Et Obama est redevenu cool | L’Amérique dans la peau

En quelques secondes, la magie Obama qui semblait ternie depuis plusieurs mois a fonctionné. En quelques secondes, les républicains qui se déchirent en Caroline du Sud, s’invectivant sur leurs vies privées, sont ringardisés.

via Et Obama est redevenu cool | L’Amérique dans la peau | Rue89 Les blogs.

Geek attitude : Barack Obama photographe vintage

Après TwitterFacebookGoogle+Linked in et même MySpace, Barack Obama (ou plutôt son équipe de campagne) a choisi  Instagram comme nouvel espace de visibilité branchée. Avec 15 millions de membres, ce réseau social basée sur l’échange de photo ne pouvait qu’intéresser Barack Obama déjà engagé dans sa campagne de réélection de novembre 2012.

Voici la première photographie publiée par Barack Obama sur son compte de Instagram :

Sa date de publication n’a pas été choisie par hasard puisqu’elle a été prise et publié le jour du caucus républicain de l’Iowa.

Si la France  a son hyperprésident, les USA ont leur geek président.

Source de l’info : Sur Instagram, Obama tente le cadre dynamique

Occupy Wall Street : “Mister President, We HOPE You’re On Our Side.”

Célèbre pour ses affiches réalisées lors de la campagne de 2008 de Barack Obama, Shepard Fairey, alias Obey Giant, a produit la semaine dernière une parodie de celles-ci en faveur du mouvement Occupy Wall Street en replaçant la figure de Barack Obama par celle du masque de Guy Fawkes, figure symbolique du mouvement.

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Lors de la campagne de 2008 de Barack Obama, Shepard Fairey, alias Obey Giant, avait réalisé les célèbres affiches “Hope” et “Progress”.1

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Obama « Hope » © Shepard Fairey

Il avait  réalisé ensuite l’affiche officielle de la journée d’investiture du président Barack Obama du 20 janvier 2009.

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Concernant sa nouvelle affiche, le mouvement Occupy Wall Street et Barack Obama, Fairey a indiqué sur son site:

“I see Obama as a potential ally of the Occupy movement if the energy of the movement is perceived as constructive, not destructive.”

A propos du masque de Guy Fawkes, une des «figures emblématiques» du mouvement, il faut savoir que Guy Fawkes est un personnage historique britannique du XVIIe siècle, source d’inspiration pour les cyberacti​vistes. Recruté en 1605 pour dynamiter la Chambre des Lords, il est dénoncés, arrêté, puis condamné à être pendu, étripé et coupé en morceaux. Depuis, il est devenu un mythe que l’on célèbre encore tous les 5 novembre en Grande-Bretagne, la Guy Fawkes Night, durant laquelle des effigies à son image sont brûlées au centre des villages. Ces célébrations font partie de la volonté britannique de défier l’autorité. L’Angleterre des années Thatcher recycle le mythe. En 1982, les dessinateurs Alan Moore et David Lloyd, créent le comic V for Vendetta, l’histoire d’un héros masqué aux traits de Guy Fawkes. V lutte dans l’ombre contre un gouvernement fasciste, dominateur et répressif. En 2006, un film est réalisé à partir de la BD. Par ailleurs, le groupe d’hackers Anonymous, pirates défendant le droit à la liberté d’expression, le prennent pour emblème. Avec «Occupy Wall Street», ils sont devenus le nouveau visage de la contestation, accompagnés de Guy Fawkes.2.

  1. A lire : « We made history » []
  2. Voir l’article du Temps.ch ADN d’un contre-pouvoir et l’article Guy Fawkes de Wikipedia []

Rush Limbaugh : droit au but à Tucson (Arizona) !

Droit au but, tel est le slogan accompagné d’impact de balles, associé au nom de Rush Limbaugh qu’une station radio locale de Tucson avait choisi pour sa campagne de publicité. Mal lui en a pris.

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Le panneau publicitaire en question.

Après la fusillade de Tucson, la station de radio s’est empressée lundi de retirer le panneau, mais trop tard pour empêcher un internaute de le prendre en photo et de la publier sur internet.1

Ainsi donc Sarah Palin et sa cible pointée sur district de Gabrielle Giffords, la représentante démocrate grièvement blessée à la tête lors de la fusillade de Tucson, en Arizona, c’est au tour de Rush Limbaugh2 d’être pointé du doigt comme portant une responsabilité dans la fusillade par sa contribution quotidienne au discours politique toxique aux Etats-Unis.

Pour sa part, Barack Obama s’est exprimé mercredi à Tucson en hommage au victimes de la fusillade. Son discours a été salué par les commentateurs politiques tant progressistes que conservateurs.3 En voici un extrait en lien avec le débat autour du discours politique aux Etats-Unis4:

La perte de ces personnes remarquables devrait inciter chacun de nous à être meilleur dans sa vie personnelle – à être de meilleurs amis et voisins, de meilleurs compagnons de travail, de meilleurs parents. Et si, comme on en a discuté ces derniers jours, leur mort ouvre la voie à un discours public plus courtois, n’oublions pas que ce n’est pas parce qu’un simple manque de courtoisie a causé cette tragédie, mais plutôt parce que seul un discours plus courtois et plus honnête peut nous aider à faire face aux défis qui nous attendent en tant que peuple, d’une manière qui les remplirait de fierté.

Pour conclure, le discours intégral tenu par Barack Obama à Tucson:

Visit msnbc.com for breaking news, world news, and news about the economy

  1. http://www.reddit.com/tb/ezuyc []
  2. Rush Hudson Limbaugh III, est né le 12 janvier 1951. C’est un animateur de radio américain, un politologue conservateur et un leader d’opinion influent du mouvement conservateur aux Etats-Unis. Il anime l’émission « le Salon de Rush Limbaugh » qui est diffusée sur tout le territoire des Etats-Unis et qui est le talk-show radiophonique le plus écouté du pays. Il est connu pour la violence de ses propos. []
  3. Réaction unanime au discours d’Obama | Richard Hétu []
  4. Obama : «Comment pouvons-nous honorer les victimes?» | Richard Hétu []

Barack Obama : une raclée justifiée?

Après les résultats des élections du mid-term, Barack Obama en conversation téléphonique avec le républicain John Boehner, futur speaker de la Chambre des Représentants. (Official White House Photo par Pete Souza)

A la veille des élections de mi-mandat, Médiapart1 soulignait que

la vraie spécificité du 44e président des États-Unis, ce sont les attentes qu’il a suscitées, chez ses électeurs, mais aussi chez tous ceux qui l’observaient depuis l’étranger. De son prédécesseur, George W. Bush, personne n’attendait rien, sauf la réédition d’une présidence modérée comme celle de son père. Il a radicalement surpris. D’Obama, on attendait tout, et peut-être même davantage. Il n’était pas «juste un autre candidat qui fait des promesses». Il était ce curieux mélange de figure historique réincarnée (Martin Luther King, John F. Kennedy, Woodrow Wilson) et de super-héros implacable dont le pouvoir consiste à soulever les enthousiasmes grâce à un slogan : «Yes we can !». C’est pour cela que, lorsqu’on examine aujourd’hui son bilan, l’amertume prime.

Considérant que la critique de droite de Barack Obama existe, mais que ses arguments ne sont pas très intéressants, Médiapart a été du côté voir de la gauche pour tenter de se faire une idée plus juste du bilan d’Obama. Au final, le journal arrive à la conclusion qu’il y a deux camps :

Ceux qui estiment qu’Obama n’était de toute manière pas ce qu’il prétendait être (un grand réformateur), ou qu’il a manqué de courage et de convictions. Et puis il y a ceux qui estiment qu’il a été aussi loin qu’il pouvait dans les conditions actuelles, et que ses réussites sont significatives.

Dans le premier camp, Ari Berman, un jeune journaliste du magazine The Nation, note qu’

Obama n’a pas réussi la transition entre faire campagne et gouverner. Au lieu de s’appuyer sur le mouvement populaire qui l’avait porté, il l’a abandonné et a choisi de s’insérer dans le jeu washingtonien traditionnel.

Au niveau concret, cela s’est traduit par la recherche constante du compromis dans ses propositions au Congrès. Pour des bénéfices maigres… Dès lors, pour Thomas Frank, auteur de Pourquoi les pauvres votent à droite, n’aurait-il pas mieux valu pour Barack Obama «Tant qu’à se faire traiter de communiste, obtenir quelque chose pour sa peine».

Dans le camp des défenseurs de l’action politique de Barack Obama, ceux-ci dressent une liste de mesures progressistes qui, selon le journaliste Nicholas Lemann, «est bien plus importante que les efforts combinés de Jimmy Carter et de Bill Clinton»: réformes de l’assurance-santé et du secteur financier, mais aussi le plan de sauvetage de l’économie, les prêts d’urgence aux banques, l’élargissement des prêts étudiants, l’augmentation du salaire minimum, l’amélioration des performances énergétiques des automobiles, l’extension des allocations-chômage, le déblocage de prêts fédéraux pour les PME, le sauvetage de l’industrie automobile, les restrictions placées sur les lobbyistes, l’interdiction pour des entreprises ayant des arriérés d’impôts d’obtenir des contrats gouvernementaux…

Cependant,

En période de crise, Barack Obama a effrayé les conservateurs modérés et les centristes avec ses projets. Il a dû reculer et, ce faisant, il a perdu son aile gauche, sans pour autant s’attirer la reconnaissance de la droite modérée.

Sans amélioration économique, les deux prochaines années de sa présidence s’annonce donc particulièrement difficile pour Barack Obama.2

Par ailleurs, maintenant que les résultats sont connus, John Dickerson, chef du service politique de Slate.com, observait3 concernant les élus démocrates que

Ceux qui ont gardé leur poste à la Chambre des représentants sont plus libéraux [au sens américain du terme] et donc moins susceptibles de s’aligner sur les nouveaux élus républicains, plus conservateurs. Après avoir constaté que les plus traditionalistes étaient passés au premier rang dans le Grand Old Party en s’affirmant haut et fort, les progressistes pourraient être tentés d’appliquer la même méthode dans le camp démocrate.

A méditer certainement pour Barack Obama comme pour les socialistes suisses tentés par le social-libéralisme…

  1. Obama: le mirage et la route parcourue article réservé aux abonnés []
  2. La bonne santé économique a été un facteur non négligeable lors de la réélection de Bill Clinton. []
  3. Etats-Unis: l’heure des éléphants []

Obama et l'iPad

Lors d'un meeting à Seatle, Sylvester Cann tend son iPad au président des États-Unis

C’est la photo du jour. Barack Obama signant son premier autographe sur un iPad tendu par un supporter. Cela se passait à l’Université Washington à Seatle lors d’un meeting de soutien au candidat démocrate Patty Murray.

Normalement, le Président des Etats-Unis ne signe pas d’autographe, car les stylos, plumes et crayons sont proscrits par les services de sécurité. Ceci en raison de la peur que ceux-ci soient utilisés comme arme… Mais pas de problème avec l’iPad, Barack Obama a pu signer avec un doigt…

Le premier autographe sur iPad du Président des Etats-Unis.

Source : Picture of the Day: Obama Signs iPad (The Atlantic)

Hillary à la vice-présidence? | Richard Hétu

Hillary Clinton

Un gouverneur démocrate et un commentateur républicain ont publié récemment chacun un article sur l’hypothèse d’un ticket Barack Obama – Hillary Clinton en 2012. Pour l’un, c’est LA personne idéale pour Barack Obama, pour l’autre non. Pour les deux, Joe Biden n’est pas/plus la personne adéquate.

Ce billet  nous rappelle aussi que les manœuvres pour la campagne 2012 commenceront dès la fin des élections du mid-term de novembre de cette année…

» Hillary à la vice-présidence? | Richard Hétu.

(Photo AFP)

Obama, meilleur président que Reagan? | Richard Hétu

Je sais que cet été devrait être celui de la grogne envers Obama. La marée noire se déverse toujours, l’économie stagne et la guerre en Afghanistan s’enlise. Son charme auprès des Américains s’estompe. Mais du côté politique, il continue de marquer des points. Cette semaine, ce fut la réforme de la réglementation financière. On peut s’interroger si le projet de loi du Sénat va vraiment changer la façon faire de Wall Street, mais je doute que vous puissiez nommer rapidement une loi progressiste plus important signée récemment par un autre président démocrate? Moi non plus je n’en ai pas à l’idée. Et cela vaut aussi bien pour le plan de relance économique d’Obama que pour sa réforme des soins de santé. Ce qui signifie que, législativement parlant, Obama a dépassé en 18 mois ce Bill Clinton et Jimmy Carter ont réalisé conjointement en 12 ans. À la fin de cet été, il aura de plus fait accéder deux jeunes juges libéraux à la Cour Suprême.

Propos de Peter Beinart rapporté dans » Obama, meilleur président que Reagan? | Richard Hétu.

1932 et 2010 : l'An III de la crise…

Les flux d’informations de la tsr crépitent aujourd’hui encore des échos de la crise économique et financière. Celle-ci a débuté en 2007. Elle a donc trois ans. Nous sommes donc en l’an 1932 de la crise de 1929. Nous reste-t-il encore sept ans avant la Troisième guerre mondiale?

La dépêche de ce jour publiée à 10h35:

Les marchés européens et asiatiques se sont effondrés lundi après les mauvais chiffres de l’emploi aux Etats-Unis et les nouvelles craintes qui pèsent sur la crise d’endettement en Europe, notamment en Hongrie. L’euro a plongé à son plus bas niveau depuis quatre ans.

via tsr.ch – info – economie – Les bourses européennes et l’euro s’effondrent.

La situation en 1932 nous apprend que c’est cette année-là que l’indice boursier du Down Jones sera à son niveau le plus bas. Il aura alors perdu pratiquement 90% entre son plus haut niveau de 1929 et son plus bas de 1932. Cette même année, le système bancaire s’effondre provoquant une crise de liquidité dramatique pour l’activité économique. Entre 1930 et 1932, 773 établissements bancaires firent faillites.

En 1932 toujours, Herbert Hoover vit sa dernière année à la tête des Etats-Unis. Il faudra attendre novembre et l’élection de Franklin Delano Roosevelt pour le lancement de programmes nationaux (New Deal).

Des Etats-Unis, la crise s’est propagée en Europe et dans le monde. Ainsi, par exemple, la France sera touchée à partir du second semestre de 1930, soit six mois plus tard. et l’Italie fasciste l’est à partir de 1931.

Ce bref exposé des faits met en évidence les éléments tant convergents que divergents entre 1932 et 2010. Ainsi Barack Obama est déjà depuis un an et demi à la tête des Etats-Unis. Il a pris des mesures pour sauver les banques… et les réguler, mais la crise continue. Dès le début de la crise l’injection de liquidités devait permettre de ne pas se retrouver dans la situation de la crise de 1929. Si les instituts financiers paraissent avoir ainsi été préservés, il n’en est pas de même aujourd’hui pour les Etats à l’exemple de la Grèce ou de la Hongrie. De même, jusqu’à présent, le maintien global de la consommation a maintenu l’activité économique. Qu’en sera-t-il dans un an alors qu’en 1933, la production industrielle américaine avait baissé de moitié depuis 1929?

Plus fondamentalement, dans les années 1930, quatre modèles économiques seront en concurrence pour sortir de la crise. Le modèle libéral, le modèle social-démocrate, le modèle communiste et le modèle fasciste. Aujourd’hui le modèle de la pensée unique économique est-il en mesure d’être dépassé? Le national-populisme autoritaire sera-t-il la planche de salut du modèle libéral ou une révolution sociale le balaiera-t-il? Qui sera le Keynes de cette crise? L’Etat sera-t-il liquidé?

A suivre…

Sur les différentes explications de la crise de 1929, on en lira une synthèse sur Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression

Source de la photo: Keystone. 21 rue du Renard.75004 Paris. Tél: 01-44-78-84-00 ; site web