Du bavardage à la réflexion profonde | InternetActu.net

Quasi braudélien l’éditorial de Clive Thompson dans Wired, traduit par InternetActu, sur les formes contemporaines de discussions, celui-ci s’intéresse à la médiation à court, moyen et long terme des informations.

Image : Ma vie de Tweets, 2007-2009, volume I par James Bridle qui anime notamment BookTwo, une réflexion sur l’avenir du livre. Un livre qui rassemble tous les tweets de l’auteur sur 2 ans : les formes courtes pour promouvoir une réflexion longue ? cc http://bit.ly/exgG2C

A Twitter appartiennent les instantanés tempétueux.

Aux blogs est dévolu le temps long des analyses en profondeur et la longue traîne.

Resterait le temps perdu du moyen terme. Celui qui appartenait aux hebdomadaires soit

des reportages ou des articles produits quelques jours après un événement majeur, avec un peu d’analyse saupoudrée sur le dessus.

Par ailleurs, différents outils de lecture sont apparus prenant en compte cette montée du long terme. Ainsi en est-il de Readability ou d’Instapaper. L’iPad appartiendrait à cette même catégorie d’outil adapté à la lecture de ces formes longues.

Mais si les blogs ont modifié leurs manière de bloguer, la presse ne semble pas, elle, avoir compris le changement de ces temporalités et des modifications que cela implique dans son travail.1 Du moins, est-ce une des conclusions que j’en tire de la lecture du résumé de ce très intéressant éditorial de Clive Thompson.

Source: Du bavardage à la réflexion profonde « InternetActu.net.

  1. Bien au contraire serait-je tenté de dire. En effet, elle court plus après les tweets que l’analyse fouillée. []

Il y a vingt ans: Dürrenmatt comparait la Suisse à une prison

Rüschlikon, le 22 novembre 1990: Un discours mémorable du dramaturge suisse à l’occasion de la remise du prix Gottlieb Duttweiler à Václav Havel. Trois semaines après son étonnant discours, Friedrich Dürrenmatt décédait. C’est un testament qu’il vaut la peine de relire que nous propose Domaine public.

«Si bien qu’à votre grotesque tragique, on peut comparer aussi le grotesque suisse: il s’agit d’une prison, assez différente évidemment de celles où l’on vous a jeté, cher Havel, une prison où les Suisses se sont réfugiés». Et le dramaturge d’enchaîner avec une vaste description déroutante de Suisses qui sont tous prisonniers, mais également tous gardiens, afin qu’ils se sentent tout de même libres. Lire la suite… >>

via Domaine Public | Articles

Le sauvetage chilien, fiasco du journalisme | OWNI, Digital Journalism


Le choix d’envoyer toutes ces ressources au Chili a des conséquences sur ce que nous couvrons dans notre pays. Mon ancienne collègue de Mizzou (l’université du Missouri, NdT) Lene Johansen a publié un article déchirant plus tôt dans la semaine sur la pauvreté à Philadelphie provoquée par la Grande Récession. Déchirant en raison des détails, mais encore plus parce que ce type de sujet n’est pas traité tous les jours. Les gens pauvres n’achètent pas de journaux. Des ressources importantes sont allouées à la couverture de n’importe quel objet brillant après lequel la classe américaine qui a du pouvoir d’achat va courir en ce moment. L’histoire des mineurs chiliens, même si elle est intéressante et réchauffe le cœur, n’est que l’attraction de la semaine, une autre forme de téléréalité aux yeux des chefs du business qui décident de l’emploi des ressources.

Source : Le sauvetage chilien, fiasco du journalisme | OWNI, Digital Journalism.

Pourquoi l’Internet n’a-t-il pas changé la politique?


Dominique Cardon est sociologue au laboratoire des usages SENSE d’Orange Labs. Il publie au Seuil, dans la collection “la République des Idées”, un petit livre synthétique, stimulant, lucide et informé sur La Démocratie internet. Un ouvrage où il tente de nous expliquer pourquoi le grand soir électronique n’a pas eu lieu.

Pourquoi l’internet n’a-t-il pas changé la politique ? Peut-être parce que la politique sur internet n’est pas là où, par habitude, on va la chercher, suggère-t-il. Voire même parce que les formes représentatives traditionnelles ne sont pas nécessairement solubles dans l’internet. Et que l’internet nourrit peut-être un autre espace démocratique que celui de la compétition pour la représentation politique. InternetActu.net l’a interrogé.

L’interview d’InternetActu.net: http://www.internetactu.net/2010/10/07/dominique-cardon-pourquoi-linternet-na-t-il-pas-change-la-politique/

Caisses maladie : au puissant suisse allemand, les réserves du misérable romand…

Où l’on apprend que les réserves des assurés romands sont bradées aux assurés alémaniques pour que ces derniers ne se rallient pas à la nouvelle et prochaine initiative sur la caisse unique.

Ce vendredi,  le conseiller fédéral Didier Burkhalter doit annoncer  une hausse des primes maladies pour 2011 avec en toile de fond la guerre est ouverte entre les cantons romands et la Confédération à propos des réserves des caisses.

Dans l’édition de ce jeudi du journal Le Temps,  Jean-Claude Péclet rendait compte d’une séance édifiante au siège de l’Office fédéral de la santé publique. Plus intéressant —d’autant plus venant du journal Le Temps peut susceptible de sympathie à l’égard de la Caisse unique—, il s’interrogeait au final sur les raisons du non règlement par un arrêté fédéral urgent du problème des réserves des assurés romands que les caisses maladies Supra et Assura veulent transférer dans d’autres cantons. Il terminait en émettant une très intéressante hypothèse:

Et pourquoi ne pas régler par un arrêté urgent le problème des «stocks» romands en attendant que les réformes de Didier Burkhalter portent leurs fruits? Devant le silence assourdissant des principaux intéressés face à cette question, l’observateur en est réduit à des hypothèses. En voici une.

Le Conseil fédéral n’a pas envie de s’engager contre le pillage des réserves romandes parce qu’il craint, plus encore que la colère vaudoise, genevoise ou neuchâteloise, celle des assurés alémaniques qui verraient leurs primes exploser si le transfert envisagé par Assura et Supra (et d’autres probablement) était interdit. En effet, les réserves atteignent 3,9% du montant des primes à Lucerne, 0,4% à Saint-Gall et… – 7,5% à Berne, alors que le minimum légal pour des grandes caisses est de 10%. Il faut les reconstituer, d’une façon ou d’une autre. En mettant trop de pression outre-Sarine, on court le risque de voir une nouvelle initiative sur la caisse unique y rallier une forte minorité, tandis qu’elle pourrait obtenir la majorité en Suisse romande.

Si la solidarité confédérale n’avait aucun intérêt pour la droite du Conseil fédéral et du Parlement lors de la révision de l’Assurance chômage, elle semble leur tenir lieu de bouée de sauvetage et uniquement pour ménager les Suisses alémaniques —qui paraît-il dans leurs gênes seraient moins enclins à demander l’aide de l’Etat…— dans le domaine de l’Assurance maladie.

Selon que vous serez puissant suisse allemand

ou misérable suisse romand

Les jugement de cour vous rendront (mouton) blanc ou noir…

via LeTemps.ch | Comment le contrôleur des primes s’est fait casser les dents.

Quelqu'un m'a dit…

Le monde méditico-politique français et international bruisse depuis quelques jours de rumeurs relatives à la santé du couple présidentiel français. S’y ajoute un parfum autour de l’utilisation de Twitter dans la propagation de la rumeur et depuis hier de menaces de plaintes pénales du côté des protagonistes «touchés» par cette rumeur à savoir: le président français, son épouse, un chanteur récemment nominé et une jeune secrétaire d’Etat.

Dans une de ses chroniques, Richard Hétu (» Twitter et rumeurs journalistiques) nous précise que

le journaliste américain Eric Pape, qui vit à Paris, attribue à des tweets de journalistes les rumeurs sur la vie amoureuse du premier couple français.

Sur son blog, Eric Pape revient aussi sur la longue histoire des infidelités du président français et plus particulièrement celle qui se noua pendant son premier mariage avec sa future deuxième épouse

Sarkozy appears to have a long history of infidelity. One of the most notorious alleged incidents was detailed in a fascinating 2008 Vanity Fair cover story on the Sarkozys’ intersection of glam, power, and sexual predation. The magazine recounted a scene wherein Nicolas Sarkozy and his first wife (and the mother of two of his children) went on a ski trip with the wife of popular French television host Jacques Martin, Cecilia. (Sarkozy, then mayor of Neuilly-sur-Seine, had performed their wedding.) When Sarkozy’s first wife couldn’t find him anywhere in the chalet, she decided to knock on Cecilia’s door. After some rustling and a long delay, an awkward Cecilia finally appeared. There was no one inside, but Sarkozy’s first wife noticed an open window and fresh footprints in the snow leading away.

Ce matin, Jean-François Kahn vient à son tour apporter sa petite musique de circonstance relativement à cette rumeur «qui circulait dans ce qu’on appelle le «tout Paris» depuis quelques semaines». (Couple Sarkozy: l’info et la rumeur mondialisées). Il conclut en trois points fort censés que les protagonistes de cette affaire devraient méditer avant de déposer plainte

  1. Internet est à la fois un formidable instrument de dégommage des censures, de décryptage des discours officiels, de subversion des pensées uniques et d’abolition des frontières qui séparent l’information de la rumeur ;
  2. on ne peut prendre le risque de bipolariser la vie publique et d’instrumentaliser sa vie privée sans que cela vous revienne en boomerang ;
  3. la mondialisation débouche, aussi, sur la subversion de toutes les retenues internes par un manque total de retenues externes.

Mais les propos d’Eric Pape nous indiquent aussi que le journalisme politique français est tombé bien bas et sa volonté de trouver coupable dans les réseaux sociaux tel Twitter le rend plus pitoyable encore.

(Photo Reuters)

iMaisonBlanche : Barack Obama sur son iPhone

Depuis quelques jours vous pouvez suivre l’actualité de la Maison Blanche sur iPhone grâce à son application officielle. Une manière de relancer la présence numérique de Barack Obama et sa présidence?

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, il est difficile d’affirmer que Barack Obama ait véritablement transformé l’essai de sa campagne sur l’Internet à la Maison Blanche. Cela lui aurait pourtant été fort utile relativement à la réforme de l’assurance-maladie ou pour faire front aux différents groupes de pression.

Cette application viendrait-elle à point nommé pour relancer Barack Obama? Seule, c’est sûr elle ne suffira pas. Ces adversaires ultra-conservateurs ont recouru au populisme et Barack Obama semble lui vouloir les prendre à leur propre piège sur ce terrain-là notamment avec ses dernières annonces sur les banques et le financement des campagnes des candidat-e-s par les lobbys. Existe-t-il un populisme plus «juste» que l’autre? Nous avions déjà abordé ce sujet à l’aide de Gustave Le Bon et sa Psychologie des foules.
En attendant la réponse, vous pouvez voir la présentation de l’application sur le site Whithehouse.gov et télécharger l »application sur l’appstore.


Source :
La Maison Blanche ? Il y a une application pour ça !.

UBS, Finma, Conseil fédéral : pas de raison des petits copains | Le Blog de Signature

Le Conseil fédéral a peut-être agi au mieux en faisant remettre au fisc américain, via décision de la Finma, les données bancaires de 285 comptes de clients américains d’UBS le 18 février dernier. Mais il doit maintenant aller au bout de sa logique, et exiger d’UBS un geste indispensable : qu’elle engage une procédure de poursuite contre ses anciens dirigeants, à commencer par son ex-président Marcel Ospel. […]

Dans cette affaire, on peut avaler la raison d’Etat, mais alors sans le soupçon d’une raison des petits copains.

Evidemment à 100% d’accord, mais sans illusion sur le courage politique du Conseil fédéral actuel…

via UBS, Finma, Conseil fédéral : pas de raison des petits copains sur RSR – Le Blog de Signature.

Obama souffle le chaud-froid

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Barack Obama. Source: Fotopedia

Journée moitié-moitié aujourd’hui pour Barack Obama.

Tout d’abord, l’excellent Richard Hétu nous apprenait qu’aucun président depuis plus de 50 ans n’a réussi aussi bien que Barack Obama à obtenir les votes du Congrès concernant les dossiers défendus par la Maison-Blanche. Le taux de succès s’élève ainsi à 96.7% contre 93% pour Lyondon Johnson. (L’excellent année d’Obama…). Obama soufflait donc le chaud.

Puis le même Richard Hétu nous apprenait qu’un nouveau sondage pour le compte de CBS News voyait sa côte de popularité chuté de 4 points en un mois pour s’établir à 46% d’opinions favorables (Nouveau creux pour Obama). Les principales causes d’insatisfaction portant sur sa gestion de l’économie et la réforme du système de santé. Un vent froid soufflait alors sur Obama…

Café Philo/RSR avec Thierry Herman

La semaine prochaine Thierry Herman sera l’invité du Café philo de la TSR pour trois minutes entre 6h46 et 6h49. Au programme: la bonne vieille rhétorique.

Les deux premiers sujets abordés sont particulièrement alléchants:

  • Obama ou l’art de la rhétorique pour rassembler le peuple américain
  • Les hommes politiques suisses: entre lourdeur et éloquence ?

Heureusement, comme l’indique Thierry sur son site, il est aussi possible d’écouter cette émission à une heure plus convenable, via cette page. Ce serait vraiment bête de s’en priver.

via Le site de Thierry Herman · Café Philo /RSR.