La Suisse compte 260’000 enfants pauvres | tsrinfo

Derrière le Sonderfall helvétique, la réalité n’est pas si rose et la reproduction sociale fonctionne à plein. C’est ainsi que la Suisse compte quelque 260’000 enfants pauvres, soit 13’000 classes d’école, selon les estimations de Caritas. Comme la mobilité sociale est très faible dans le pays, cette pauvreté est également héréditaire, a dénoncé lundi l’oeuvre d’entraide.

Ces 260’000 enfants vivent dans des ménages dépendant de l’aide sociale ou faisant partie des « working poors ». Ils ne souffrent pas seulement du manque d’argent, mais également du manque de repas sains, de logements précaires ou d’habits adaptés.

Ce qui conduit à une perte d’estime de soi et à de mauvais résultats scolaires alors qu’ils doivent déployer le principal de leur énergie pour maintenir la cohésion familiale et ne pas perdre leurs amis. En outre, les parents pauvres ont moins de temps pour leurs enfants et moins d’offres de formation.

Pour faire évoluer la situation, Caritas préconise de soulager le travail des parents, d’encourager la réalisation de logements à loyer modéré et de mettre en place des offres en matière de garde des enfants et de formation.

Source : La Suisse compte 260’000 enfants pauvres – tsrinfo.

Pierre-Yves Rapaz est-il soluble dans les Verts libéraux ?

A moins que la question soit inverse : Les Verts libéraux sont-ils solubles avec Pierre-Yves Rapaz? Je m’explique.

Dans le journal 24 Heures de ce jour, la conseillère nationale Isabelle Chevalley explique pourquoi elle souhaite que son parti s’allie avec l’UDC. Elle indique également la raison pour laquelle son parti avait appelé à voter blanc lors de l’élection complémentaire du 18 décembre dernier.

Vous avez refusé de soutenir le candidat de l’UDC à l’élection complémentaire du 18 décembre. Mais vous présentez comme une nécessité l’alliance avec son parti en vue de l’élection générale du Conseil d’Etat du 11 mars. Comment justifier ce grand écart?

Dans le cadre de l’élection complémentaire, nous ne contestions pas le siège de l’UDC, mais le candidat qu’elle présentait. Nous avons manifesté cette réprobation en appelant au vote blanc. C’était un signal adressé à l’UDC: «Nous ne sommes pas contre vous, pour autant que vous présentiez une personnalité représentative de la singularité cantonale de votre parti.»

Dans le fond, Isabelle Chevalley et les Verts libéraux souhaitaient donner une leçon à l’UDC vaudoise afin que celle-ci revienne à de meilleurs sentiments. Mais que prônera-t-elle demain lors du Congrès de Verts libéraux maintenant que le seul candidat UDC à disposition est justement celui que les Verts libéraux ne voulaient pas aux mois de novembre/décembre? Et maintenant que l’on sait que la «singularité cantonale de l’UDC vaudoise», c’est du pipeau?

En effet, le site de la TSR nous apprend ce soir que

Le comité de l’UDC-Vaud n’a enregistré pour l’heure qu’une candidature à l’interne pour l’élection au Conseil d’Etat du 11 mars. Pierre-Yves Rapaz est le seul à vouloir se lancer dans la course. Le congrès du parti aura le dernier mot mardi soir.

Le secrétaire général du parti Claude-Alain Voiblet, dont la candidature a été évoquée dans les médias, a renoncé à se présenter. « Je l’ai fait savoir à la section de Lausanne », a-t-il communiqué lundi à l’ats.

Comme le dit également fort bien 24Heures de ce jour pour la droite vaudoise et les Verts libéraux: l’heure de vérité c’est demain!

Mise à jour (10.01.2012)

Décidément chaque jour, pour ne pas dire chaque heure, est un nouveau jour/nouvelle heure pour l’UDC vaudoise.

En effet, on apprend (10.01.2012 à 14h07) que

Pierre-Yves Rapaz se retire de la course au Conseil d’Etat vaudois. Le comité central de l’UDC propose de le remplacer par le coordinateur romand de l’UDC suisse Claude-Alain Voiblet. Cette candidature doit encore être approuvée par le congrès du parti vaudois mardi soir à Morges.

Claude-Alain Voiblet est également secrétaire général de l’UDC Vaud, député et président du Conseil communal de Lausanne. Lundi encore, il assurait ne pas vouloir être candidat.

Source : tsrinfo.ch

Voici donc que Claude-Alain Voiblet invente le candidat udc vaudois à l’insu de son plein gré ! Il faut dire que dans les atermoiements il était à bonne enseigne grâce à Guy Parmelin.

 

Cantonales vaudoises 2012 : Ticket socialiste désigné | Reportage photos

En ce samedi 7 janvier 2012, le Parti socialiste vaudois tenait son Congrès à Penthalaz. Les deux principaux points à l’ordre du jour étaient la désignation de ses candidats au Conseil d’Etat et l’adoption de son programme électoral. Reportage du côté de la délégation de la Riviera.

A l’ouverture du Congrès, les délégués de la Riviera prennent connaissance des amendements au programme déposés par les sections :

IMGP2448

Richard Sendra, Taraneh Aminian (à gauche), Roland Piguet, Pascual Sendra, Martine Gagnebins, et Pierre Butty (à droite) au travail

IMGP2452

Sylvie Winkler, Irina Gote, Olivier Gfeller (à gauche) et Jacqueline Pellet (à droite) en pleine discussion

Il appartient à Anne-Marie Bolinger, présidente de la section locale du Gros-de-Vaud, d’ouvrir le Congrès:

IMGP2459

Anne-Marie Bolinger sous les yeux d’Arnaud Bouverat et Cesla Amarelle

Après que le Congrès ait avalisé la liste à trois socialistes et une Verte et leur présentation par leur section, les candidat-e-s au Conseil d’Etat donnent leur motivation et leur vision

IMGP2463

Anne-Catherine Lyon ouvre le bal avec son phrasé inimitable. Chapeau bas Mme la Conseillère d’Etat pour vos dix ans pleins à la tête du Département de la formation et de la jeunesse !

IMGP2470

Pierre-Yves Maillard poursuit combatif et concret comme à son habitude

IMGP2471

Moment d’émotion pour Nuria Gorrite et un discours déjà de femme d’Etat

Conquise, la salle réserve une standing ovation aux trois candidat-e-s:

IMGP2482

Une équipe est née…

IMGP2479

La suite se poursuivra avec l’adoption du programme cantonal du PSV.

Philipp Hildebrand, Christoph B., la BNS et nous

Alors que les regards sur la BNS sont détournés des enjeux de la politique monétaire pour se fixer sur une question de personne et de vendetta personnelle, l’USS nous rappelle que les enjeux actuels de la politique monétaire suisse sont bien plus larges et que c’est l’avenir de notre place industrielle qui se joue. Ne nous trompons pas d’enjeux.

L’Union syndicale suisse demande USS à la BNS de relever le taux plancher du franc par rapport à leuro de 1,20 à 1,40 francs. Le franc fort menace des « dizaines de milliers demplois » et risque de provoquer une « désindustrialisation » de la Suisse, relève l’USS dans sa conférence de presse annuelle jeudi à Berne.

via L’USS demande un taux plancher à 1,40 francs – tsr.ch – info – economie.

Cependant, cela ne saurait le cas échéant absoudre Philippe Hildebrand d’une faute politique à défaut d’être pénale. Ce n’est pas non plus parce que Christoph Blocher est persuadé d’être le seul à avoir toujours raison qu’il ne saurait être question d’évaluer les fautes de Philipp Hildebrand en fonction de leurs conséquences pour la crédibilité de la BNS et l’impact sur sa politique.

Finalement, c’est la politique monétaire de la BNS qui doit être l’objet de notre attention et des nécessaires débats à son sujet et non des conflits ou des vengeances personnelles. Or, aujourd’hui, les deux sont mêlés et c’est la confusion qui règne. La situation n’en est que plus dommageable. C’est bien cela qui discrédite la démarche de Christoph Blocher ainsi que ses atermoiements depuis plus d’une année sur la politique que devrait suivre la BNS.

Dans ce contexte, seuls l’USS et le Parti socialiste suisse ont été constants et crédibles en la matière. Il ne faudrait juste pas l’oublier…

Cantonales 2012 : c’est parti pour le site du PS Riviera-Pays d’Enhaut

C’est parti pour le tout nouveau site de la régionale du Parti socialiste Riviera-Pays d’Enhaut.

Vous y trouverez déjà le nom des candidat-e-s figurant sur la liste ainsi que le programme élaboré par le Parti socialiste vaudois. Ce dernier sera discuté ce prochain samedi 7 janvier 2012 à Penthalaz. Lors de ce congrès, nous désignerons également nos candidat-e-s au Conseil d’Etat. Pierre-Yves Maillard, Anne-Catherine Lyon et Nuria Gorrite se joindront à Béatrice Mettraux fraîchement élue (les Verts) pour conserver la toute fraîche majorité rose-verte.

Sur la liste, et concernant les candidat-e-s de La Tour-de-Peilz, les candidat-e-s suivants ont été désignés par l’AG du 6 décembre 2011 du PS Riviera-Pays d’Enhaut :

AMINIAN Taraneh, municipale

MATTENBERGER Nicolas, député et conseiller communal

ONRUBIA Raphaël, conseiller communal

SENDRA Richard, conseiller communal

La liste complète est bien entendu sur le site du PS Riviera-Pays d’Enhaut : http://www.ps-riviera.ch/nos-candidat-e-s/

Conseil d’Etat vaudois : l’élection de Béatrice Métraux en deux tweets

Comme pour le 1er tour, je vous propose le résumé du jour en deux tweets, suivi d’un rapide commentaire.

Le premier tweet pour vous donner les résultats à La Tour-de-Peilz:

 

Le deuxième pour un regard quelque peu décalé après une année fort nombreuse en élections et votations dans le canton de Vaud et plus particulièrement dans notre commune:

 

J’y ajoute le résultat de l’élection pour l’ensemble du canton de Vaud:

CE BeatriceMettraux Pierre YvesRapaz

Mon commentaire du jour :

Mon premier commentaire sera pour la participation, celle-ci est passée de 32.5% à 32.34% pour La Tour-de-Peilz et de 31% à 30.34%. Contrairement à certains pronostics et malgré la multiplication des scrutins, les électeurs du premier tour ont largement remis la compresse pour ce deuxième tour. La légitimité de Béatrice Mettraux ne saurait ainsi être remise en question.

Par rapport au premier tour, Béatrice Mettraux creuse l’écart. Elle a capté l’essentiel des voix centristes puisqu’elle passe, au niveau cantonal, de 40% à 54% alors que Pierre-Yves Rapaz passe lui de 40% à 43.15%.

Avec 58.2% des suffrages au deuxième tour à La Tour-de-Peilz, Béatrice Mettraux (58.2%) réussit un score qui se situe entre celui de Géraldine Savary (60.02%) et de Luc Recordon (56.42%) au deuxième tour du Conseil des Etats. Au niveau cantonal, elle se situe cependant plus près de Géraldine Savary (55.52%) que de Luc Recordon (50.95%). De part son mandat de syndic de Bottens, Béatrice Mettraux dispose certainement d’un plus fort soutien dans les campagne que Luc Recordon.

A noter que, pour sa part, Pierre-Yves Rapaz (43.15%) fait mieux que Guy Parmelin (41.76%) au niveau cantonal et presque aussi bien qu’Isabelle Moret (44.33%). Le plafond de l’alliance PLR/UDC au niveau cantonal vaudois se situe donc bien actuellement entre 42% et 44%. C’est largement insuffisant pour garder la majorité à l’exécutif vaudois comme au Conseil des Etats à Berne. Et c’est bien le dilemme de cette alliance dans la perspective de mars 2012.

Enfin, les résultats de ce deuxième tour confirment ce que j’indiquais déjà au premier tour (Conseil d’Etat vaudois : la complémentaire en trois tweets) : l’UDC blochérienne est donc bien la machine à perdre de la droite et le centre (Vaud libre, PDC, Verts libéraux) se pose en arbitre.

La suite au mois de mars… en attendant toutes mes félicitations à Béatrice Mettraux pour sa brillante élection.

EF 2011 : La concordance? Ce n'est pas la formule magique… | Urs Altermatt

«Il est erroné de réduire la concordance – à ne pas confondre avec la formule magique – aux simples calculs arithmétiques. La concordance a débuté au XIXe siècle, après la fondation de la Suisse moderne, lorsque les radicaux ont accordé un, puis deux sièges aux catholiques conservateurs (ndlr: ancêtres des PDC). Ces derniers avaient renoncé à leur politique d’opposition à l’Etat fédéral. Ils ont obtenu la présidence du Conseil national en 1887, puis un premier siège au Conseil fédéral en 1891. La concordance impliquait donc dès l’origine la protection des minorités politiques, linguistiques et confessionnelles, et le partage du pouvoir, selon un modèle que connaît aussi le Tribunal fédéral. Aujourd’hui on ne discute que des aspects arithmétiques. Enfin, la concordance devrait impliquer aussi de ne pas évincer de conseiller fédéral. Les changements doivent se faire dans la douceur. En 2003 on a raté l’occasion, et on paie les traumatismes de 2003 et 2007.»

Propos de l’historien Urs Altermatt dans le journal LeTemps.ch | «On paie l’addition de 2003 et 2007».

Non, décidément non, l'UDC ne lave pas plus blanc…

Durant vingt ans, Christoph Blocher et l’UDC auront fait la leçon à tous ceux qui ne pensent pas comme eux…Et les voilà rattrapés par ce que soi-disant ils dénonçaient. Non, décidément non, l’UDC ne lave pas plus blanc…

BURKI 08 12 2011 Dessin de Burki dans 24heures du 9 décembre 2011

Triste ironie, durant vingt ans, Christoph Blocher et l’UDC auront fait la leçon à tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Dénonçant le copinage entre politiciens et monde des affaires, l’incompétence des dirigeants politiques, l’abandon des valeurs helvétiques, les ambitions personnelles. Aujourd’hui, ils sont l’incarnation parfaite de ce qu’ils dénonçaient. L’amateurisme en plus.

L’éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral en 2007 n’en apparaît que plus sage pour ne pas dire sain.

Depuis, le pays ne marche pas plus mal, au contraire. La Suisse a maintenu sa croissance économique, a passé des accords sur le secret bancaire avec l’Allemagne et le Royaume-Uni et a posé les jalons d’une nouvelle politique de l’énergie.

Aujourd’hui, la volonté de l’UDC consistant à simplement changer de soldat-candidat comme si de rien n’était après l’affaire Zuppiger1 les disqualifie définitivement, en l’état actuel, à disposer de deux sièges, voire même d’un seul, au Conseil fédéral.

A lire : Retour de manivelle | Le Temps (09.12.2011)

 

  1. Et une heure après seulement que celui-ci ait jeté l’éponge []

Revue de presse : UDC Grounding (8 décembre 2011)

  • L’UDC s’enfonce dans la crise | LeTemps.ch – La fin de la maison Blocher ? :
    «Une question, parmi d’autres, occupe les élus UDC. Pourquoi la direction du parti n’a-t-elle pas informé le groupe parlementaire des reproches visant Bruno Zuppiger? Le fait que c’est précisément la Weltwoche, publication proche de l’UDC, qui a révélé le pot aux roses, provoque des remous dans le parti. De nombreux UDC, déstabilisés, n’ont plus confiance. Habitués à marcher au pas, ils se sentent floués […]»
  • Le jeudi noir des stratèges de l’UDC | LeTemps.ch – Exit Bruno Zuppiger et le système de concordance pour Le Temps :
    «Pour Bruno Zuppiger, hier candidat au Conseil fédéral, ce jeudi aura été le jour de la honte, l’aveu public d’un mensonge, et la fin de sa carrière politique. Pour l’UDC, ce fut une journée dramatique. La journée des dupes; en l’occurrence ses propres dirigeants trop naïfs. Afin de sauver la face, le groupe UDC a été contraint d’aller rechercher celui qu’il ne voulait pas il y a trois ans, Hansjörg Walter, fraîchement élu à la présidence du Conseil national. La précipitation des événements aura porté un rude coup à la crédibilité du premier parti de Suisse et accéléré la déstabilisation du système de concordance.
    Après Bruno Zuppiger, victime de ses propres appétits et insuffisances, c’est la direction de l’UDC elle-même qui a perdu tout crédit. Et pas n’importe qui: le président du parti Toni Brunner, le chef du groupe Caspar Baader et le grand stratège Christoph Blocher.»

La chute de la maison Parmelin

Le groupe UDC a choisi de lancer le Zurichois Bruno Zuppiger et le Fribourgeois Jean-François Rime dans la course à l’élection au Conseil fédéral le 14 décembre. Avec ce ticket réunissant un Romand et un Alémanique, quatre autres candidats restent sur le carreau, dont le Vaudois Guy Parmelin.

Ainsi en quelques semaines, nous avons assisté presque en direct à la chute de la maison Parmelin.

Attendu et pressenti par le PLR vaudois, il était la figure «raisonnable»1 de l’UDC vaudoise, capable disait-on de sauvegarder le siège et la majorité de droite. Sa défection a alors terni son aura.

Puis s’est ajoutée sa défaite en rase campagne au deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats. Conseiller national désormais confirmé, il est resté à la traîne derrière Isabelle Moret et n’a pas pour autant permis à celle-ci de faire le plein des voix à droite. Il entraînait ainsi, une deuxième fois après 2007, la chute du dit centre-droit vaudois.

Enfin, sa candidature à la candidature pour un deuxième siège UDC au Conseil fédéral a fini de l’écorner au niveau cantonal. Ses slaloms pour justifier sa candidature tout en essayant de préserver les relations avec le PLR vaudois tout en taisant son attitude éventuelle s’il devait être opposé à Pierre-Yves Maillard pour le remplacement de Micheline Calmy-Rey ont fini d’en faire un triste pantin des «stratèges» de l’UDC zurichoise.

Aujourd’hui, il a fini son tour de piste. Il peut tranquillement aménager son placard bernois.

  1. On évaluera son côté raisonnable pour le PLR en rappelant que Guy Parmelin est membre du comité d’initiative « Stop à l’immigration massive »… []