aussi du magasinage, les retombées économiques à cette période de l’année permettent de traverser une saison hivernale qui autrement serait néfaste pour le commerce.

«De plus, ajoute Mme Bhérer, la visibilité qu’apporte cet événement mondial est énorme et crée un intérêt pour une clientèle intéressée à venir visiter la ville de Québec à court et à moyen terme.»

Le débat concernant Red Bull Crashed Ice prend un virage agressif | Le Soleil

Pour un avant-goût de l’édition lausannoise de ce prochain samedi:

PS: je remercie Mario Asselin qui, suite à mon annonce sur twitter du billet de M’dame Jo, m’a rendu attentif à la polémique existante au Québec.

Oui au nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts (mcba) à Lausanne

Musée cantonal des Beaux-Arts

J’ai longtemps tergiversé avant de me prononcer et de m’engager relativement au projet de Musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive (Lausanne). J’avais par trop l’impression de me retrouver dans la situation de la votation sur les Jeux olympiques à Lausanne. L’image d’une petite coterie sachant mieux que les autres ce qui était bien pour eux, une grande difficulté à aller à la rencontre des futurs utilisateurs du musée, un certain goût pour la cachotterie. Le (seul) mérite des opposants et de la campagne référendaire est d’avoir obligé les promoteurs et les instances politiques cantonales à aller à la rencontre des citoyen-ne-s vaudois-e-s, à descendre dans l’arène pour présenter leur projet au plus large public. Le futur musée n’en sortira que gagnant et chacun-e ayant voté voudra voir la manière dont l’argent qu’il aura octroyé pour le crédit d’étude aura été investi. Je lui prédis donc un bien plus grand succès que si la votation n’avait pas eu lieu.

Pour le reste, dans les années 1930, Bellerive-Plage avait fait entrer tous les Lausannois-e-s dans l’ère des loisirs tout en offrant un superbe plan d’occupation et de relance économique. Demain, le futur Musée cantonal des Beaux-Arts démocratisera l’accès à la culture contemporaine non seulement pour Lausannois, mais pour tous les Vaudois-e-s. Et il ne serait pas juste de priver la population vaudoise de l’accès à un patrimoine exceptionnel dont chaque Vaudois-e sera propriétaire: Félix Vallotton, Pierre Sarto, François Bocion, Ferdinand Hodler, Auguste Rodin, Pablo Picasso, etc. Quel formidable outil de promotion de l’art et de la culture qui profiter à l’ensemble des activités et des acteurs culturels.

Pour être clair aussi, un NON à ce projet équivaut à un NON à tout Musée cantonal des Beaux-Arts. La volonté de la majeure partie des opposants est de s’opposer à tout projet de démocratisation de l’art et de l’art contemporain en particulier sous le fallacieux prétexte que ce musée devrait être érigé sur la sinistre Riponne plutôt que dans l’écrin du bord du lac. Personnellement, je suis sûr que dans deux cents ans nos successeurs se riront de nos réticences à l’égard d’un musée qui aura pris sa place aux côtés du Château de Chillon parmi les lieux les plus visités et les plus appréciés de notre canton.

C’est donc un OUI très clair au Musée cantonal des Beaux-Arts à Lausanne que je dépose dans mon enveloppe.

Botellón or not?

Municipal de la Sécurité et de gauche, les différentes réponses des municipalités de Lausanne et de Genève aux «initiateurs» de Botellón n’ont pas manqué de m’interpeller.  Qu’en est-il après la diffusion ce soir d’Infrarouge à la TSR? Pour m’aider dans ma tâche, tout en visionnant l’émission j’ai publié cinq messages sur mon compte twitter qui m’ont servi de fil rouge à la rédaction de ce billet.

 

Je regarde Infrarouge (TSR) sur le Botellón en buvant une bière…

Petite provocation pour commencer. Il est tard, je rentre de la bibliothèque où j’ai travaillé jusqu’à la fermeture, puis je suis rentré et je suis vanné. Je me mets devant la télé pour décompresser et j’ai pris une bière. Je ne sais même pas encore que le sujet d’Infrarouge est consacré au Botellón. En plus normalement, je fuis devant Infrarouge et aux débats ring de boxe. Mais bon, il y a Marc Vuilleumier que j’apprécie et le sujet m’interpelle en tant que municipal de la Sécurité: qu’aurai-je fait si un tel événement était prévu dans la région?

Bon, pour terminer ce préambule un peu long, je trouve que l’émission pour une fois n’était pas caricaturale (Oscar Freysinger est hospitalisé, cela a dû faciliter les choses!). Des avis certes différents, mais chacun est respectueux des autres.

Je suis interpellé par la volonté des initiateurs de Botellón de refuser toute structure et toute responsabilité.

Depuis une année, je me familiarise avec les nouvelles habitudes des gens dans leur consommation d’alcool et donc pas forcément uniquement celle des jeunes qui nous sont présentés ce soir. La pratique consistant à se «charger» en début de soirée dans des lieux publics et avant d’aller festoyer ailleurs m’est connue. Cette pratique est favorisée par plusieurs facteurs non exhaustifs:

• le prix élevé de l’alcool dans les établissements publics, principalement les bars et discothèques;

• prix élevé en comparaison au prix de l’alcool dans les magasins (surtout depuis l’abandon des taxes spécifiques sur les alcools forts;

• la possibilité certainement qu’offre les plus âgés de procurer de l’alcool au plus jeunes (quoiqu’il ne soit guère difficile pour des jeunes de moins de 16 ans de se procurer de l’alcool, expérience faite sur la Riviera ce printemps);

• certains producteurs ciblent très clairement et précisément les jeunes;

• le côté tendance.

Là, je découvre très concrètement l’attitude de ceux qui ne veulent pas s’appeler «organisateur», mais »initiateurs» des Botellón. Ils sont loin d’être naïfs, connaissent le poids des mots et l’arme de la sémantique en choisissant le terme d’«initiateur» et en refusant celui d’«organisateur». Ce sont des antithèses parfaites des trotskistes! 

Il y a là un refus de vouloir se laisser récupérer en les confrontants et en leur donnant des responsabilités. On est loin de l’auto-gestion et de toute forme d’organisation. L’outil ultime, Facebook, est le seul principe organisateur.

En même temps, comment en rester à ce stade lorsqu’une manifestation est prévue avec plus de 400 personnes qui ont confirmé leur venue et près de 6’000 en tout susceptible de venir. On ne peut pas dire que c’est simplement une question de faire confiance aux jeunes, qu’ils sont responsables, etc. Toute manifestation de cette ampleur, pour des jeunes ou des adultes, nécessite de dépasser le stade premier de la non-organisation. En quoi les jeunes échapperaient-ils aux demandes formulées à tout en chacun? Brièvement je me dis que le mouvement ouvrier, les syndicats et les partis de gauche auraient peut-être dû adopter la même attitude, plutôt que de chercher à se montrer pragmatiques, responsables, raisonnables. Alors le Botellón comme mouvement révolutionnaire qui s’ignore?

Jeunes, alcool, Facebook (réseaux sociaux, internet). Botellón, no responsabilité = cocktail détonant…

Tout me semble rassemblé pour faire peur au citoyen lambda. Surtout s’il est déconnecté d’internet… Et cela rajoute une couche sur des formes de méfiance à l’égard du réseau. Je suis sûr que certains donnent là raison à la Chine et à son contrôle totalitaire de la toîle.

Ahrgh Botellón (et pas botélon). Je suis définitivement has been

Petit détour sur Google pour vérifier l’orthographe du Botellón. Et hop petit passage aussi du côté de Botellón – Wikipédia. L’article est très ébauché, l’accent est principalement mis sur l’Espagne, l’alcool et la biture. Pas très original, mais contredit très largement les propos des «initiateurs» cherchant à minimiser la place et le rôle de l’alcool dans ces manifestations.

Suffisait-il de parler de limonade et pic-nic plutôt que Botellón pour qu’il n’y ait pas de problème, pas de polémique, pas de médiatisation?

Question à première vue pertinente de la part d’un des «initiateurs». En même temps, largement faussée, car

- je ne connais pas beaucoup de pic-nic spontané de 400, 2000 à 6000 personnes et qui se déroulerait sans un minimum d’organisation, voire sans une demande d’autorisation pour manifestation;

- c’est pas par hasard que l’initiateur a utilisé le terme de Botellón sur FaceBook et pas celui de pic-nic.

Par contre, effectivement, cela peut expliquer la caisse de résonance médiatique.

Je suis d’accord avec Marc Vuilleumier pour considérer le phénomène du Bottelón comme symptôme d’un hyperlibéralisme ambiant…

En définitive, cette volonté de se défausser de la responsabilité de l’événement en prétextant qu’on ne peut s’engager pour autrui par rapport à une non-organisation d’événement n’est pas loin d’être une forme de paroxysme du libéralisme. Une liberté individuelle totale et une intelligence collective auto-structurante, mais non constitutive de lien social ou de solidarité, comparable à la main invisible du marché, servent de concept philosophique de base au Botellón —auquel il faut y associer le jeunisme qui fait que Pierre Maudet à trente ans est déjà vieux (dessin de Mix&Remix). Il y a une forme de rapprochement à faire avec Wikipedia, puisqu’il y aussi l’idée d’une intelligence auto-régulatrice dans la construction du savoir (mais avec une forme de responsabilité éditoriale collective). 

Après-coup et réflexion faite, plus que l’hyperlibéralisme, ce qui définit mieux le mouvement, c’est les Libertariens et le Libertarianisme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Libertarianisme). La lecture de l’article m’apprend d’ailleurs que Jim Wales (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jimmy_Wales), fondateur de Wikipedia, se situe dans cette mouvance. Ca tombe bien, non?

@lyonelkaufmann après 5 tweets, le sujet du bottéllon mérite certainement un billet de blog ;)

Merci à mon correspondant alors que je twitterisais pensant ne pas avoir le temps de rédiger un billet. Prouvant par là-même que bloguer et twitteriser peuvent être des activités complémentaires, mais qu’elles poursuivent des finalités de communication fort différentes.

D’autant que je n’ai pas épuisé le sujet ou le questionnement y relatif. Alors en vrac quelques considérations:

• Auparavant les débordements ou les expériences vécues par la jeunesse, et notamment celles en lien avec l’alcool, se déroulait sous la houlette d’acteurs valorisés socialement (société de jeunesse, choeur, fanfare, clubs sportifs) et d’activités ritualisées (giron, fêtes campagnardes, bal de campagne). Or, ces institutions sont en recul ou disparaissent: il faut encore ajouter le phénomène de la rurbanisation qui «anonymise« les individus. Sans nul doute que ces éléments désécurisent ou insécurisent tant les jeunes que certains adultes.

• Quel est le rapport que nous entretenons avec l’espace public? Quelle considération en avons-nous? Quel sens à l’intérêt commun? (Vous voyez je ne stigmatise pas les jeunes sur ce point)

• Quel est notre rapport à l’alcool, plus particulièrement à l’alcool chez les jeunes? 

• L’autorité peut-elle tout à la fois préconiser, développer des campagnes diverses de prévention relativement à l’alcool chez les jeunes et simultanément autoriser la tenue d’événements comme le Botellón? Où commence l’hypocrisie en ce domaine?

• Les initiateurs ont beaucoup mis l’aspect et le rôle festif  de l’alcool chez les jeunes. En même temps, les études relatives à la violence chez les jeunes, si elles montrent que celle-ci n’est pas fondamentalement en augmentation, montrent également un fort taux de corrélation entre les actes les plus violents et la consommation d’alcool chez les jeunes. Dès lors, mon attitude concernant ce type de manifestation implique que l’autorité ne cède ni à l’angélisme, ni à la stigmatisation. Dès lors, l’attitude des initiateurs ne peut se défausser entièrement de la question de leur responsabilité dans la publication d’un tel événement sur Facebook ou sur un autre réseau social.

 

PS: ce billet retarde encore la publication de mon deuxième volet sur l’Histoire suisse: Sans la France, la Suisse aurait-elle pu voir le jour? Patience…

Eveline Widmer-Schlumpf à Lausanne: un vrai succès populaire

Ainsi que le relate le journal 24Heures (Widmer-Schlumpf affiche la taille patron – 6 mai 2008) de ce jour, plus de 1000 personnes sont venus écouter et ovationner Mme la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf à Dorigny-Lausanne où elle était invitée par Philippe Leuba (joli coup de pub pour ce dernier au passage).

Un vrai succès populaire oui, un succès populiste non pour Mme Widmer-Schlumpf. Et c’est bien là toute la différence entre une femme ou un homme d’Etat et un chef de bande venu pour vampiriser à son profit le pouvoir. 

Toute la différence aussi qui explique, mieux que toutes les théories du complot, les raisons de l’éviction du chef de bande du Conseil fédéral en décembre 2007.

Toute la différence également entre une UDC conservatrice —car sans surprise, Mme Widmer-Schlmpf a démontré hier par ses propos qu’elle était en tout point une conseillère fédérale de la droite (très) conservatrice— et une UDC nauséabonde —celle qui produit des affiches de campagne dignes des partis fascistes des années 1930— aux tendances internes eugénistes et totalitaires.

Toute la différence encore entre une population qui à 70% n’a pas voté en 2007 pour l’Unique Blocher Partei et un parti qui, parce qu’il atteint 30% de l’électorat, estime incarner à lui tout seul la Suisse et a des prétentions politique hégémoniques et non-démocratiques.

Toute la différence enfin qui explique la haine et le ressentiment de l’éconduit de décembre et de sa clique. Plus que tout, pour l’éconduit, il y a cette insupportable éviction par une femme et une femme rayonnante, taille patron authentique, qui désormais le pousse vers l’ombre.

Et si dans le fond ce n’était pas cette ombre qui désormais le recouvrira petit à petit qui expliquait cet acharnement, cette furreur, voire cette haine, du tribun zurichois et de sa faction à l’égard de Mme Widmer-Schlumpf?

Nouveau Musée Cantonal des Beaux-Arts : visite virtuelle

La visite virtuelle du projet d’un Nouveau Musée Cantonal des Beaux-Arts à Lausanne:

Le site officiel : Projet de nouveau Musée des Beaux-Arts

Le débat organisé par A Gauche toute! (mercredi 20 février à 20h15, Maison du peuple, Pl. Chauderon): Pour ou contre le Musée cantonal des beaux-arts à Bellerive ?