En septembre 2006, Merck rachetait Serono et alors les deux entreprises se félicitaient:

«d’une combinaison stratégiquement irrésistible avec la taille suffisante pour affronter la compétition sur le marché pharmaceutique global».

A ce moment-là, 1500 employés composaient l’entité en Suisse romande. A une exception près, la presse romande se félicitait de ce rachat et il fallait lire la presse étrangère pour trouver des avis plus mitigés.1

Aujourd’hui, la direction de cette entreprise a annoncé à ses 1250 employés genevois la fermeture du site. Concrètement, 750 emplois seront transférés et 580 seront purement et simplement supprimés, d’ici le premier semestre 2013. Sur les sites vaudois de l’entreprise, 80 emplois seront supprimés.

Sur les mille emplois de cette «combinaison stratégiquement irrésistible» restant encore en Suisse, 800 resteront en Suisse romande dans le canton de Vaud .

Pour leur part, les actionnaires se réjouissent de la bonne santé du groupe2, voient leur dividende augmenter de 20% et disent «merci» à Merck Serono.3

  1. Serono : De l’urine de nonne ménopausée à l’OPA internationale | politis.ch []
  2. Le groupe a dépassé les 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires []
  3. Merck Serono: «Il n’y avait aucun signe avant coureur» | 24 Heures []