The New Deal : A Modern History | Michael Hiltzik

Tout d’abord laissez-moi affirmer ma ferme conviction que la seule chose que nous devons craindre est la crainte elle-même… une terreur sans nom, irraisonnée, injustifiée qui paralyse les efforts nécessaires pour la convertir et nous permettre d’avancer.

Discours d’inauguration de Franklin D. Roosevelt

Cb4fe The New Deal A Modern American History by Michael Hiltzik

1 million de kilomètres d’autoroutes, 8.000 parcs, le pont de Triborough : les conservateurs qui s’attaquent au New Deal ont-ils vraiment conscience de ce que le pays lui doit? La réponse est déjà dans la question posée par l’historien Michael Hiltzik lorsqu’il présente le New Deal dans un texte repris par Slate (« Ce que le New Deal a apporté aux Etats-Unis »).

Pour Hiltzik, une bonne partie de l’héritage de Franklin Roosevelt repose sur ces infrastructures nées du New Deal, mais

une autre partie, plus grande encore, est liée aux transformations qu’il opéra dans les structures sociales et économiques du pays.

Ensuite, «le New Deal a également concouru à instiller, dans l’esprit des Américains, la foi inébranlable dans la capacité du gouvernement à leur venir en aide en cas de crise. Pour le dire autrement, le New Deal a établi le concept de la sécurité économique par responsabilité collective.»

Enfin, «le New Deal a cessé de fait en 1939, alors que Roosevelt était contesté et que la menace de la guerre se précisait. A bien des égards, il demeure inachevé.»

Route newdeal

La construction d’une route en 1933 / Franklin D Roosevelt Library and Museum, via Wikimedia Commons

Cet inachèvement peut s’apprécier à la lumière de la situation économique actuelle et de l’extrait suivant tirés de The Modern Corporation and Private Property (1932) écrit parAdolf Berle et Gardiner Means :

When nearly seventy per cent of American industry is concentrated in the hands of six hundred corporations; when more than half of the population of the industrial east live or starve, depending on what this group does . . . the individual man or woman has, in cold statistics, less than no chance at all. The President’s stricture on “regimentation” . . . is merely ironic; there is regimentation in work, in savings, and even in unemployment and starvation. . . . What Mr. Hoover means by individualism is letting economic units do about what they please.

Le problème mis en avant par Berle et Means reste entier et s’est largement amplifié alors qu’aujourd’hui la santé économique d’un pays, voire mondiale, dépend de la santé financière d’un nombre limité d’instituts financiers.

A court de solutions politiques pour sortir de la crise | Slate

Citation

Et bien, il peut y avoir, ça et là des individus pourvus d’un charisme certain… mais je pense que le problème fondamental n’est pas un problème de personnes. Le point commun de nombreux pays avancés économiquement c’est la faiblesse de leurs gouvernements. Aux Etats-Unis, le gouvernement est divisé. Deux partis: un qui veut augmenter les impôts; un autre qui veut réduire les dépenses. Dans les pays périphériques de la zone Euro, des gouvernements en difficulté ont fini par provoquer la perte de l’accès au marché. En Italie, c’est ce clown de Berlusconi qui est aux commandes. Au Royaume-Uni, nous avons une coalition fragile qui pourrait bien se fissurer. Au Japon, six Premiers ministres se sont succédés en cinq ans – c’est pire que l’Italie des années 1960 et 1970 en terme d’instabilité politique! Même en Allemagne, où la croissance est forte, Angela Merkel n’est pas particulièrement populaire au sein de son propre parti, sans parler de son opposition.

Propos de Nouriel Roubini dans A court de solutions politiques pour sortir de la crise | Slate.

N. Sarkozy : "Nouvel Extrémisme" (Newsweek)

La Une de Newsweek (daté du 4 octobre 2010)

«En France, Nicolas Sarkozy, qui a besoin d’un soutien populaire pour compenser son succès politique qui s’évanouit, a lancé une campagne de critiques et d’expulsions forcées contre la minorité Rom. Même certains supporters de Sarkozy ont été choqués (…) Il ne fait aucun doute que le spectacle d’un centriste comme Sarkozy1 qui joue avec les extrêmes est un signe avant-coureur de ce qui va venir.»

Et le cas de la France est loin d’être isolé. L’ensemble des Parlements européens voit des sièges tomber dans les mains des extrémistes de droite. Le dernier exemple est celui de la Suède. Pour Newsweek, ce phénomène

«représente la plus importante secousse connue par le continent depuis la fin du communisme.»

Une nouvelle preuve aussi que le continent européen -et pas seulement lui si l’on observe la montée du Tea Party aux Etats-Unis- traverse une crise politique et économique comparable à la crise des années 19302 .  Sans que la gauche ne semble aujourd’hui représenter un contre-poid crédible aux yeux des citoyen-ne-s… et alors que la droite classique semble elle «contaminée» par cet extrémisme.

Source : Arrêt sur images – vite dit et l’article de Newsweek (Rise of the Right).

  1. Parler d’un Nicolas Sarkozy centriste est des plus cocasses… aujourd’hui comme hier. []
  2. Depuis 1973, la situation économique et sociale n’a été qu’une suite de crises de différentes natures. Depuis lors, le socle incompressible de chômage n’a ainsi jamais cessé d’augmenter. []

1932 et 2010 : l'An III de la crise…

Les flux d’informations de la tsr crépitent aujourd’hui encore des échos de la crise économique et financière. Celle-ci a débuté en 2007. Elle a donc trois ans. Nous sommes donc en l’an 1932 de la crise de 1929. Nous reste-t-il encore sept ans avant la Troisième guerre mondiale?

La dépêche de ce jour publiée à 10h35:

Les marchés européens et asiatiques se sont effondrés lundi après les mauvais chiffres de l’emploi aux Etats-Unis et les nouvelles craintes qui pèsent sur la crise d’endettement en Europe, notamment en Hongrie. L’euro a plongé à son plus bas niveau depuis quatre ans.

via tsr.ch – info – economie – Les bourses européennes et l’euro s’effondrent.

La situation en 1932 nous apprend que c’est cette année-là que l’indice boursier du Down Jones sera à son niveau le plus bas. Il aura alors perdu pratiquement 90% entre son plus haut niveau de 1929 et son plus bas de 1932. Cette même année, le système bancaire s’effondre provoquant une crise de liquidité dramatique pour l’activité économique. Entre 1930 et 1932, 773 établissements bancaires firent faillites.

En 1932 toujours, Herbert Hoover vit sa dernière année à la tête des Etats-Unis. Il faudra attendre novembre et l’élection de Franklin Delano Roosevelt pour le lancement de programmes nationaux (New Deal).

Des Etats-Unis, la crise s’est propagée en Europe et dans le monde. Ainsi, par exemple, la France sera touchée à partir du second semestre de 1930, soit six mois plus tard. et l’Italie fasciste l’est à partir de 1931.

Ce bref exposé des faits met en évidence les éléments tant convergents que divergents entre 1932 et 2010. Ainsi Barack Obama est déjà depuis un an et demi à la tête des Etats-Unis. Il a pris des mesures pour sauver les banques… et les réguler, mais la crise continue. Dès le début de la crise l’injection de liquidités devait permettre de ne pas se retrouver dans la situation de la crise de 1929. Si les instituts financiers paraissent avoir ainsi été préservés, il n’en est pas de même aujourd’hui pour les Etats à l’exemple de la Grèce ou de la Hongrie. De même, jusqu’à présent, le maintien global de la consommation a maintenu l’activité économique. Qu’en sera-t-il dans un an alors qu’en 1933, la production industrielle américaine avait baissé de moitié depuis 1929?

Plus fondamentalement, dans les années 1930, quatre modèles économiques seront en concurrence pour sortir de la crise. Le modèle libéral, le modèle social-démocrate, le modèle communiste et le modèle fasciste. Aujourd’hui le modèle de la pensée unique économique est-il en mesure d’être dépassé? Le national-populisme autoritaire sera-t-il la planche de salut du modèle libéral ou une révolution sociale le balaiera-t-il? Qui sera le Keynes de cette crise? L’Etat sera-t-il liquidé?

A suivre…

Sur les différentes explications de la crise de 1929, on en lira une synthèse sur Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression

Source de la photo: Keystone. 21 rue du Renard.75004 Paris. Tél: 01-44-78-84-00 ; site web

La bourse de New York ce jeudi | Béquilles.ch

On ne perd pas l’nord vous pensez
Juste le temps de s’élancer – de s’installer d’ensemencer
Ça part ! – on joue, on gagne, on perd, on triche
Pétrol’ chausett’s, terrains en friche
Tout s’achèt’, tout s’vend, on devient riche, – Dollar !

YouTube – Dollar – Gilles et Julien.

Ce jeudi à Wall Street, le Dow Jones, perdait moins 998 points (ou -9,2%) en quelques minutes avant de se reprendre, puis de clôturer aux alentours de -3%. Béquilles.ch en concluait

En clair, la finance globalisée est menacée d’implosion par excès de vitesse et d’information. Il suffit d’un contexte vaguement anxiogène et incertain (la Grèce, l’euro, les élections anglaises) dans lequel surgit une anomalie d’information. Celle-ci est répercutée instantanément, sans le moindre recul, par les écrans de trading et les médias du monde entier. Ainsi amplifiée, elle déclenche les actions instantanées d’ordinateurs programmés pour réagir à la milliseconde, échappant à tout contrôle humain. Dans ‘2001, Odyssée de l’espace’, le robot Hal pétait les plombs et tuait l’un après l’autre les cosmonautes embarqués dans la mission spatiale. Là c’est le massacre général, immédiat. Banzaï!!!

Béquilles.ch – It’s not JUST the economy: La bourse de New York ce jeudi

Manière de dire aussi qu’on en a pas encore fini, et de loin, avec la crise. D’autant plus que si les marchés avaient de véritables occasions d’investir dans l’économie réelle, il y aurait moins d’envolées spéculatives.

Source musicale: Dollar

Paroles et musique de Jean Villard (Gilles)
Interprètes : Gilles et Julien – 1932

Tu es un terroriste / Du bist terrorist / You're a terrorist

«Il n’y a pas eu une seul attaque terroriste internationalement planifiée en Allemagne. Mais avec vous et les 82 millions autres terroristes, nous devons être attentifs à ce que ce ne change pas. […] Parce que vous êtes un terroriste.»

Les internautes, nouvelle chienlit ? | InternetActu.net

Paradoxalement, la situation était moins désespérée dans l’ancienne RDA dans la mesure où ses habitants connaissaient leur «big brother», à savoir la Staatssicherheit STASI, et qu’ils disposaient du « droit à l’insurrection », alors que nous sommes aujourd’hui non seulement confrontés à une multitude de «petits brothers» impossibles à localiser, mais que, en outre, nous ignorons délibérément la menace que ces derniers font peser sur les libertés individuelles.

Propos tenus par Alex Türk, président de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) le 15 décembre 2009.

Ces propos sont mis en exergue de l’article d’InternetActu.net (Les internautes sont la nouvelle chienlit) pour décrire les différentes démarches entreprises pour fabriquer un nouvel ennemi: l’internaute utilisateur des réseaux sociaux. L’article en conclut:

les internautes sont la nouvelle chienlit. Pas tous les internautes, certes : ceux qui se contentent d’y faire leurs courses n’ont rien à craindre. Ceux qui, par contre, s’en servent pour s’exprimer sur les réseaux sociaux, blogs, forums, et y témoigner, notamment, de leurs mécontentements, ceux-là font peur. Parce qu’ils osent s’attaquer de front à ceux dont le métier, ou la fonction, est de porter la parole publique, sinon de maîtriser, voire façonner l’opinion.

Dans notre société de surveillance, à ceux qui pensent ne rien avoir à craindre parce qu’ils n’auraient rien à se reprocher, l’article ne manque pas de rappeler que

La question n’est pas de savoir si l’on a quelque chose à se reprocher : le problème, c’est que même innocent, on peut être fiché, et considéré comme suspect. Ainsi, le FNAEG, fichier des empreintes génétiques créé initialement pour répertorier les criminels sexuels, a depuis été étendu aux simples suspects de plus de 130 crimes et délits. Résultat : plus de 75% des 1,08 millions de personnes qui y sont fichées au n’ont pas été condamnées, et sont donc toujours présumées innocentes de ce dont elles ont été suspectées.

Pour Alex Türk, la question n’est plus de savoir si le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, car

Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde orwellien”.

Il me reste à vous souhaiter une bonne semaine et de bonnes vacances pour celles et ceux qui en profitent.

Stasi 2.0“, utilisé en Allemagne, depuis 2007, pour dénoncer la société de surveillance et l’inflation des mesures sécuritaires proposées par le ministère de l’Intérieur.

L’article complet: Les internautes sont la nouvelle chienlit « InternetActu.net.

Vidéosurveillance: lire, comprendre, débattre…

Pour prolonger la réflexion et la discussion relativement aux questions touchant à la vidéosurveillance, je vous propose deux ouvrages qui replacent la question de la vidéosurveillance dans le contexte plus global des nouveaux dispositifs de contrôle et de la modification de notre rapport au monde qui en découle.

Eric Sadin (2009) Surveillance globale – Enquête sur les nouvelles formes de contrôle. Paris: Flammarion ISBN 978208122297

Nous vivons dans un monde sous surveillance : plus personne n’oserait en douter. Mais quelle forme prennent aujourd’hui les nouveaux dispositifs de contrôle et en quoi sont-ils différents des pratiques du siècle dernier ? Comment modifient-ils notre rapport au monde et aux autres ? Vont-ils jusqu’à menacer le droit à la vie privée ? Telles sont les questions abordées dans ce livre, qui reprend ainsi un débat ancien sous un jour totalement nouveau. Car il ne s’agit plus seulement d’assurer une surveillance ciblée pour déceler les comportements déviants et les punir, mais de prévenir toute dérive en instaurant un traçage permanent et généralisé. Il ne s’agit plus d’observer l’espace public, mais de pénétrer les espaces privés pour accumuler des données sur chaque individu, considéré sinon comme un terroriste en puissance, du moins comme une cible marketing, ou un voisin à espionner. S’organise ainsi un scannage ininterrompu des actes et des désirs, abolissant la frontière entre surveillant et surveillé, entre monde physique et monde virtuel. Au moyen de procédés que nous relayons ou alimentons à notre insu – vidéosurveillance, géolocalisation, bases de données, biométrie, puces RFID, logiciels d’analyse comportementale un Big Brother désincarné, dont nous sommes à la fois victimes et complices, opère désormais en chacun de nous. Mêlant l’enquête à la réflexion, cet essai explore avec une acuité remarquable les multiples enjeux de la surveillance contemporaine, et incite chacun à réagir face au danger d’une nouvelle servitude volontaire.

En complément, on pourra lire également une interview de l’auteur par Chronicart : Eric Sadin – Self Control.

Françoise de Blomac et Thierry Rousselin (2008). Sous surveillance. Démêler le mythe de la réalité. Ed. Les Carnets de l’info ISBN : 978 2 9166 2829 5

Caméras de surveillance au coin de la rue, localisation de votre téléphone par votre patron, images satellites qui montrent jusqu’au détail de votre serviette de bain, puce électronique sous la peau pour entrer au carré VIP d’une boîte à la mode… Sommes nous tous aujourd’hui réellement sous surveillance ? Toutes ces merveilleuses techniques, qui protègent nos enfants et nous facilitent la vie, ne sont-elles pas en train de construire un Etat de surveillance totale ? Si c’est le cas, pourquoi la délinquance ne faiblit-elle pas et pourquoi Ben Laden reste-t-il introuvable ? Et qui tire les ficelles ? Même si l’assemblage cohérent de toutes ces techniques relève encore aujourd’hui plus du fantasme des séries télé que de la réalité, nous sommes en train de franchir un pas (irréversible ?) en abandonnant certaines de nos libertés fondamentales au profit d’une sécurité (peut-être) accrue. L’heure est à la vigilance, si nous voulons que Big Brother reste au rayon «anticipation ».

Mais pour cela, encore faut-il démêler le possible de l’impossible, la réalité du mythe …

Une interview vidéo de Thierry Rosselin:

Après ces deux lectures, peut-être souhaiterez-vous vous détendre? Pourquoi ne pas le faire à l’aide d’un bon film de Science fiction? Je vous propose un bon Spielberg adaptant Philippe K. Dick:

Cet article de Wikipedia vous présentera notamment les différences entre le film de Spielberg et la nouvelle de Dick. Pour une présentation du film et de ses thématiques, vous pourrez lire également cette fiche film (.pdf).

Évidemment, la sortie du film a coïncidé avec la réédition de la nouvelle de Philippe K. Dick en édition poche Folio SF.

Il n’est pas inutile de souligner que cette nouvelle de Philippe K. Dick qui pouvait sembler n’être qu’un délire d’auteur de science-fiction trouvait une tonalité toute particulière et nouvelle avec le tournage et la sortie du film qui s’inscrivaient eux dans le contexte de l’Après-11 septembre et des diverses entorses faites au nom de la sécurité d’Etat par l’administration Bush…

Bon week-end et bonnes vacances de Février pour celles et ceux qui les débutent.

Vidéosurveillance: et pourquoi pas dans nos chambres à coucher?

S’il s’agit de lutter contre la criminalité à l’aide de la vidéosurveillance autant s’attaquer aux espaces où se commettent le plus d’infractions. Or, l’espace où se commettent le plus d’infractions, ce n’est pas la rue, mais nos chambres à coucher. Démonstration par Anastassia Tsoukala.

Le premier argument qui est avancé pour justifier les politiques et les moyens de la vidéosurveillance, c’est l’argument de la sécurité. Par extension, c’est pour notre bien que nous devons accepter le sacrifice de notre vie privée. Si c’est ainsi on peut s’attendre à ce qu’on applique la même logique à tous les contextes. Or il s’avère que toutes les enquêtes de criminologie indiquent que l’espace le plus criminogène, c’est-à-dire où se commet le plus d’infraction dans nos villes contemporaines, ce n’est pas la rue, mais c’est notre domicile et surtout nos chambres à coucher. C’est là où sont commis les violences conjugales, les cas d’inceste, de viol, de maltraitance d’enfants. etc. Nous avons là des milliers de victimes réelles et pas hypothétiques. Devrions-nous alors au nom de la violation de toute une série de valeurs sociales incontestables accepter l’installation de caméras de surveillance dans nos chambres à coucher?

Anastassia Tsoukala (juriste, criminologue, maître de conférences à Paris XI) participait à la dernière table ronde « Identification, surveillance et libertés individuelles » dans le cadre du colloque « Identification et surveillance des individus : quels enjeux pour nos démocraties », organisé par la Bibliothèque publique d’information – Centre Pompidou le 17 janvier 2009.