Serge Gaillard: Dois-je leur rappeler que j’étais économiste en chef de l’Union syndicale suisse avant d’être le chef de la Direction du travail?
La campagne sur l’assurance chômage est lancée – tsr.ch – info – suisse.
Serge Gaillard: Dois-je leur rappeler que j’étais économiste en chef de l’Union syndicale suisse avant d’être le chef de la Direction du travail?
La campagne sur l’assurance chômage est lancée – tsr.ch – info – suisse.
Hier soir, la TSR annonçait que Hans-Rudolf Merz présenterait ce vendredi sa démission du Conseil fédéral pour le mois de septembre. Le bal des transferts 2010 est bien ouvert.
Nulle surprise puisque que dès l’annonce du départ prévu pour la fin de l’année 2010 de Moritz Leuenberger du Conseil fédéral, les couloirs du palais pariaient déjà que ce départ serait accompagné de celui de Hans-Rudolf Merz.
Ainsi donc l’été, comme au football, devient la période ouverte des transferts pour le Conseil fédéral : Fluvio Pelli, Christian Levrat et Christian Constantin même combat. Remarquons à leur suite que, comme au football, les règles en ce domaine ont fortement évolué et que la règle de base désormais est justement qu’il n’y en a pas.
Les élections tous les quatre ans des conseillers fédéraux ne valent pas plus, ni mieux que les contrats signés pour deux ou quatre ans entre un joueur et un président de club. Trois, six mois ou un an après tu peux le rompre et partir pour l’Ouzbékistan ou Oulan-Bator. Les sirènes d’un contrat juteux pour le joueur, son agent ou son ancien club priment désormais sur l’intérêt sportif.
Les supporters-militant-e-s, eux, essaient tant bien que mal de suivre le mouvement et s’accrochent à une philosophie de parti ou un esprit de club qu’ils sont bien les seuls souvent à percevoir encore. Les pronostics électoraux tiennent désormais lieu de boussole. Reste à faire le bon transfert…
Au mois de septembre, les premiers matchs seront joués. Au mois de novembre, les premiers entraîneurs sont généralement virés. En janvier, la valse des transferts reprend en même temps que le Paris-Dakar. Tout cela est bon pour les médias qui vivent très mal le creux de l’été et celui de janvier. Cela pimente également les réunions de famille ou sur les linges de plage, les pistes de ski et au moment de l’apéro.
Et puis, une fois parti à l’étranger pour le footballeur suisse ou sur sa petite colline pour un ancien conseiller fédéral, tu peux toujours espérer un jour revenir jouer/sièger sur les lieux de tes premiers exploits. En la matière, les beaux restes côtoient des flops retentissants.
Une fois ta retraite politico-sportive prise, tu peux toujours te reconvertir en entraîneur ou éminence plus ou moins grise de parti. Selon ta carrière, tu y apporteras ta science du tacle ou du jeu à une touche de balle. T’as aussi la possibilité d’ouvrir un bar, de prendre ta licence d’agent de joueurs, d’écumer les conseils d’administration ou, must du must, d’obtenir un mandat auprès d’une agence internationale, onusienne de préférence.
Nous vivons vraiment une époque formidable.
Faute d’un «traitre» diffusant à la presse le verbatim entre Roseline Bachelot, Nicolas Sarkozi et les Bleus, Denis Siffert a été contraint de l’imaginer…
La ministre : « J’en appelle à l’amour du maillot, que dis-je, au sursaut républicain ! » Le capitaine : « Oui, mais Niko n’a pas dit “enculé” ! » Domenech : « Ou, s’il l’a dit, ce n’est pas très grave puisque ça m’était adressé. » La ministre (au bord de la crise de nerfs) : « Mais, je vous parle de l’honneur de la France. » Le capitaine : « D’accord, mais il n’a pas dit “enculé”… Et, de toute façon, ça ne devait pas sortir du vestiaire. Et quand Niko a dit “Casse-toi pauv’con !”, il n’a pas été renvoyé ! » La ministre (qui explose) : « Mais, de quel “Niko” me parlez-vous ? » Sur quoi Roselyne Bachelot se lève et compose nerveusement le numéro de l’Élysée. « – Ici, Claude Guéant. – Je suis à bout ! », lui dit-elle. Mais, avant même que le conseiller ait pu trouver un mot de réconfort, le téléphone lui est arraché des mains : « Allô, c’est Niko ! »
Source: Cette affaire d’État – Politis.
Brady Dougan, patron du Crédit Suisse, a le sourire. Il vient de s’octroyer 71 millions sur les 3,1 milliards de francs en bonus différés et distribués sous forme d’actions par la banque à ses cadres.
Quoi de plus normal, me direz-vous, pour le banquier qui était déjà le banquier le mieux payé d’Europe.
Quoi de plus normal, me direz-vous également, pour le vulgus pecus que de voter oui à l’initiative Minder contre les rémunérations abusives, même si elle a des défauts. Comme le dit Jean-Claude Péclet
Je voterai oui à n’importe quoi qui ramène l’indécence bancaire à des niveaux qui ne donnent plus envie de pendre un banquier haut et court sur la Paradeplatz.
Source: Béquilles.ch – It’s not JUST the economy: Credit Suisse, l’indécence sans limites.
Après avoir blanchi l’argent des nazis, de la mafia, des émirs du pétrole, après avoir accordé le vote aux femmes dans certains cantons il y a moins de dix ans, après avoir servi de refuge fiscal à tous ceux qui ont fait leur fortune ailleurs, après s’être allongée comme une crêpe devant la justice américaine en arrêtant Polanski histoire de faire oublier ses petits arrangements avec le trafic de drogue international, la Suisse vient d’apporter un point décisif aux partisans d’une guerre des civilisations et provoqué un orgasme généralisé chez tous les grands malades de l’identitarisme. Elle a en effet mis ce dimanche tous les Amine aux arrêts. Et merci pour le chocolat, comme dirait Chabrol.
Helvètes underground – Causeur.fr
Y en a point comme nous ou comment les partisans de l’Alleingang sont parvenus à leurs fins.
«Lors d’un reportage à Lens, on avait conduit Ronis, chez un mineur silicosé. Ce dernier était très malade et en avait plus pour très longtemps. Il regardait dehors, fumait encore et encore. Il est mort quelques mois après à l’âge de 47 ans….»
Chez moi, cette photo terrible entre en résonance profonde aujourd’hui avec les décisions prises par le Conseil national où la droite toute entière
En résumé, ne soyez pas chômeurs. Si vous l’êtes, allez vous gratter… Et pitié ne parlez pas des super bonus, primes et autres privilèges des nantis. Trouvez plutôt de bons vieux bouc-émissaires de droite: les fraudeurs de l’Assurance chômage ou de l’AI, les étrangers, les minarets, les frontaliers…
Source de la photographie: Willy Ronis, le photographe humaniste (Samarra)
C’est le journal 24 Heures d’hier qui nous l’apprenait. Ne supportant pas l’expression d’autres points de vue, le syndicat des gendarmes vaudois et son comité d’initiative pour la Police unique avait piraté le sigle de la «Conférence des directeurs des polices municipales vaudoises» (CDPMV). Ainsi l’internaute entrant l’adresse cdpmv.ch était automatiquement redirigé vers leur site de campagne. Cette redirection a pris fin avec la publication de la charte passée entre le syndicat des gendarmes vaudois et le Conseil d’Etat.
Daniel Bensaïd, Charb (2009). Marx, mode d’emploi. Paris: La Découverte
Marx, mode d’emploi des luttes d’aujourd’hui | Mediapart
Lors de la soirée d’adieu à Eric Voruz, syndic de Morges, l’imitateur romand Yann Lambiel* a rendu hommage, sous les traits du Président de la Confédération Pascal Couchepin, au syndic morgien .
Dans l’extrait suivant, il s’en est pris au fameux « pauvre con » de Nicolas Sarkozy au travers d’une imitation des anciens présidents français de Charles de Gaulle à Jacques Chirac en passant par Giscard d’Estaing et François Mitterand:
Pour l’entier de la prestation de Yann Lambiel lors de cette soirée: Cérémonie d’adieux à Eric Voruz – Yann Lambiel
En bonus, la vidéo du discours prononcé, lors de cette même soirée, par Jean-Charles Simon:
Bon week-end!