- Russie: des dizaines de milliers de manifestants demandent le départ de Poutine | Mediapart – Jamais depuis les années de la perestroïka et la fin de l’URSS, le pays n’a connu de telles mobilisations et de tels débats. Depuis maintenant deux mois se développe dans les grandes villes du pays une mobilisation citoyenne inédite.
Ces mouvements d’opposition ont largement réussi leur pari ce samedi 4 février. Malgré un froid polaire (-20°c à Moscou), environ 100.000 personnes se sont réunies à deux pas des murailles du Kremlin pour demander « des élections propres » et la démission de Vladimir Poutine. La surprise est aussi venue du reste du pays et des mobilisations qui ont eu lieu dans plusieurs villes.
- La question allemande | Slate – L'Europe a-t-elle raison de suivre Berlin? Faut-il imposer, coûte que coûte et sans attendre, un ajustement forcé et rapide des comptes budgétaires? L'austérité pour tous est-elle la bonne stratégie?
La comparaison avec les Etats-Unis ne plaide pas en faveur de la thèse germanique. Washington conduit une politique exactement opposée: les coupes budgétaires n'interviendront qu'en 2013 lorsque seront stabilisés les deux marchés clefs de l'immobilier et de l'emploi. La reprise semble se confirmer outre-Atlantique, tandis que l'Union sera en 2012 en récession.
- Romney, Gore, Kerry, même combat. Perdu d’avance? | Slate – Le favori pour l'investiture républicaine est trop beau, trop riche et trop suffisant pour conquérir le cœur des Américains ordinaires.
Archives du mot-clef Allemagne
La CDU d'Angela Merkel perd le Bade-Wurtemberg | RSR
La CDU perd un fief historique sur fond de débâcle du FDP (libéraux) et d’effet Fukushima. Les Verts ainsi font plus que de doubler leur score en passant de 11% à 25%. Les SPD lui obtient 23,5% des suffrages selon les projections.
A noter que ce Land accueille 4 des 17 centrales nucléaires du pays.
Ce succès des Verts et la question centrale du nucléaire sont confirmées en Rhénanie-Palatinat où les Verts, qui n’avaient pas obtenus le quorum des 5% en 2006, obtiennent ce dimanche 17%. Dans ce Land, le SPD se maintient.
Source : rsr.info.
Un beau week-end de et pour la gauche!
Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société fondée sur des valeurs d’humanité, l’égalité, la justice, à rebours de la brutalité de tant d’oppression, d’exploitation, de marchandisation, ou tout simplement de renoncement.
(Martine Aubry, La Rochelle, août 2009)
Alors que certains veulent nous faire croire que la crise serait déjà dernière nous alors que le chômage augmente ainsi que la précarité dans une curieuse symétrie avec le redémarrage des bonus des traders, ce week-end a été un beau week-end de gauche en France, Allemagne et au Japon. Signe que le bourrage de crâne a un temps? Ce ne serait que justice.
Ainsi au Japon, les élections ont confirmé le séisme politique prévu avec la fin de 50 ans de mainmise sur le pouvoir de la part du Parti libéral-démocrate (PLD). Ce dernier a perdu le 60% de ses sièges par rapport à 2005. Le grand vainqueur est un parti de centre gauche, le Parti démocrate du Japon (PDF) qui a rafflé 308 sièges soit 67 sièges de plus que la majorité absolue. (Après un demi-siècle de pouvoir libéral, le Japon bascule au centre gauche – Le Monde)
En Allemagne, trois élections régionales avaient lieu ce week-end en Sarre, Thuringe et Saxe. Les résultats du scrutin sont sans appel puisque la CDU (Chrétiens conservateurs) a perdu plus que des plumes en Thuringe et en Sarre. Dans ces deux Lands, la gauche progresse. Die Linke de 11 sièges en Sarre alors que le SPD en perd 5. Le SPD et les Verts en Thuringe respectivement de 3 et 6 sièges alors que die Linke en perd 1. (Les résultats en Sarre, Thuringe et Saxe – Die Spiegel)
En Sarre, le résultat de ces élections pourrait déboucher sur la première majorité dans l’Ouest du pays formée du SPD, die Linke et des Verts. A trois semaines des élections générales, ces résultats rebrassent les cartes d’un jeu qui semblait jouer en défaveur de la gauche. Trois options semblent maintenant se dégager pour construire une majorité: la première consiste à une majorité composée de la CDU-CSU et du FDP (le parti libéral lui aussi en progression de 2, 6 et 7 sièges dans les trois Länder); la deuxième verrait le SPD, les Verts et le FDP former la majorité et la troisième composée du SPD, die Linke et des Verts. (Allemagne : la victoire de Die Linke, casse-tête du SPD – Rue89)
En France, certains pronostiquaient un enterrement de première classe pour le Parti socialiste français et sa première secrétaire Martine Aubry lors des Universités d’été à La Rochelle. Celle-ci a dû d’une part à ses propres mérites et, d’autre part, au champ libre laissé par ses adversaires internes d’avoir renversé la situation et d’avoir réussi en un week-end à se replacer au centre du jeu.
Ainsi, en ouverture, elle a traduit véritablement le concept de démocratie participative utilisé par Ségolène Royal durant les primaires présidentielles de 2007 (Comment Aubry a bluffé les cadres et les militants du PS – Rue89). Pour régler les querelles internes au parti, elle a décidé de trancher en faisant voter les militants, puis en inscrivant leurs décisions dans les statuts du PS. Cette démarche touche cinq sujets:
- La fin du cumul des mandats ou sa limitation drastique;
- Des primaires ouvertes pour désigner le candidat du PS en 2012;
- L’obligation de parité, de diversité et de renouvellement générationnel;
- Une charte éthique pour faire respecter une discipline interne;
- Modification des processus pour adhérer, militer et voter.
En clôture, elle a produit un discours fleuve et combatif (une traduction française du discours made in Obama?). Mais surtout une première ébauche de programme pour la rentrée 2009 et pour la présidentielle de 2012 qui ne soit pas un simple ralliement à l’anti-sarkozysme. Rue89 n’y a rien vu de moins que le rappel du fameux discours d’Epinay de la «rupture avec le capitalisme» prononcé en 1971 par François Mitterrand lorsqu’il prit les commandes du Parti socialiste français:
Conseil fédéral: les derniers des Mohicans?
Helmut Schmidt a 90 ans. Portrait d'une «star politique»

26 ans après avoir quitté la chancellerie, Helmuth Schmidt reste l’éternel chancelier des Allemands. Ceux-ci, selon le journal Le Temps, serait prêt à le réélire demain. D’autant que la crise est là et qu’il passe pour le chancelier ayant su traverser les crises durant ses années de pouvoir:
- inondations de Hambourgs en 1962;
- récession des années 1970
- lutte contre la Rote Armee Fraktion
- crise des missiles et du réarmement
ont jalonné sa carrière.
Qui plus est c’est aussi un intellectuel brillant, rhétoricien de première force, toujours fidèle à lui-même:
«la politique est une négociation pragmatique pour des objectifs moraux»
Hérault de la social-démocratie, il sera a néanmoins été poussé vers la sortie en 1981 par le SPD après avoir imposé sa stratégie du double accord sur les missiles de l’Otan. L’échec de sa coalition avec les libéraux en 1982 sonna pour lui le glas.
