La Suisse et l’ACTA : état de la situation | Le blog du KHannibal

Mis en avant

Cet article fait le point sur la situation de la Suisse relativement à la discussion et ratification du traité ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement, ou ACAC, Accord commercial anti-contrefaçon). Ce traité vise à renforcer de manière démesurée le pouvoir du copyright sur les contenus numériques et par là-même contrôler et à criminaliser nos usages dans ce domaine.

Très concrètement, l’auteur s’est renseigné auprès de l’Institut fédéral de la Propriété intellectuelle (IPI) qui était chargé de négocier l’ACTA pour la Suisse et il a appris que la procédure administrative en Suisse en vue d’une signature de ACTA était en cours.

Toutefois, il n’y a pas (encore ?) de planning défini pour les diverses étapes, selon l’IPI. La décision concernant la signature appartiendra au Conseil Fédéral. L’ACTA devra ensuite être approuvé par le Parlement. Enfin, en principe, le référendum facultatif devrait être ouvert (art. 141 Cst), laissant au peuple, le cas échéant, la possibilité de se prononcer sur cet accord.

L’article présente aussi les positions des différents protagonistes sur le traité.

Pour ma part, en janvier 2010, je vous avais déjà parlé d’ACTA : ACTA : le traité qui fera de vous un criminel de l’Internet. Je concluais alors concernant l’ACTA:

Comme dans le cas de Facebook et Google (Google et Facebook are watching you), de tels dispositifs ne servent qu’à nous livrer pieds et poings liés à l’industrie des loisirs et de la consommation et aboutiront, si elles se développent, à l’instauration d’une dictature numérique où les tyrans seront des entreprises privées.

Ma position n’a pas changé. Vous pouvez déjà, comme moi, signer la Pétition : Nous ne voulons pas d’ACTA en Suisse.

A lire donc : La Suisse et l’ACTA : état de la situation | Le blog du KHannibal.

Revue de presse (23 janvier 2012)

  • Sarkozy bousculé par Hollande, l’UMP stresse | SARKOFRANCE«Il était parti en Guyane. Grossière erreur.
    […]
    Le Monarque était trop loin pour caler les éléments de langage. Nous n’avions qu’un cliché de Sarkozy sur une pirogue, au milieu du fleuve Maroni. François Hollande, lui, s’affichait au milieu de 25.000 sympathisants. La comparaison des deux images était terrible pour le Monarque.
    On aurait dit Louis XVI.»

L’échec de la politique industrielle de Nicolas Sarkozy

Certains rappels des faits concernant la politique industrielle de la France sont cruels pour le président-candidat Nicolas Sarkozy et son échec en ce domaine est patent. 

Au-delà du slogan « la France doit rester une terre de production » répété comme un mantra,1 il faut que les actes des cinq années de présidence correspondent aux propos. Or, c’est loin d’être le cas comme le rappel SARKOFRANCE.

Nicolas Sarkozy sait parfaitement qu’il suffit d’un clic de souris pour remonter la liste de ses échecs industriels. Pourtant, comme par un réflexe proprement masochiste, il s’est laissé emporter par son obstination à tacler l’opposition, et surtout François Hollande. Jeudi, il se moqua donc, sans le citer, de Lionel Jospin: « je ne serai jamais l’homme d’un nouveau Vilvoorde ».

Effectivement, Nicolas Sarkozy est l’homme de Gandrange. Il y a même des stèles  en Lorraine, au nom de ses promesses non tenues à Gandrange. On se souvient qu’il y était venu, en février 2008, quelques jours avant son mariage avec Carla Bruni, frimer sur ses promesses et sa nouvelle fiancée. un peu plus tard, il expliqua qu’il avait obtenu des garanties du milliardaire Mittal, qui venait de racheter l’installation. Sans attendre la crise, Mittal décida de fermer l’implantation et, en mars 2009, l’aciérie de Gandrange fermait donc ses portes.

via SARKOFRANCE: A Lyon, Sarkozy a perdu les pédales..

  1. Le mantra est basé sur le pouvoir supposé du son (fréquemment lié au nom d’une divinité spécifique). C’est par la vibration du son et sa résonance qu’il aurait le pouvoir de modifier son environnement, ainsi que les personnes qui le récitent. Par ailleurs, la justesse de la prononciation du mantra est traditionnellement considérée comme importante. []

L’aprésident | Totem

La campagne présidentielle de N.S. est en route. Son décryptage par André Gunthert.

Plutôt que sur un bilan qu’il sait calamiteux, plutôt que sur l’annonce improbable de projets inexistants, le candidat de la majorité a choisi de tout miser sur un activisme instantané, étrange programme qui a l’avantage de le présenter sous son meilleur jour devant les caméras – mais le gros défaut de postuler un électorat doté d’une mémoire de poisson rouge.

via L’aprésident | Totem.

Mai 2012 : élection présidentielle française | Pearltrees

Si vous désirez suivre l’élection présidentielle française de mai 2012, l’équipe de Pearltrees a conçu une intéressante «perle» susceptible de vous intéresser et offrant une veille éditoriale sur cette élection.

MAI 2012 ELECTION PRESIDENTIELLE FRANCE et Analyses / TV / Election 2012:Les voyants et astrologues aussi !!! dans (marielc)

Pearltrees est une application web qui permet d’organiser, découvrir et partager votre cueillette web sous forme de perles (ou bulles) hiérarchiquement structurées. Cela ressemble aux outils de cartes mentales (mindmapping). A noter qu’il existe une application pour iPad qui vous facilitera aussi votre existence.

L’adresse de la «perle» : http://www.pearltrees.com/#/N-f=1_3955156&N-s=1_3955156&N-p=31142982&N-fa=3955156&N-u=1_106276

 

Les électeurs FN sont plus nombreux à assumer leur vote | LeMonde

  • Les électeurs FN sont plus nombreux à assumer leur vote | LeMonde.fr – «Si l’on excepte une légère baisse à la fin de l’été, les intentions de vote en faveur de Marine Le Pen sont remarquablement stables depuis le printemps. Les baromètres mensuels des instituts de sondage concordent, même si les fourchettes dans lesquels ils situent la candidate sont plus ou moins larges. Chez CSA, par exemple, la présidente du Front national est créditée, depuis la mi-mai, de 16 % à 20 % des voix au premier tour de la présidentielle. A l’Ifop, son score varie entre 17 % et 21 % sur la même période. Chez Ipsos, les variations sont d’amplitude un peu plus faible : au cours des six derniers mois, jamais Mme Le Pen n’a dépassé les 19 %, jamais elle n’est descendue en-deçà de 16 %.
    […]
    La question est désormais de savoir quelle est la marge de progression de Mme Le Pen. Nul, aujourd’hui, ne se risque à faire de pronostic. Reste que « l’histoire a souvent montré que c’est dans la dernière ligne droite avant un scrutin que Jean-Marie Le Pen progressait le plus », rappelle Jérôme Fourquet. Si le même scénario se répète pour sa fille, c’est bien au-delà de 16 % à 20 % qu’elle se situera au soir du 22 avril 2012.»

Arlette Chabot a sauvé le FN | OWNI

  • Arlette Chabot a sauvé le FN | OWNI – Début décembre 2010, en pleine crise financière, le Front national avait besoin d’un miracle pour survivre financièrement. Et c’est par la lucarne que le salut est venu. Après une invitation de Marine Le Pen à l’émission de France 2 « À vous de juger », le parti a trouvé un ballon d’oxygène financier de plus de 350 000€ à même de lui offrir quelques mois de répit, et surtout de permettre la tenue de son XIVe Congrès à Tours. Au siège de Nanterre, un cadre du parti avec lequel OWNI s’est entretenu en rit encore.

Affaire DSK: ce que pensent les femmes (et Martine Aubry) | Slate

Pour Slate, Dominique Strauss-Kahn est un agent (involontaire) du changement culturel. Ce qui s’est passé dans la chambre 2806 du Sofitel de New York laissera plus de traces sur l’évolution des mœurs que sur le cours de la vie politique.

«L’affaire DSK augure donc davantage des évolutions des mentalités quant aux rapports hommes-femmes qu’un effondrement politique de la gauche. Certes, comme disent les sondeurs qui n’insultent jamais l’avenir, il va falloir suivre la maturation qui s’exerce dans les esprits. Or, que pensent les femmes en leur for intérieur de cette affaire? Un rapport sexuel, exécuté en sept minutes, entre deux personnes qui ne se connaissaient pas auparavant, et situés dans des statuts sociaux fondamentalement dissymétriques?

Un rapport qui, selon les avocats de DSK, est consenti, qui donc n’est ni un viol, ni un acte rémunéré –en d’autres mots, une impulsion réciproque? Pour une femme (et sans doute aussi un homme), ce tableau laisse pantois. Incrédule.»

Source : Affaire DSK: ce que pensent les femmes (et Martine Aubry) | Slate.

Malaise dans l'école : la bataille du primaire | Télérama.fr

Ce regard sur l’école primaire française est, à mon avis, tout-à-fait transposable à l’école vaudoise :

«A y regarder de plus près, la querelle paraît ubuesque : les pratiques des enseignants sont plus mélangées que les modèles auxquels les idéologues tentent de les réduire pour mieux les opposer. « Liberté contre autorité, activité contre passivité, intérêt contre ennui, expression contre récitation [...], ces normes engendrent surtout de la critique et de la croyance », écrit le chercheur François Jacquet-Francillon, rappelant que « nous en disputons à la manière de théologiens, indifférents à l’égard des faits ». « Instructionniste » ou « constructiviste » ? « La majorité serait plutôt rien-du-toutiste », sourit Catherine Bonnet-Huby, […].

Chacun bricole donc sa méthode, en fonction de ses convictions, de son expérience. Patricia organise sa classe comme une « ruche intellectuelle » où les enfants, circulant librement, s’entraident par groupes de cinq ou six, et où elle se voit en « tisserand » entrelaçant les « fils » qui partent d’eux. Mais elle avoue qu’il faut « une bonne dose d’énergie » et « ne pas avoir peur du débordement ». Muriel considère au con­traire que « ce n’est pas aux enfants de découvrir tout seuls » et qu’ils ont besoin de silence et d’immobilité pour bien travailler. Au-delà de leurs différences, Catherine, Muriel et Patricia se targuent d’obtenir d’excellents résultats – leur réputation auprès des parents n’est plus à faire. « Il n’y a pas de bonne méthode, il y a de bons maîtres », martèle Jean Ferrier. Les dernières études sur la réussite des élèves confirment l’importance de l’« effet maître » : la relation de confiance que l’enseignant établit avec ses élèves, sa passion, son investissement. »

Dans le débat actuel sur la votation du 4 septembre, c’est une école vaudoise actuelle fantasmée par des idéologues qui nous est régulièrement proposée et non une école telle qu’elle existe au quotidien des pratiques de classe des enseignant-e-s. Cela évidemment ne facilite pas le débat sur la manière de la faire évoluer.

D’ailleurs, quelque soit le résultat de la votation, ce n’est pas en proclamant que cette école devra être ceci ou cela qui suffira à ce qu’elle soit ceci ou cela.

Reste une question : laquelle des deux options proposées est la plus apte à nous permettre de vivre ensemble ? Laquelle clive et stigmatise le moins (enseignants, parents, enfants) ? Cela apparaît essentiel dans une société démocratique.

Source : Malaise dans l’école : la bataille du primaire – Le monde bouge – Télérama.fr.

Dsk, la bulle qui a éclaté, ou le naufrage d’un invraisemblable story-telling

A mon avis, un des meilleurs articles parus relativement à Dominique Strauss-Kahn en rapport avec sa stature de présidentiable et son explosion en plein vol dans le Sofitel new-yorkais. Et qui se termine sur le travail auquel doit s’employer le PS français dans la perspective de la présidentielle française de 2012.

Une fois dissipée l’illusion du «messie de Washington», la gauche doit revenir à «ses fondamentaux» (comme on dit): retourner sur le terrain, renouer le contact avec le corps électoral, bien réel et concret, qu’elle aspire à représenter, et dont elle doit défendre les intérêts. Qui que soient les candidats de la gauche, l’éclatement de la «bulle DSK» est un rappel à l’ordre: si elle veut gagner en 2012, la gauche doit repartir à la conquête de ces millions d’Ophélia, employées, femmes pauvres, précaires et isolées, qui lui demandent de l’aide, et dont elle n’écoutait plus le cri.

via Dsk, la bulle qui a éclaté, ou le naufrage d’un invraisemblable story-telling.