EF2011 : Les résultats du Conseil national à La Tour-de-Peilz (2007 – 2011)

Après les résultats du Conseil des Etats à La Tour-de-Peilz et le temps de se remettre du cafouillage informatique cantonal, je vous présente les résultats du Conseil national à La Tour-de-Peilz en comparaison avec les résultats de 2007.

Tout d’abord, le nombre de suffrages exprimé est passé en quatre ans de 49’327 suffrages à 51’698 pour une population stable. La participation est en hausse de 2% entre 2007 et 2011.

Voici maintenant, les résultats en % des différents partis pour 2007 et 2011. La dernière colonne du tableau indique la différence en %.

Resultats cn tour de peilz 2007 2011

On constate immédiatement l’impressionnante progression du Parti socialiste (+4.05%) ainsi que, dans une moindre mesure, celles des Verts libéraux (+1.40%) et évidemment du PDB (nouveau, +1.56%).

Pour sa part, le Parti radical reste stable (-0.19%).

Toutes les autres listes et partis perdent des plumes. C’est plus particulièrement le cas des Verts (-2.82%) et du PDC (-2.32%). L’UDC elle recule  légèrement (-0.94%).

De manière assez remarquable, les gains et les pertes s’équilibrent lorsqu’on observe les résultats en fonction des apparentements ou regroupements. Ainsi, la gauche et les Verts obtiennent 43.6% des suffrages tant en 2007 qu’en 2011. Les différences sont insignifiantes. Mais les socialistes progressent au détriment de leurs deux alliés à La Tour-de-Peilz comme dans le reste du canton. En comparant ces résultats avec ceux obtenus cette année sur le plan communal, je note que le PS et les Verts représentent 41% du Conseil. Les résultats des communales s’en trouvent ainsi confirmés. Le plein des voix a été fait à gauche tant sur le plan communal qu’au national. Lors des deux scrutins, nous avons fait le «job».

Si je compare maintenant ces résultats avec ceux du Conseil des Etats, je note bien évidemment que tant Géraldine Savary (48.68%) que Luc Recordon (46.66%) vont bel et bien pêcher des voix à La Tour-de-Peilz — comme dans le reste du canton — au-delà de leur camp. Le faible écart entre les deux démontre également ici aussi la solidité de l’alliance. Comme pour les élections à la municipalité… Le travail réalisé ensemble lors des communales indubitablement paie.

Le résultat global est comparable pour le «centre» soit les Verts libéraux, le PEV, l’UDF et le PDC. En 2007, les quatre partis obtenaient 13.6% des suffrages alors qu’en 2011, ils s’établissent à 12.99%. La perte de 0.6% correspond grosso modo au pourcentage obtenu par le Parti des Pirates (nouveau 0.90%) difficile à cataloguer dans une optique gauche/droite. Il faut noter aussi, à l’inverse de 2007, que réunis leurs pourcentages (12.99%) sont supérieurs à celui obtenu par les Verts à La Tour-de-Peilz (11.26%).

Pour leur part, les listes libérales et UDC (-2.04% pour les deux) se voient elles principalement concurrencées par le PDB (nouveau, 1.56%) et le MCVD (nouveau, 0.36%).

Globalement, comme pour les communales de 2011, on constate l’effritement du PLR. Pour les nationales, cet effritement est dû principalement à la composant libérale. Cet effritement est néanmoins moindre qu’au niveau cantonal. Au niveau du conseil communal, le PLR était déjà passé de 35 à 31 sièges soit 36.5% des sièges du Conseil. Un niveau supérieur à leur résultat du national (23.24%) en raison de l’extrême faiblesse de l’UDC locale confirmée ici puisqu’ils ont obtenus 10% des suffrages au plan communal contre 17.21% cet automne. Il faut également noter l’absence de concurrence communale pour le PLR d’autres partis de droite, hormis le PDC qui occupe 9 sièges au Conseil avec des Indépendants.

En route maintenant pour le deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats et le soutien au ticket Savary-Recordon.

EF2011 : Les résultats du Conseil des Etats à La Tour-de-Peilz

Les résultats du Conseil des Etats sont maintenants disponibles sur le site de l’Etat de Vaud pour la commune de La Tour-de-Peilz. Voici les résultats bruts et mes commentaires.

Ce vd 2011

Un premier commentaire concerne la participation.  Elle se monte à près de 46% soit légèrement supérieure à celle des élections de 2007. Elle se situe dans la cible haute du taux de participation que j’avais indiquée vendredi dernier.

Au niveau des résultats eux-mêmes, je constate que Géraldine Savary et Luc Recordon obtiennent des résultats supérieurs à leurs résultats cantonaux (plus de 4% supérieurs). Géraldine Savary frôle la majorité absolue comme nous avions frôlé la majorité à la municipalité lors des communales de cette année.

Pour sa part, Isabelle Moret dépasse Guy Parmelin, mais avec un pourcentage inférieur à sa moyenne cantonale. Fathi Derder obtient lui un score légèrement supérieur à sa moyenne cantonale. Enfin, Isabelle Chevalley et Claude Béglé font légèrement mieux à La Tour-de-Peilz que sur le plan cantonal.

EF2001 : une participation symbolisant le désarroi des électeurs-trices vaudois-e-s ?

Ces derniers jours, les médias se sont préoccupés de la question de la participation aux élections fédérales. A partir des taux de participation du vote par correspondance, fort différents selon les cantons, voire les villes, ils se sont lancés dans des conjectures concernant le taux final de participation. Et si, simplement, les habitudes de participation changeaient et que les avis fluctuaient jusqu’au dernier moment?

Ainsi dans l’édition de ce jeudi du journal 24Heures («Les Vaudois voteront peu ou tard»), il était indiqué pour La Tour-de-Peilz un taux de participation de 28%. Associés aux résultats d’autres communes du canton, cela semblait justifier le titre et le chapeau de titre de l’article:

Un coup de sonde dans le canton montre des taux de participation modestes

A titre indicatif encore, les taux de participation finaux lors des précédentes élections fédérales se sont élevés pour le canton de Vaud à 42,7% en 2003 et 44,32% en 2007.

En cette fin de matinée de vendredi et pour La Tour-de-Peilz, le taux de participation s’élève désormais à 36,75% soit 2350 votants.

De manière générale, pour 2011, cela correspond à la manière de voter de nos électeur-trices boéland-e-s.1

En premier lieu, les fins de semaine forment les pics des dépôts de bulletin. Les «bons» week-end, c’est entre 5-10% des électeurs qui déposent leur bulletin à la Maison de commune (+ à la case postale). Le dernier week-end s’inscrit dans cette même fourchette.

En conséquence, nous pouvons prévoir que la participation finale des électeurs-trices boéland-e-s devrait s’élever entre 41-45%. Par ailleurs, une période de vacances scolaires semble peu influer sur la participation. Ainsi, début juillet et au deuxième tour de l’élection à la syndicature, la participation s’était élevée à 44,79% soit le plus haut taux de participation des communales pour La Tour-de-Peilz.2

En conclusion, le caractère du dépôt tardif des enveloppes dans l’urne paraît devenir la règle. Elle l’a été également pour la dernière votation cantonale sur l’école. La conséquence du vote par correspondance amène donc à un rallongement des campagnes électorales. Celles-ci commencent de 2 à 4 semaines avant l’envoi des bulletins aux électeurs-trices et doivent se poursuivre jusqu’au dernier week-end. Elles nécessitent donc des moyens tant financiers qu’humains supplémentaires en raison des modifications de comportement des citoyen-ne-s.

Visiblement, les citoyen-ne-s prennent de plus en plus tardivement leur décision soit qu’ils attendent d’être le mieux informés possibles, soit que leurs avis sont moins tranchés et sont susceptibles d’être «influencés» par un élément de dernière minute, soit parce que le «meilleur» choix à faire est de moins en moins évident à leurs yeux.

A ce dernier titre, en 2011, la multiplication des listes dans le canton de Vaud n’a certainement pas facilité ni les choix à faire, ni la lisibilité des enjeux de ce scrutin fédéral pour les quatre prochaines années. Les résultats éclairciront-ils mieux la situation? A vous de voir.

Nota bene : dans le carde des élections fédérales, nous utilisons l’abréviation EF2011 pour des articles en lien avec ce sujet. Je prends ainsi le mot-clé utilisé par la rubrique multimédia de la RSR pour les fédérales 2011 et son journal politique quotidien : #EF2011, le quotidien politique : http://paper.li/RSRinfo/1308736596

  1. La Tour-de-Peilz connaît cette année des scrutins à répétition! []
  2. là aussi le dernier week-end avait connu un dépôt élevé de bulletin dans l’urne soit plus de 5% []

L'ImprOvisible Festival est de retour (30.09 au 2.10.2011)

Après un très beau succès l’an passé où plus de 820 personnes s’étaient déplacées, La Tour-de-Peilz accueille pour la seconde fois l’ImprOvisible Festival pour trois jours de rires et d’émotions, du 30 septembre au 2 octobre prochain. Voilà une occasion rare de pouvoir applaudir de nombreux talents pour des spectacles dont le prix d’entrée ne dépasse pas 25 francs. Mon billet pour leur programme.

La Tour : Terre d’Impro

Comme un air de reviens-y… Après une première édition fort réussie, l’imprOvisible festival remet le couvert pour notre plus grand plaisir. Il revient planter son ring, son énergie, sa complicité et sa bonne humeur à la Salle des Remparts.

Depuis de nombreuses années, l’Impro trouve sa place sur la Riviera et notamment à La Tour-de-Peilz. Le climat y est visiblement favorable en ces terres. Aujourd’hui de chères têtes blondes, l’ayant découvert sur les bancs de nos écoles, distillent leur talent sur la Riviera ou ailleurs. En 2012, on donne même asile à un Neuchâtelois et ses amis, des Gruyériens et des Français. C’est dire combien l’Impro touche ici et désormais à l’universel.

Ville du Jeu, l’Impro a sa place à La Tour-de-Peilz et l’ImprOvisible en est son digne ambassadeur. Notre souhait est que cette belle aventure, portée par des passionnés, se poursuive longtemps encore.

Quel la fête soit belle!

Le site du Festival et son programme : http://www.improvisible.ch/

A la manière de Courbet… : les résultats

C’est avec grand plaisir que je présidais ce jour, le jury de la manifestation «A la manière de Courbet…». Dans celui-ci figuraient M. Jean-Jacques Fernier, président de l’Institut Courbet, deux représentants de la Municipalité d’Ornans (ville du Doubs jumelée à La Tour-de-Peilz), une représentante de l’ARVA et deux élèves de 9e année suivant l’option artistique.

Le vainqueur de l’édition 2011 est M. Bernard Devaud, de Semsales, vainqueur pour sa vue du port de La Tour-de-Peilz.

Viennent ensuite :

2. Mme Yolande Gerdil, de Belmont

3. M. Etienne Plumettaz, de Blonay

4. M. Frank Pretalli, de Pont-de-Roide (F)

5. M. Yo-Xarek Wolter, de La Tour-de-Peilz.

En tout, 22 peintres ont présenté chacun une œuvre inspirée de Gustave Courbet. La remise des prix a réuni une centaine de personnes à la salle des Remparts.

Chez les scolaires, le premier prix est revenu à Eva Kamber, élève à Saillon.

A la manière de Courbet… (22 au 25 septembre 2011)

La Tour-de-Peilz, ville qui accueillit le célèbre peintre français Gustave Courbet au cours de son exil entre 1874 et 1877, lui rend une nouvelle fois hommage. Courbet et son œuvre inspireront les artistes participant à la deuxième édition de la Semaine des copistes qui se tiendra du 22 au 25 septembre 2011 sous l’appellation « A la manière de Courbet ». Les œuvres réalisées seront exposées à la salle des Remparts dimanche 25 septembre de 14h à 18h.

Le principe de base de cette manifestation reste le même que lors de la première édition, à savoir que les peintres inscrits doivent réaliser, entre le jeudi 22 et le dimanche 25 septembre À 12h00, une œuvre inspirée de Courbet en disposant leur chevalet à proximité des lieux marqués par la présence du Maître du réalisme à la fin du XIXe siècle. Le principe de la manifestation est similaire à celui de la Semaine des copistes qui se déroule depuis plus de vingt ans à Ornans, ville du Doubs jumelée à La Tour-de-Peilz et lieu de naissance de Gustave Courbet.

Au plaisir de vous y rencontrer…

Du 24 au 27 août 2011 : Cinéma plein air à La Tour-de-Peilz

Tous les deux ans, le cinéma suisse est à l’honneur dans les jardins du Château de La Tour-de-Peilz, juste à côté du lac et du port. Cette année, l’espace et les étoiles sont mis à l’honneur pour cette édition 2011. Le tout sous le parrainage de Claude Nicolier.

Cinéma plein air La Tour-de-Peilz

La formule reste la même, soit deux films présentés en présence des réalisateurs, une soirée courts-métrages et une avant-première en présence d’une partie de l’équipe du film. L’occasion de venir déguster un repas sur la terrasse du Château avant de se plonger dans une soirée cinéma!

Le programme:

  • mercredi 24 août :  the Marsdreamers (les rêveurs de mars) en présence de richard Dindo et Claude Nicollier De Richard Dindo, CH 2009. Durée : 83’ (vo st).



Les Rêveurs de Mars – Bande annonce Vost FR par _Caprice_

  • Jeudi 25 août : Space tourists en présence de Claude Nicollier. De Christian Frei, CH 2009. Durée : 98’ (vo st).

  • Vendredi 26 août : Eloge du court-métrage
  • Samedi 27 août : Low cost (Claude Jutra) en présence de Lionel Baier et Marie Eve Hildbrand. De Lionel Baier, CH 2010. Durée : 54’. En avant-programme : Des bras trop courts de Marie Eve Hildbrand, CH 2005. Durée 12’.


Horaires: Dès 20h. Prix: Tarif normal: 15.- / Tarif réduit: 12.-.

Le programme complet au format .pdf : Programme la tour 2011.pdf

1er août : Allocution du syndic

Lors de la partie officielle du 1er août à La Tour-de-Peilz, le discours du syndic présente l’orateur du jour choisi par la municipalité. En ce 1er août 2011, l’oratrice était la journaliste Mme Joëlle Küntz. Voici donc mon texte de présentation. J’en profite pour vous souhaitez une excellente journée.

Monsieur le Maire d’Ornans, Cher Jean-François,
Mesdames et Messieurs les membres de la Municipalité d’Ornans,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Au nom de la Municipalité de La Tour-de-Peilz, c’est à mon tour de vous saluer à l’occasion de la Fête nationale 2011.

Cette journée, à l’évident caractère officiel, est aussi – et peut-être surtout – l’occasion de se retrouver dans un site magnifique tout en réfléchissant à nos liens avec la Suisse et aux différentes manières de la rendre vivante hier, aujourd’hui et surtout demain.

Comme chaque année, la Municipalité confie à un intervenant externe le soin de mener cette réflexion et de prononcer le discours officiel.

Cette année, Mme Joëlle Kuntz, géographe et journaliste, a fort aimablement accepté de s’exprimer devant vous. Et je l’en remercie vivement.

Joëlle Kuntz est de nationalités suisse et française. Elle est titulaire d’une licence en géographie de l’Université de Genève. Puis elle entreprend une impressionnante carrière journalistique. Elle la débute par un stage au Courrier de Genève, puis elle collabore à différents journaux dont la Feuille d’Avis de Lausanne, ancêtre de 24 heures, dont elle est correspondante à Genève, en particulier pour les organisations internationales.

En 1974, elle part couvrir la révolution portugaise, dite des Œillets, pour la Radio romande, L’Impartial, le Quotidien de Paris et le Canard Enchaîné. Elle travaille ensuite pendant huit ans pour le Quotidien de Paris, puis pour le Matin de Paris.

Joëlle Kuntz revient à Genève où elle se marie en 1983. Elle rejoint L’Hebdo avant d’entrer à la Télévision suisse romande en 1986 dont elle dirige le service étranger. Cinq longues années qui s’achèvent par la Guerre du Golfe et cette curieuse expérience pour un journaliste consistant à occuper l’antenne alors que l’on n’a aucune information à donner, comme elle le dit elle-même.

Elle retrouve ensuite Jacques Pilet qui a fondé le Nouveau Quotidien, dont elle est rédactrice en chef adjointe de 1991 à 1998. C’est tout naturellement qu’elle passera ensuite au journal Le Temps. Aujourd’hui retraitée, Joëlle Kuntz y tient encore, et pour notre plus grand plaisir, une chronique hebdomadaire.

En marge de sa carrière journalistique, notre invitée est également l’auteure de plusieurs livres. Dernier ouvrage paru en 2006, « L’histoire suisse en un clin d’œil » mérite qu’on s’y arrête un instant.

Tout d’abord, parce que son « Histoire suisse » est la principale raison de la présence de Mme Kuntz parmi nous aujourd’hui. Ce très stimulant ouvrage a notamment le mérite de dépasser le cliché d’une Suisse fondée par des Suisses aux bras essentiellement noueux pour redonner ses lettres de noblesse au rôle fondamental des villes dans sa construction. Comme Joëlle Kuntz le dit si bien : « On peut même dire que l’ambition suisse est dans les villes. »

Ensuite, parce que ce livre a lui-même une histoire singulière.

Il est né du constat posé par un libraire russe à Genève selon lequel il n’existait aucun ouvrage récent consacré à la Suisse et destiné à ses compatriotes. Tant qu’à faire, notre journaliste se décide de l’écrire elle-même. Un sympathique défi, sans grande contrainte temporelle et initialement édité à compte d’auteur. Joëlle Kuntz rédige un livre qui tente de répondre aux questions que se poserait un visiteur russe de passage dans notre pays.

Et comme le hasard fait bien les choses, « L’histoire suisse en un clin d’œil » paraît en même temps que la célébration du 60e anniversaire de la reprise des relations diplomatiques entre la Suisse et l’Union soviétique. Le livre connaît un succès immédiat dans les cercles russes. Il est même offert par Micheline Calmy-Rey à Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, lors de sa venue dans notre pays.

Une version française suit, encouragée et préfacée par le regretté historien Jean-François Bergier. Ce dernier fut alors séduit, dit-il, par la lecture « ingénieuse, libre et volontiers provocante » de notre histoire décapée par Joëlle Kuntz. C’est ainsi que « L’Histoire suisse en un clin d’œil » est devenue un véritable phénomène de librairie.

Mais il est plus que temps de laisser la parole à notre invitée.

Lyonel Kaufmann,
Syndic