La succession de Pascal Couchepin: le doigt et la lune | Le Blog de Signature (RSR)

S’il y a une question romande dans la succession de Pascal Couchepin, ce n’est pas de savoir si Urs Schwaller l’est, Romand. La clé, la bonne, pour cette élection on la trouve en considérant d’abord celui qui le premier a dit de lui qu’il ne l’était pas, Romand : Fulvio Pelli.Quel radicalisme représente-t-il lui, le Tessinois si proche des banques et des milieux économiques ? N’est-il pas politiquement plus zurichois que luganais trilingue ? S’il succède à Pascal Couchepin, sa latinité de langue maternelle fera-t-elle oublier la disparition du radicalisme romand au Conseil fédéral, qu’incarnait encore Pascal Couchepin ? Faut-il que la fusion radicale-libérale soit l’occasion d’une rupture sans interrogation avec le chaînon Delamuraz ? Avec cette aile du radicalisme historiquement attachée à l’Etat, comme pilier confédéral essentiel ?

Plus globalement encore, les candidatures officielles dénotent d’un manque de personnalités de poids non seulement des radicaux romands, mais de la droite suisse romande. Le contraste est frappant avec la liste des papables socialistes romands en cas de remplacement de Micheline Calmy-Rey.

La marque d’un trou générationnel au sein de la droite romande? Celle d’une région plus marquée à gauche que le reste de la Suisse? Celle de la recomposition de cette famille entre fusion libérale-radicale et menace UDC? Celle d’un clivage Suisse alémanique – Suisse romande? Je m’interroge.

La succession de Pascal Couchepin: le doigt et la lune sur RSR – Le Blog de Signature

Bilatérales: Un OUI pro-européen responsable et patriotique

Bloguer pour les BilatéralesDécembre 1992, le refus en votation populaire sur l’Espace Economique Européen résonne durement aux oreilles des pro-européens. Ces derniers alors fondent le NOMES (Nouveau mouvement européen suisse) et leur objectif est à terme l’adhésion à l’Union européenne. Du côté de vainqueurs du scrutin populaire, ceux-ci clament et exigent le recours au seul bilatéralisme, paré de toutes les vertus, avec l’Union européenne.

Janvier 2009, ceux qui avaient prôné les bilatérales les vouent presque aux gémonies puisqu’un NON majoritaire dans l’urne équivaudrait à la liquidation des principaux accords liant la Suisse et l’Union européenne. Le résultat des bilatérales les conduirait-il à un constat d’échec relativement au refus en 1992 de l’Espace Economique Européen? S’agirait-il pour ces tenants des bilatérales de faire leur mea-culpa? De défendre dès lors l’adhésion à l’Union européenne? Non. Pire, certains, le plus sérieusement du monde, professent un accord avec l’Alena (Accord réunissant les Etats-Unis, le Canada et le Mexique) plutôt qu’avec un ensemble, l’Union européenne, qui fournit le 82% de nos importations et qui accueille le 62% de nos exportations (contre respectivement 5% et 10 % pour les USA). [Source: L'air de Bruxelles (.pdf)]. Une telle attitude conduit la Suisse à un suicide collectif.

Pour autant, le OUI, prôné le 8 février prochain par les pro-européens du NOMES, a symétriquement un côté paradoxal. En effet, depuis 1992, la volonté d’adhésion de la population suisse à l’Union européenne subit une érosion au fur et à mesure que les accords bilatéraux se sont développés. Jamais la perspective d’une adhésion n’a parue si éloignée. Logiquement, les pro-européen devraient jouer la politique du pire, car après le 8 février, en cas de refus, la question de l’adhésion pourrait retrouver rapidement toute sa vigueur. 

Alors qu’en conclure?

- premièrement que l’aveuglement idéologique n’est pas forcément où on veut le voir;

- deuxièmement qu’il existe une différence fondamentale entre une attitude responsable, celle des pro-européen, et l’attitude suicidaire des autres, les anti-européens;

- enfin que l’attitude patriotique et la vraie défense de la patrie sont du ressort de ceux qui prônent l’ouverture aux autres plutôt que le réduit paranoïaque.

 

PS: Pour l’argumentaire du NOMES, vous pouvez consulter leur site: http://www.europa.ch/.

Banque de données: La Confédération met toutes les votations depuis 1848 en ligne

Banque de données: La Confédération met toutes les votations depuis 1848 en ligne:

frammonney:

En quelques clics, les internautes pourront retrouver les thèmes, les campagnes, les mots d’ordre et les résultats aux niveaux national, cantonal et communal. Cette plateforme «Swissvotes» – pour l’instant disponible seulement en allemand – sera actualisée régulièrement.

Pour toutes les votations depuis 1966, Swissvotes propose un lien direct vers la description, dans l’Année politique suisse, de la campagne de votation et du comportement des votants, a précisé jeudi l’Office fédéral de la statistique (OFS).

D’autres liens renvoient à des publications officielles dans la Feuille fédérale et, pour la plupart des votations depuis les années 1990, au livret d’explications du Conseil fédéral et aux délibérations parlementaires.

L’offre est complétée par des aperçus statistiques, un fichier de données pour réaliser des analyses personnelles ainsi que des informations de base sur l’histoire des droits populaires, des partis et des associations.

“Swissvotes” a été réalisée par l’Université de Berne en collaboration avec la Chancellerie fédérale et l’OFS.

Source : 24heures.ch

Politis.ch : Bilan 2008 et Résolutions 2009

Envie de renouveler le genre, nouvelles résolutions de début d’année, lassitude du rouleau de billets générés par le principe du blog, envie de prendre un peu de recul et de temps, toujours est-il que je ressens le besoin de procéder un peu différemment en ce début 2009 au niveau du suivi de l’actualité politique et de mon écriture (un bien grand mot). En 2009, certains sujets d’actualité occuperont le terrain à coup sûr toute l’année : la crise économique, la Suisse et l’Europe, le conflit israélo-palestinien, Barack Obama et la confrontation à la réalité du pouvoir présidentiel, la réforme policière vaudoise à titre d’exemple. Tout ceci forme un certain nombre de points fixes que je souhaite traiter différemment.

En 2008, j’avais créé une page consacrée aux élections américaines de 2008 (USA2008) qui regroupait et mettait à jour en temps réel, toute une série d’articles, vidéos et liens relatifs à cet événement, mais je continuais à faire des articles/billets séparés les uns des autres via le blog. De même, la crise économique a donné lieu à une série de cinq billets intitulés Propos de crise (x).

Dans un autre ordre d’idée, le monde de l’information se cherche aujourd’hui dans le maelström de la production et de la diffusion de l’information en ligne. Certains s’attellent à refonder le journalisme. Ainsi en est-il de la démarche des Aaaliens à laquelle je participe modestement au travers de mon activité professionnelle. Si je soutiens et valide cette manière de renouveler les modes de l’information, je cherche aussi d’autres modes de rédaction. Lire la suite