N. Sarkozy : "Nouvel Extrémisme" (Newsweek)

La Une de Newsweek (daté du 4 octobre 2010)

«En France, Nicolas Sarkozy, qui a besoin d’un soutien populaire pour compenser son succès politique qui s’évanouit, a lancé une campagne de critiques et d’expulsions forcées contre la minorité Rom. Même certains supporters de Sarkozy ont été choqués (…) Il ne fait aucun doute que le spectacle d’un centriste comme Sarkozy1 qui joue avec les extrêmes est un signe avant-coureur de ce qui va venir.»

Et le cas de la France est loin d’être isolé. L’ensemble des Parlements européens voit des sièges tomber dans les mains des extrémistes de droite. Le dernier exemple est celui de la Suède. Pour Newsweek, ce phénomène

«représente la plus importante secousse connue par le continent depuis la fin du communisme.»

Une nouvelle preuve aussi que le continent européen -et pas seulement lui si l’on observe la montée du Tea Party aux Etats-Unis- traverse une crise politique et économique comparable à la crise des années 19302 .  Sans que la gauche ne semble aujourd’hui représenter un contre-poid crédible aux yeux des citoyen-ne-s… et alors que la droite classique semble elle «contaminée» par cet extrémisme.

Source : Arrêt sur images – vite dit et l’article de Newsweek (Rise of the Right).

  1. Parler d’un Nicolas Sarkozy centriste est des plus cocasses… aujourd’hui comme hier. []
  2. Depuis 1973, la situation économique et sociale n’a été qu’une suite de crises de différentes natures. Depuis lors, le socle incompressible de chômage n’a ainsi jamais cessé d’augmenter. []

La force de communication de l'irrationnel | eco-echos

Quand je lis la presse sur Obama et la réforme de santé, je suis sidérée par la violence du mode d’opposition : « Mort à tous les marxistes », «Un jour Dieu sera devant vous et vous jugera !», institution de «comités de la mort», réforme « diabolique », « Avec cette loi, le gouvernement aura le droit de nous contrôler de la naissance au tombeau », «Le problème, ce n’est pas la réforme de la santé. Le problème, c’est la transformation de ce pays en une Russie, en un pays socialiste», grimmages en Hitler ou en Joker (le fou dangereux de Batman), multiplication des lettres de menaces ou du port ostensible des armes à ses meetings.

L’irrationnel fonctionne à plein dans cette contre-campagne. Et ça marche.

[…]

Car la force de cette communication de l’irrationnel est justement le fait qu’elle n’apporte pas d’arguments. Il ne peut donc rien y avoir à débattre.

Evidemment que ce type de communication n’est pas le propre de cette campagne-là… J’ajouterai que ce type de communication est le propre des discours populistes et extrémistes et je vous renvoie encore une fois à Gustave Le Bon et à la psychologie des foules. Souvent le dénouement en est heureux comme pour l’éviction de Christoph B.

Source: La force de communication de l’irrationnel – eco-echos – développement durable