Israël a déjà perdu la guerre des images

Israël vient peut-être de subir la deuxième grave défaite de son Histoire après son échec lors de la deuxième guerre du Liban.

L’Etat juif est bien placé pour savoir à quel point les guerres modernes sont devenues, avant tout, des guerres d’images. Des guerres psychologiques.

Or, ce qui s’est passé dans la nuit de dimanche a définitivement mis fin au mythe enchanteur de l’enfant David confronté au géant Goliath pour promouvoir celui, totalement inversé, d’un hyper ogre croquant des petits poucets sans défense. Que ce soit vrai ou faux, dans un cas comme dans l’autre, n’a finalement aucune importance.

via La plus grave défaite d’Israël. In Tourner la page, le blog de Jean-François Kahn

Photo: Tsahal par casagou (Flickr – CC)

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Très intéressant décodage (certes orienté) du vocabulaire à utiliser en rapport avec le conflit israélo-palestinien par Julien Sansonnens.

Vers la réoccupation de Gaza?

Vers la réoccupation de Gaza?:

Quels sont les raisons qui ont poussé le gouvernement israélien à donner le feu vert à une offensive terrestre dans la bande de Gaza? Et cet objectif est-il possible dans une réoccupation de la Bande de Gaza? Voilà deux questions soulevée ce dimanche par le New York Times et rapportées par Richard Hétu.

Et si en définitive, le Hamas gagnait en reconnaissance diplomatique devant l’impossibilité d’Israël à gagner la partie sur le terrain?

Sur Gaza

Voici mes liens du 4 janvier 2009:

  • Périphéries – Des « barbares » bombardés à Gaza – «Croit-on vraiment qu’un seul massacre ait pu se commettre sans que ses auteurs se persuadent et persuadent les autres qu’ils y étaient obligés par le danger que représentaient leurs victimes ? Dans son livre La peur des barbares (Robert Laffont, 2008), Tzvetan Todorov rappelle : « Quand on demande aux policiers et aux militaires sud-africains pourquoi, au temps de l’apartheid, ils ont tué ou infligé des souffrances indicibles, ils répondent : pour nous protéger de la menace que les Noirs (et les communistes) faisaient peser sur notre communauté. « Nous n’avons pris aucun plaisir à faire cela, nous n’en avions aucune envie, mais il fallait les empêcher de tuer des femmes et des enfants innocents. »» ou comment un Etat, soutenu par la première puissance mondiale, est assuré —quels que soient ses forfaits— de ne jamais être inquiété par la communauté internationale, peut occuper illégalement des territoires, opprimer tout un peuple depuis quarante ans et peut ainsi violer ses engagements.
  • ContreInfo :: Comprendre ce qu’est le Hamas, par William Sieghart – Chapeau de l’article: «Le poste de police de Gaza se trouvait parmi les premières cibles visées par Israël. Plusieurs dizaines de policiers, réunis pour une cérémonie de remise de diplômes, sont morts ce jour-là. William Sieghart, spécialiste de la résolution des conflits, alors en mission à Gaza, avait rencontré ces hommes une semaine plus tôt. « Etaient-ils de « dangereux miliciens armés du Hamas » ? Non, c’étaient des officiers de police non armés, agents de la fonction publique, qui ont été tué non pas dans un « camp d’entraînement de militants », mais dans [un] poste de police. » Pour Sieghart, ni Israël ni l’occident ne comprennent ce qu’est véritablement le Hamas, et comment il a pu rassembler 42% des électeurs. C’est l’échec du Fatah à obtenir un Etat Palestinien qui a fait le succès de cette organisation. Son intransigeance, juge-t-il, nait d’une volonté de ne pas se laisser piéger comme le fut le mouvement d’Arafat.»

A lire: Gaza, la vie en cage. Un livre de Hervé Kempf et Jérôme Equer