10 février 2012 : Lyon – Maillard – Gorrite à La Tour-de-Peilz

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Anne-Catherine Lyon, Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite seront présents  le vendredi 10 février prochain à 20h30 à la Cafétéria du Collège des Mousquetaires à La Tour-de-Peilz.

Venez nombreux discuter et débattre avec nos candidat-e-s au Conseil d’Etat.

La Suisse et l’ACTA : état de la situation | Le blog du KHannibal

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Cet article fait le point sur la situation de la Suisse relativement à la discussion et ratification du traité ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement, ou ACAC, Accord commercial anti-contrefaçon). Ce traité vise à renforcer de manière démesurée le pouvoir du copyright sur les contenus numériques et par là-même contrôler et à criminaliser nos usages dans ce domaine.

Très concrètement, l’auteur s’est renseigné auprès de l’Institut fédéral de la Propriété intellectuelle (IPI) qui était chargé de négocier l’ACTA pour la Suisse et il a appris que la procédure administrative en Suisse en vue d’une signature de ACTA était en cours.

Toutefois, il n’y a pas (encore ?) de planning défini pour les diverses étapes, selon l’IPI. La décision concernant la signature appartiendra au Conseil Fédéral. L’ACTA devra ensuite être approuvé par le Parlement. Enfin, en principe, le référendum facultatif devrait être ouvert (art. 141 Cst), laissant au peuple, le cas échéant, la possibilité de se prononcer sur cet accord.

L’article présente aussi les positions des différents protagonistes sur le traité.

Pour ma part, en janvier 2010, je vous avais déjà parlé d’ACTA : ACTA : le traité qui fera de vous un criminel de l’Internet. Je concluais alors concernant l’ACTA:

Comme dans le cas de Facebook et Google (Google et Facebook are watching you), de tels dispositifs ne servent qu’à nous livrer pieds et poings liés à l’industrie des loisirs et de la consommation et aboutiront, si elles se développent, à l’instauration d’une dictature numérique où les tyrans seront des entreprises privées.

Ma position n’a pas changé. Vous pouvez déjà, comme moi, signer la Pétition : Nous ne voulons pas d’ACTA en Suisse.

A lire donc : La Suisse et l’ACTA : état de la situation | Le blog du KHannibal.

Blocher : «le peuple» désigne les citoyens qui lui obéissent

Peter von Matt livre dans L’Hebdo du 26 janvier 2012 une analyse sémantique et psychologique éclairante du vocabulaire et du personnage Christophe Blocher.

«Les attaques de M. Blocher sont toujours motivées par des animosités personnelles. Depuis sa non-réélection, il considère Eveline Widmer-Schlumpf comme son ennemie personnelle. […] chaque position influente sur laquelle il n’a pas d’emprise est une provocation pour lui. […] La «classe politique» qu’il attaque volontiers, désigne simplement chaque politicien qui ne le suit pas. Comme «le peuple» désigne les citoyens qui lui obéissent. Ils sont aussi les seuls «Suisses». Tous les autres sont des «gauchistes»

Décidément cela faisait longtemps que je n’avais pas trouvé autant de matière à lire et à partager dans L’Hebdo. Je vous invite à lire l’entier de cet interview accordé par Peter von Matt qui analyse l’évolution de la politique suisse à la lumière de l’affaire Hildebrand.

Source : Peter von Matt « Pousser Hildebrand au départ était totalement disproportionné ». In L’Hebdo 26 janvier 2012

Le Conseil d’Etat vaudois a fait de la politique | Chantal Tauxe

Dans L’Hebdo du 26 janvier 2012, Chantal Tauxe revient sur le dénouement de la situation sur le site Novartis de Prangins et assène quelques vérités bien senties sur le travail réalisé à cette occasion par le Conseil d’Etat vaudois :

«Alors que l’on désespère que l’Union européenne parvienne à imposer sa loi face aux diktats des marchés, [le Conseil d’Etat vaudois, flanqué des syndicats et soutenu par toute une région,]  a récusé tout fatalisme économique, cherché des solutions concrètes, usé de sa marge de manœuvre. Il a osé accomplir ce pourquoi un peuple se choisit périodiquement des autorités. Il a fait de la POLITIQUE. Un exploit dans un continent livré pieds et poings liés à la récession. Une vraie leçon pour ceux qui aiment confiner l’Etat dans le rôle de pompier ou de gestionnaire effacé et complaisant sans imagination et sans courage.»

De quoi le féliciter plutôt que de lui chercher des poux.

Ce qui ne doit pas nous empêcher de garder les yeux ouverts et de ne pas oublier que, comme l’indique Jean-Daniel Delley :

«Le coup de force de Novartis a mis en lumière la faible protection des travailleurs contre les licenciements collectifs. Au droit à l’information doit s’ajouter un mécanisme arbitral qui apprécie la justification économique des licenciements collectifs. La révision du Code des obligations prévue cette année pourrait en être l’occasion. Faute de quoi d’autres entreprises joueront de la menace de fermeture pour obtenir des avantages.»

Mais comme cela fait du bien de voir un Conseil d’Etat faire de la politique ! Ce ne sont pas les employés du site Novartis de Prangins qui s’en plaindront.

Sources :

  • Chantal Tauxe : GRACE ET DISGRACE Vaisselle cassée. In L’Hebdo du 26 janvier 2012
  • Jean-Daniel Delley : A Prangins, la double victoire des salariés et de Novartis. In Domaine public du 25 janvier 2012

 

Bonne ou mauvaise idée le prix unique du livre?

Lors des votations/élections du mois de mars prochain, la question du prix unique du livre sera un des objets fédéraux sur lequel les citoyen-ne-s suisses auront à se prononcer. Une des questions sur laquelle les partisans et les opposants s’affrontent est celle de savoir quel sera l’impact du prix unique du livre sur son prix. A ce titre, l’expérience française est intéressante.

Sur le site de la Vie des idées, Vincent Chabault s’intéresse lui à la santé et à l’avenir des librairies indépendantes françaises et des défis que celles-ci auront à relever. L’objet de son article n’est donc pas directement le prix unique du livre. Pour Chabault, une grande partie des difficultés économiques rencontrées actuellement par la librairie indépendante semble être liée à l’introduction des nouvelles technologies dans les rapports marchands.

Préalablement, il dresse l’effet du prix unique du livre en France et c’est ce passage qui nous intéresse plus particulièrement dans la perspective des votations fédérales de mars 2012.

En 1981, alors que la FNAC vend le livre avec une remise de 20 % depuis sept ans, quelques éditeurs, représentés par le directeur des Éditions de Minuit, Jérôme Lindon, parviennent à faire instaurer le prix unique du livre, fixé par l’éditeur, chez tous les détaillants. Mesure phare du projet de François Mitterrand, la « loi Lang » est votée le 10 août 1981. Refusant de considérer le livre comme un produit marchand banalisé, la loi garantit l’égalité du citoyen devant le livre (qui sera vendu au même prix sur tout le territoire, à 5 % près), le maintien d’un réseau de distribution, grâce notamment à une marge substantielle, et assure le soutien à la création et à l’édition d’ouvrages dits « difficiles ». Près de trente ans après, différents observateurs jugent le bilan de la loi positif. Selon les économistes Mathieu Perona et Jérôme Pouyet, le prix unique du livre a eu quatre conséquences. Il a fourni aux libraires les ressources assurant le maintien d’un fonds important, il a assuré la survie de librairies de petites dimensions, il ne semble pas avoir entraîné de hausse très importante du niveau général des prix. Enfin, au vu de l’évolution du nombre de nouveautés dans les pays sans prix unique, et en adoptant un point de vue strictement quantitatif, les inquiétudes quant à un appauvrissement de l’offre éditoriale ne semblent pas fondées.

Ainsi donc si, sur la durée une légère hausse du niveau général des prix a pu être constatée et ne dépend pas forcément que de la seule mesure du prix unique du livre, les avantages de la mesure sont pour Vincent Chabault indéniables et le bilan est jugé positif notamment pour le maintien de petites librairies.

Par contre, ce n’est pas le seul défi que les librairies ont à relever dès aujourd’hui. Vincent Chabault en identifie quatre principaux pour la France :

  • la hausse du coût des loyers commerciaux;
  • les relations avec les distributeurs en charge des flux physiques et financiers;
  • la vente en ligne (10 % du marché);
  • les mutations des pratiques culturelles.

Si la population suisse en accepte le principe, le prix unique du livre – outre la question de la diversité culturelle et l’accès au livre – offrira une bouffée d’air salvatrice et indispensable aux librairies que nous connaissons.

Source : Libraires épuisés – La Vie des idées.

Photo du Conseil fédéral : Un ennui hyperréaliste

«L’image de cette année représente un gouvernement sagement réuni devant une grande image de sous-bois printanier, comme celles qu’on peut trouver dans les bricocentres pour tapisser le mur de la chambre d’amis. Une vision lisse qui ne peut engendrer qu’indifférence et passivité.» (Béat Brüsch)

Au-delà de ce jugement sans appel, Béat Brüsch revient sur la photo 2012 du Conseil fédéral et nous offre aussi d’utiles informations sur Franz Gertsch l’artiste du tableau servant de toîle de fond à cette photo ainsi que sur le courant de l’hyperréalisme auquel cet artiste et ce tableau se rattachent.

Au final, le mieux que l’on puisse souhaité pour Franz Gertsch, c’est que cette photo vous amène à Berthoud pour aller à la rencontre de son oeuvre.

Une partie de la série des tableaux de Franz Gertsch consacrés à Patti Smith

Pour vous y préparer et vous titiller, Franz Gertsch est aussi connu pour une célèbre série de peintures qu’il a réalisées sur Patti Smith.

Le billet de Béat Brüsch:  Un ennui hyperréaliste – Mots d’images

La source de l’image pour Patti Smith : http://www.aguam.com/article/view/patti-smith-por-franz-gertsch

#VD2012 : résultat du bal pré-électoral

La succession des échéances électorales dans le canton de Vaud met à rude épreuve les partis politiques et leurs militants. Dans un rythme effréné, les différents partis ont établi et tenté d’affiner leur stratégie électorale tant pour l’élection au Conseil d’Etat qu’au Grand Conseil. En une semaine, il a fallu établir les listes pour le Conseil d’Etat et les alliances en même temps qu’était assermentée l’écologiste Béatrice Métraux et étrennée une majorité rose-verte. Bilan d’une semaine (pré-)électorale assez folle.

Les gagnants

Indubitablement les trois candidat-e-s socialistes entraîneront Béatrice Métraux pour confirmer la majorité sortie des urnes le 18 décembre dernier. On mesurera le chemin parcouru par cette liste à quatre devant l’absence de psychodrame et la grande sérénité du congrès du Parti socialiste du samedi 7 janvier. Idem du côté des Verts, malgré une victime collatérale (Yves Ferrari).
Le PDC a eu chaud en lançant sans concertation avec ses alliés du centre la candidature de Claude Béglé. Le PDC réussit in extremis à conclure une liste à quatre au Conseil d’Etat avec l’UDF, les Verts libéraux et le PBD. L’essentiel est sauf, même si au niveau du Grand Conseil, les listes PDC entreront en concurrence, dans certains district, avec celles des Verts libéraux/PBD.
Les militants des Verts libéraux ont fait preuve de plus de maturité et de sens politique durable que leurs ténors Jacques-André Haury et Isabelle Chevalley.
Les trois candidats du PLR ont sauvé l’essentiel, c’est-à-dire leur tête, en partant avec le candidat UDC.

 

Les perdants

Sans conteste, Isabelle Chevalley voit son étoile pâlir après avoir brillé au mois d’octobre avec son élection au Conseil national. Problème de croissance? C’est tout un paradoxe pour une libérale verte. Ou alors un problème d’égo.
Vaud libre se retrouve esseulé, rejeté par l’Alliance du centre et sans grand soutien du côté de la gauche et des Verts. Son côté Winkelried de la complémentaire de novembre n’est en définitive guère récompensé.
Dans certains district, le dit-Centre avec sa dispersion des listes risque de perdre l’avantage de sa liste commune pour le Conseil d’Etat. La lutte sera notamment acharnée sur la Riviera avec trois listes : celle de Riviera Libre (Vaud libre), celle du PDC et celle des Verts libéraux et du PBD.
La majorité de droite au Conseil d’Etat avec son candidat UDC désigné à l’insu de son plein gré et muni de son lot de casseroles made in Jura.
La chimère que représentait un candidat agrarien non blochérien.

 

Sur le ballant

Si le PLR conservera ses trois magistrats au Conseil d’Etat, il est difficile d’établir le pronostic pour le Grand Conseil. De plus, suivant les arrondissements, on trouvera une ou deux listes PLR. En outre, l’érosion vers le dit-centre devrait se poursuivre. Cependant, le découpage des arrondissements électoraux joue plus en leur faveur que l’arrondissement unique des fédérales. Match nul.

 

Inaudible

Les cinq candidats de La Gauche assurément et c’est bien dommage, mais le mal est ancien.

 

Interrogation

Le PBD ne servira-t-il qu’à apporter d’utiles suffrages aux Verts libéraux sur les listes du Grand Conseil ou…?

 

#VD2012 est le hashtag retenu par la mini-communauté de twtteriens vaudois et autres pour suivre l’actualité des élections cantonales vaudoises de ce printemps. Je l’utiliserai à l’occasion dans le titre de mes articles en lien avec cette campagne.

 

Quand Isabelle Chevalley voyait clair et conseillait le PLR

Les médias sociaux sont assez impitoyables dans la mesure où ils gardent la traçabilité de nos affirmations ou de nos engagements. Alors que lundi Isabelle Chevalley défendait la liste commune Verts libéraux – PLR – UDC pour se faire désavouer par les siens le jour suivant, son fil twitter nous indiquait le dédoublement de personnalité qui la saisit depuis son élection au conseil national :

Isabelle Chevalley, députée vaudoise, devrait plus écouter Isabelle Chevalley, conseillère nationale.

La Suisse compte 260’000 enfants pauvres | tsrinfo

Derrière le Sonderfall helvétique, la réalité n’est pas si rose et la reproduction sociale fonctionne à plein. C’est ainsi que la Suisse compte quelque 260’000 enfants pauvres, soit 13’000 classes d’école, selon les estimations de Caritas. Comme la mobilité sociale est très faible dans le pays, cette pauvreté est également héréditaire, a dénoncé lundi l’oeuvre d’entraide.

Ces 260’000 enfants vivent dans des ménages dépendant de l’aide sociale ou faisant partie des « working poors ». Ils ne souffrent pas seulement du manque d’argent, mais également du manque de repas sains, de logements précaires ou d’habits adaptés.

Ce qui conduit à une perte d’estime de soi et à de mauvais résultats scolaires alors qu’ils doivent déployer le principal de leur énergie pour maintenir la cohésion familiale et ne pas perdre leurs amis. En outre, les parents pauvres ont moins de temps pour leurs enfants et moins d’offres de formation.

Pour faire évoluer la situation, Caritas préconise de soulager le travail des parents, d’encourager la réalisation de logements à loyer modéré et de mettre en place des offres en matière de garde des enfants et de formation.

Source : La Suisse compte 260’000 enfants pauvres – tsrinfo.

Pierre-Yves Rapaz est-il soluble dans les Verts libéraux ?

A moins que la question soit inverse : Les Verts libéraux sont-ils solubles avec Pierre-Yves Rapaz? Je m’explique.

Dans le journal 24 Heures de ce jour, la conseillère nationale Isabelle Chevalley explique pourquoi elle souhaite que son parti s’allie avec l’UDC. Elle indique également la raison pour laquelle son parti avait appelé à voter blanc lors de l’élection complémentaire du 18 décembre dernier.

Vous avez refusé de soutenir le candidat de l’UDC à l’élection complémentaire du 18 décembre. Mais vous présentez comme une nécessité l’alliance avec son parti en vue de l’élection générale du Conseil d’Etat du 11 mars. Comment justifier ce grand écart?

Dans le cadre de l’élection complémentaire, nous ne contestions pas le siège de l’UDC, mais le candidat qu’elle présentait. Nous avons manifesté cette réprobation en appelant au vote blanc. C’était un signal adressé à l’UDC: «Nous ne sommes pas contre vous, pour autant que vous présentiez une personnalité représentative de la singularité cantonale de votre parti.»

Dans le fond, Isabelle Chevalley et les Verts libéraux souhaitaient donner une leçon à l’UDC vaudoise afin que celle-ci revienne à de meilleurs sentiments. Mais que prônera-t-elle demain lors du Congrès de Verts libéraux maintenant que le seul candidat UDC à disposition est justement celui que les Verts libéraux ne voulaient pas aux mois de novembre/décembre? Et maintenant que l’on sait que la «singularité cantonale de l’UDC vaudoise», c’est du pipeau?

En effet, le site de la TSR nous apprend ce soir que

Le comité de l’UDC-Vaud n’a enregistré pour l’heure qu’une candidature à l’interne pour l’élection au Conseil d’Etat du 11 mars. Pierre-Yves Rapaz est le seul à vouloir se lancer dans la course. Le congrès du parti aura le dernier mot mardi soir.

Le secrétaire général du parti Claude-Alain Voiblet, dont la candidature a été évoquée dans les médias, a renoncé à se présenter. « Je l’ai fait savoir à la section de Lausanne », a-t-il communiqué lundi à l’ats.

Comme le dit également fort bien 24Heures de ce jour pour la droite vaudoise et les Verts libéraux: l’heure de vérité c’est demain!

Mise à jour (10.01.2012)

Décidément chaque jour, pour ne pas dire chaque heure, est un nouveau jour/nouvelle heure pour l’UDC vaudoise.

En effet, on apprend (10.01.2012 à 14h07) que

Pierre-Yves Rapaz se retire de la course au Conseil d’Etat vaudois. Le comité central de l’UDC propose de le remplacer par le coordinateur romand de l’UDC suisse Claude-Alain Voiblet. Cette candidature doit encore être approuvée par le congrès du parti vaudois mardi soir à Morges.

Claude-Alain Voiblet est également secrétaire général de l’UDC Vaud, député et président du Conseil communal de Lausanne. Lundi encore, il assurait ne pas vouloir être candidat.

Source : tsrinfo.ch

Voici donc que Claude-Alain Voiblet invente le candidat udc vaudois à l’insu de son plein gré ! Il faut dire que dans les atermoiements il était à bonne enseigne grâce à Guy Parmelin.