EF 2011 : La concordance? Ce n'est pas la formule magique… | Urs Altermatt

«Il est erroné de réduire la concordance – à ne pas confondre avec la formule magique – aux simples calculs arithmétiques. La concordance a débuté au XIXe siècle, après la fondation de la Suisse moderne, lorsque les radicaux ont accordé un, puis deux sièges aux catholiques conservateurs (ndlr: ancêtres des PDC). Ces derniers avaient renoncé à leur politique d’opposition à l’Etat fédéral. Ils ont obtenu la présidence du Conseil national en 1887, puis un premier siège au Conseil fédéral en 1891. La concordance impliquait donc dès l’origine la protection des minorités politiques, linguistiques et confessionnelles, et le partage du pouvoir, selon un modèle que connaît aussi le Tribunal fédéral. Aujourd’hui on ne discute que des aspects arithmétiques. Enfin, la concordance devrait impliquer aussi de ne pas évincer de conseiller fédéral. Les changements doivent se faire dans la douceur. En 2003 on a raté l’occasion, et on paie les traumatismes de 2003 et 2007.»

Propos de l’historien Urs Altermatt dans le journal LeTemps.ch | «On paie l’addition de 2003 et 2007».

EF2011 : Une UDC aux abois

L’épisode de la candidature d’Adrian Amstutz au Conseil fédéral lancée par Christoph Moergeli est l’illustration d’une UDC aux abois, manquant d’air et cherchant désespérément par quels moyens récupérer son deuxième siège. Et c’est d’une bêtise crasse au moment où Adrian Amstutz est engagé dans un deuxième tour pour conserver son siège au Conseil des Etats.

Dans la « SonntagsZeitung » de dimanche dernier, le soi-disant stratège du parti Christoph Moergeli indique que l’UDC n’hésitera pas à attaquer le siège du PLR bernois Johann Schneider-Ammann si la PBD Eveline Widmer-Schlumpf est réélue au Conseil fédéral et que c’est le Bernois Adrian Amstutz qui serait candidat.

Le lendemain, dans la « Berner Zeitung » d’hier, Adrian Amstutz annonce qu’il n’est pas en course. Une décision personnelle, précise-t-il, sans en dire davantage.

Au-delà du cafouillage au sommet du parti et de cette nécessité pour celui-ci de faire continuellement parler de lui, quitte à dire n’importe quoi, cette épisode nous montre une UDC aux abois. Aujourd’hui, l’UDC n’a pas de candidat crédible pour tenter de récupérer un deuxième siège au Conseil fédéral. Elle est isolée dans les alliances qu’elle pourrait mener avec d’autres partis. Son Alleingang est un fiasco. Elle récolte ainsi les fruits de sa politique de toute la dernière décennie. A l’inverse de 2006, elle n’a pas de scénario bis si elle n’obtient pas ce qu’elle veut. Boira-t-elle le calice jusqu’à la lie en perdant son unique siège? Au final peut-être bien si elle n’est pas en mesure de proposer un candidat romand ou latin crédible. En tout cas, si j’étais PLR, je ne manquerai pas de mettre cet argument en avant pour conserver mes deux sièges…

La prise de position de Christoph Moergeli était aussi d’une bêtise crasse qui fait douter de ses soi-disants qualités de stratèges.1 En effet, Adrian Amstutz est actuellement en lice à Berne dans le deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats. Il est dans une triangulaire avec un candidat PDB et un autre socialiste. Après la déclaration de son pote Moergeli, si vous êtes un-e électeur/trice PLR, que faites-vous de votre bulletin? Et, si vous êtes un-e électeur/trice PDB, que faites-vous pour augmenter les chances de votre conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf d’être réélue en décembre ?

Aux abois et d’une bêtise crasse, cela se confirme, non?

 

  1. Ou plutôt qui donne la mesure de ce qu’est un stratège made in UDC []

Caisses maladie : au puissant suisse allemand, les réserves du misérable romand…

Où l’on apprend que les réserves des assurés romands sont bradées aux assurés alémaniques pour que ces derniers ne se rallient pas à la nouvelle et prochaine initiative sur la caisse unique.

Ce vendredi,  le conseiller fédéral Didier Burkhalter doit annoncer  une hausse des primes maladies pour 2011 avec en toile de fond la guerre est ouverte entre les cantons romands et la Confédération à propos des réserves des caisses.

Dans l’édition de ce jeudi du journal Le Temps,  Jean-Claude Péclet rendait compte d’une séance édifiante au siège de l’Office fédéral de la santé publique. Plus intéressant —d’autant plus venant du journal Le Temps peut susceptible de sympathie à l’égard de la Caisse unique—, il s’interrogeait au final sur les raisons du non règlement par un arrêté fédéral urgent du problème des réserves des assurés romands que les caisses maladies Supra et Assura veulent transférer dans d’autres cantons. Il terminait en émettant une très intéressante hypothèse:

Et pourquoi ne pas régler par un arrêté urgent le problème des «stocks» romands en attendant que les réformes de Didier Burkhalter portent leurs fruits? Devant le silence assourdissant des principaux intéressés face à cette question, l’observateur en est réduit à des hypothèses. En voici une.

Le Conseil fédéral n’a pas envie de s’engager contre le pillage des réserves romandes parce qu’il craint, plus encore que la colère vaudoise, genevoise ou neuchâteloise, celle des assurés alémaniques qui verraient leurs primes exploser si le transfert envisagé par Assura et Supra (et d’autres probablement) était interdit. En effet, les réserves atteignent 3,9% du montant des primes à Lucerne, 0,4% à Saint-Gall et… – 7,5% à Berne, alors que le minimum légal pour des grandes caisses est de 10%. Il faut les reconstituer, d’une façon ou d’une autre. En mettant trop de pression outre-Sarine, on court le risque de voir une nouvelle initiative sur la caisse unique y rallier une forte minorité, tandis qu’elle pourrait obtenir la majorité en Suisse romande.

Si la solidarité confédérale n’avait aucun intérêt pour la droite du Conseil fédéral et du Parlement lors de la révision de l’Assurance chômage, elle semble leur tenir lieu de bouée de sauvetage et uniquement pour ménager les Suisses alémaniques —qui paraît-il dans leurs gênes seraient moins enclins à demander l’aide de l’Etat…— dans le domaine de l’Assurance maladie.

Selon que vous serez puissant suisse allemand

ou misérable suisse romand

Les jugement de cour vous rendront (mouton) blanc ou noir…

via LeTemps.ch | Comment le contrôleur des primes s’est fait casser les dents.

Prise d'otages au Conseil fédéral

Bon j’avoue: les élections au Conseil fédéral m’ont laissé froid. Tactique en vue des élections fédérales de 2011, mépris de la fonction avec quatre conseillers fédéraux entrés en cours de legislature, débat et pronostics sur les personnes plus que sur le fond, tous les ingrédients étaient réunis pour s’en desintéresser. Et c’est loin d’être fini.
Actuellement, tous les ingrédients sont également réunis pour que le niveau de crédibilité du monde politique soit ainsi proche de zéro. Et les commentateurs politiques participent également à ce fiasco quand comme dans Le Temps, et à propos de Mme Simonetta Sommaruga1, ils indiquent que celle-ci devra s’affranchir de la tutelle des consommateurs pour devenir une vraie conseillère fédérale. Que dire alors de M. Johann Schneider-Ammann, vice-président d’Economie Suisse, qui reprend le département de l’Économie?2 Quel beau foutage de gueule!
Aujourd’hui encore, avec la répartition des départements, la stratégie électorale a tenu lieu de programme politique. Les dindons de la farce en ont été les deux principaux partis politiques présents au Parlement fédéral. Ce faisant les partis dits du centre-droit viennent de placer le gouvernement et l’ensemble de la classe politique en année électorale.
L’ensemble des citoyen-ne-s de ce pays vient donc d’être pris en otage. C’est un joli cadeau fait à l’initiative prônant l’élection du Conseil fédéral par le peuple. Qui a dit autogoal?

  1. Personnalité avec laquelle je précise qu’en tant que socialiste je ne me sens guère, pour ne pas dire plus, d’affinité. Et il m’étonnerait qu’avec le département qu’ils lui ont imposé les choses vont aller en s’améliorant. Vaut-il encore la peine d’être au Conseil fédéral? []
  2. A lire, à ce propos, La lettre ouverte à Christian Levrat de Fabien Fivaz []

Hans-Rudolf Merz : l’homme (trop) pressé de l’économie

Tout la symbolique du parcours de Hans-Rudolf Merz est perceptible dans cette image de l’homme pressé. Mais pour aller où? Et surtout comment et avec qui? Itinéraire de celui qui devait être la carte maîtresse des milieux économiques suisses.

Cette image est toute sarkozienne ou berlusconienne. Elle incarne l’homme d’action ruant dans les brancards de l’immobilisme. On va voir ce qu’on va voir. Issu de l’économie, Hans-Rudolf Merz est là pour changer les choses, les pratiques et insuffler cet esprit d’entreprise qui manquerait tant au Conseil fédéral et au monde politique en général.

Lors de son élection, il se partageait ce rôle avec un certain Christoph B. Deux hommes-liges des milieux économiques. Mais qui s’en souvient encore alors que, désormais c’est officiel, Hans-Rudolf Merz a annoncé sa démission? D’autant que leurs résultats sont catastrophiques. Christoph B. a instauré un climat délétère tant dans son département qu’au Conseil fédéral. Hans-Rudolf Merz s’est montré tout à la fois incapable de trancher et autiste dans ses dossiers comme celui du taux de TVA unique et irréfléchi, irresponsable et non-collégial dans son costume de Président de la Confédération lors de la crise libyenne. Le costume d’homme d’État était beaucoup trop grand pour eux.

Hans-Rudolf Merz ne sera pas regretté par grand monde. Même pas par son parti qui le voyait avec forte inquiétude dans le rôle du boulet à l’approche des élections fédérales. Il ne manquerait plus d’ailleurs que l’élection de son remplaçant marque la perte du deuxième siège radical-libéral au Conseil fédéral… Ce jour, les Verts et l’UDC font mine d’y croire.1

Ce matin, en annonçant sa démission, il a encore fait cavalier seul alors que Doris Leuthard lançait la campagne sur l’assurance chômage. Comme tentative de faire partir dans le fossé une campagne de votation du Conseil fédéral, c’est assez réussi. Freud aurait certainement aimé cela.

Source de l’image: Lupe, der Satire-Blog: Vertrauliches FDP-Schreiben zum heutigen Rücktritt von Hans-Rudolf Merz.

  1. Merz: les Verts et l’UDC briguent le siège vacant []

Conseil fédéral : bal des transferts

Photo d'équipe au début de saison

Hier soir, la TSR annonçait que Hans-Rudolf Merz présenterait ce vendredi sa démission  du Conseil fédéral pour le mois de septembre. Le bal des transferts 2010 est bien ouvert.

Nulle surprise puisque que dès l’annonce du départ prévu pour la fin de l’année 2010 de Moritz Leuenberger du Conseil fédéral, les couloirs du palais pariaient déjà que ce départ serait accompagné de celui de Hans-Rudolf Merz.

Ainsi donc l’été, comme au football, devient la période ouverte des transferts pour le Conseil fédéral : Fluvio Pelli, Christian Levrat et Christian Constantin même combat. Remarquons à leur suite que, comme au football, les règles en ce domaine ont fortement évolué et que la règle de base désormais est justement qu’il n’y en a pas.

Nadaam Stadium à Oulan Bator

Les élections tous les quatre ans des conseillers fédéraux ne valent pas plus, ni mieux que les contrats signés pour deux ou quatre ans entre un joueur et un président de club. Trois, six mois ou un an après tu peux le rompre et partir pour l’Ouzbékistan ou Oulan-Bator. Les sirènes d’un contrat juteux pour le joueur, son agent ou son ancien club priment désormais sur l’intérêt sportif.

Les supporters-militant-e-s, eux, essaient tant bien que mal de suivre le mouvement et s’accrochent à une philosophie de parti ou un esprit de club qu’ils sont bien les seuls souvent à percevoir encore. Les pronostics électoraux tiennent désormais lieu de boussole. Reste à faire le bon transfert…

Présentation du nouveau joueur à ses coéquipiers

Au mois de septembre, les premiers matchs seront joués. Au mois de novembre, les premiers entraîneurs sont généralement virés. En janvier, la valse des transferts reprend en même temps que le Paris-Dakar. Tout cela est bon pour les médias qui vivent très mal le creux de l’été et celui de janvier. Cela pimente également les réunions de famille ou sur les linges de plage, les pistes de ski et au moment de l’apéro.

Et puis, une fois parti à l’étranger pour le footballeur suisse ou sur sa petite colline pour un ancien conseiller fédéral, tu peux toujours espérer un jour revenir jouer/sièger sur les lieux de tes premiers exploits. En la matière, les beaux restes côtoient des flops retentissants.

Une fois ta retraite politico-sportive prise, tu peux toujours te reconvertir en entraîneur ou éminence plus ou moins grise de parti. Selon ta carrière, tu y  apporteras ta science du tacle ou du jeu à une touche de balle. T’as aussi la possibilité d’ouvrir un bar, de prendre ta licence d’agent de joueurs, d’écumer les conseils d’administration ou, must du must, d’obtenir un mandat auprès d’une agence internationale, onusienne de préférence.

Nous vivons vraiment une époque formidable.

UBS, Finma, Conseil fédéral : pas de raison des petits copains | Le Blog de Signature

Le Conseil fédéral a peut-être agi au mieux en faisant remettre au fisc américain, via décision de la Finma, les données bancaires de 285 comptes de clients américains d’UBS le 18 février dernier. Mais il doit maintenant aller au bout de sa logique, et exiger d’UBS un geste indispensable : qu’elle engage une procédure de poursuite contre ses anciens dirigeants, à commencer par son ex-président Marcel Ospel. […]

Dans cette affaire, on peut avaler la raison d’Etat, mais alors sans le soupçon d’une raison des petits copains.

Evidemment à 100% d’accord, mais sans illusion sur le courage politique du Conseil fédéral actuel…

via UBS, Finma, Conseil fédéral : pas de raison des petits copains sur RSR – Le Blog de Signature.

La concordance helvétique reste en l'état un mort-vivant

Ainsi donc le Parti libéral-radical (PLR) est parvenu ce matin à sauver son deuxième siège au Conseil fédéral remettant ainsi à plus tard la mort officielle de la concordance à la sauce helvétique. Analyse.
Dans l’exercice, et ce n’est pas le moindre de son exploit du jour, le Parti libéral-radical a réussi à éviter de se retrouver dans la position d’un parti satellite de l’UDC. Oh certes probablement pas de beaucoup, mais suffisamment pour se donner un peu d’air et espérer avoir un avenir propre. Les formes du destin commun de ces deux partis se joueront donc à la suite des élections fédérales de 2011. C’est d’ailleurs peut-être cet élément consistant à éviter la satellisation complète dès maintenant du PLR qui a retenu certains élus de gauche à voter Urs Schwaller.
Concernant l’UDC, il était très piquant de voir Caspar Baader ou Jean-François Rime se poser en champion de la concordance helvétique. Autant dire que la concordance dans la bouche de tels personnages prend des accents des plus saugrenus. Un tel concept est ainsi assassiné en direct. D’ailleurs plus on évoque ce terme et plus ce qu’il est sensé décrire dans le monde réel meurt.
Toujours concernant l’UDC, il faut néanmoins noter que ce parti n’est pas parvenu à se poser en faiseur de roi/reine et qu’il a dû sérieusement en rabattre puisqu’au final il a voté Didier Burkhalter. Le leurre Christian Lüscher a parfaitement fonctionné en l’occurrence et les velléités de l’UDC de présenter Jean-François Rime n’ont fait peur à personne, même pas aux PLR! La ligne de l’UDC devient de plus en plus floue pour ses électeurs et sa perte d’influence est réelle depuis fin 2007. Je ne m’en plaindrai pas. (1)
Pour une fois, ce n’est pas le PDC qui s’est retrouvé dans la peau du ventre mou du Parlement helvétique, mais la gauche et plus particulièrement le Parti socialiste. (2) Le PDC s’en trouve grandi et devient clairement la force autour duquel le centre-droit se recomposera une fois que les noces entre le PLR et l’UDC auront été prononcées.
Ainsi, la gauche n’a pas confirmé la stratégie élaborée avec le PDC lors de l’élection au Conseil fédéral de fin 2007. Cette stratégie a connu un premier échec (d’un cheveu) lors de l’élection d’Ueli Maurer. Mais, cette fois-ci, c’est elle-même qui n’a pas osé aller jusqu’au bout de sa logique. Elle s’est privée de faire véritablement de la politique qui consiste aussi à prendre des risques, y compris celui, pour le Parti socialiste, d’un retour de bâton lors d’une prochaine élection au Conseil fédéral.
Rien n’assure cependant qu’une telle stratégie soit gagnante pour le Parti socialiste lors du renouvellement du Conseil fédéral en 2011, ni pour les Verts d’ailleurs si le PDC arrive à agréger autour de lui les forces du centre-droit (Évangéliques, Verts libéraux… et PAB).
Ce manque d’audace de la gauche reste pour moi incompréhensible de la part d’une force politique (PS + Verts) qui stagne depuis de nombreuses années légèrement au-dessus des 30% des forces en présence au sein de l’Assemblée fédérale. Mais ceci explique peut-être cela.
Finalement, également et une nouvelle fois, un autre possible n’est guère envisageable tant que la manoeuvre se limite à des questions de choix de personnes et non au développement d’un véritable projet politique post-concordance. Se fier au hasard pour la renouveller ou en sortir n’est tout simplement ni responsable, ni crédible.

Post-scriptum: il va de soi que je félicite Didier Burkhalter pour son élection et que tous mes voeux l’accompagnent dans l’exercice de sa nouvelle fonction.

(1) Si je continue à penser que ce qui se passe sous nos yeux n’est rien d’autre que la recomposition de la droite en Suisse, ce n’est pas tout à fait la même chose si celle-ci a lieu sous l’entière houlette de l’UDC, celle du PLR ou celle conjointe de l’UDC et du PLR.

(2) Quoique je perçois une part de Realpolitik des Verts en choisissant de ne pas passer avec armes et bagages du côté du PDC. En effet, pour obtenir des voix de la droite éventuellement contre un-e candidat-e socialiste en 2011, les voix du Parti libéral-radical ne seront pas de trop… En procédant de la sorte, les Verts se banalisent et n’en sortiront pas forcément gagnant à terme.

Les candidat-e-s au Conseil fédéral sur Facebook (3) | eDemokratie.ch

eDemokratie publie sa troisième livraison relativement au positionnement des candidats au Conseil fédéral sur Facebook. Dans cette nouvelle livraison, Urs Schwaller creuse l’écart alors que Didier Burkhalter fait du surplace et Christian Lüscher reste à la traîne, mais progresse néanmoins plus fortement que le Neuchâtelois.

Fan-Groupes sur «Facebook»

15.08.2009 31.08.2009 13.09.2009
Didier Burkhalter (FDP) 361 391 415
Christian Lüscher (FDP) 68 142 183
Urs Schwaller (CVP) 44 731 910

Source: Bundesratskandidaten auf «Facebook» (III): Schwaller am populärsten | eDemokratie