Fragments discontinus de crise. Ecrits du bord de l’écran.
Cette fois-ci le plan de sauvetage de l’administration Bush a définitivement été torpillé par 2/3 des Républicains et 40% des Démocrates. Tout le monde naviguera désormais à vue en l’absence de barreur avec les Etats-Unis suspendus au résultat des élections présidentielles et l’Europe incapable de parler d’une seule voix. Ce sera l’heure du sauve-qui-peut général.
Coincé entre électoralisme et idéologie, le Congrès américain joue à la roulette russe avec six balles dans son chargeur. Plus spécifiquement et indubitablement, les Républicains jouent la politique du pire en espérant ainsi sauver leur peau… ou engloutir tout le monde à leur suite. Plus largement, l’impéritie bushienne dépasse la crise de fin de régime pour se transformer en crise-système.
Comme lu, cet événement équivaudrait à la chute du Mur de Berlin du capitalisme. Nous sommes bien loin de la fin de l’histoire affirmée par Fukuyama dans le prolongement de 1989. L’absence de contre-modèle et de contre-poids aurait-il laissé le système capitalisme made in America sans garde-fou pour finir par se broyer lui-même?
Diantre aussi que cela va être long avant le changement de président américain. Et pourquoi? Que restera-t-il entre les mains du futur président le jour de son investiture? L’élection américaine pourrait ainsi prendre la tournure du dérisoire absolu.
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