En cette journée internationale des femmes, je vous renvoie à deux de mes billets consacrés aux femmes et à la politique. A mon avis, à la lumière des «débats» actuels autour des candidatures féminines dans des exécutifs —Ségolène Royal et Jacqueline de Quattro—, ces articles me paraissent toujours être d’actualité :
– Femme, gauche et politique
– Abstentionniste = femme confédérée et urbaine de 20-30 ans
Pour ne pas (trop) sombrer dans le désespoir, j’y ajoute
– Commander in chief : un modèle au féminin
J’y ajouterai quelques commentaires à la suite des propos récents d’Yvette Jaggi sur Jacqueline de Quattro.
Premièrement, je trouve que ceux-ci sont extrêmement dommageables. En effet, en tant que président de section, je rencontre beaucoup de difficulté à faire émerger les candidatures et vocations féminines, ne serait-ce qu’au conseil communal. De tels propos —ainsi qu’une telle manière d’envisager le débat politique— sont entièrement contre-productifs et sapent le travail entrepris pour rééquilibrer le rapport hommes/femmes dans les instances politiques.
En tant que socialiste, je le regrette d’autant plus qu’ils jettent tout un pan d’ombre sur le travail entrepris notamment lors de ces élections pour promouvoir des candidatures féminines sur nos listes. On en vient ainsi à oublier que les listes du parti socialiste sont celles qui comportent la proportion la plus forte de candidatures féminines et que celles-ci ne sont absolument pas des candidatures alibis pour faire juste «joli».
Deuxièmement, tout candidat-e mérite le respect relativement à sa personne, y compris les candidat-e-s aux exécutifs. Or, tel n’a pas été le cas en l’occurrence. Je n’adhère pas au programme politique de Jacqueline de Quattro, mais son parcours de femme mérite nettement mieux que la teneur des propos tenus par Yvette Jaggi. D’autant que son parcours est celui de beaucoup de femmes de gauche, de droite, du centre ou d’ailleurs. Une nouvelle fois, beaucoup peuvent se sentir blessées et connaître un sentiment de rejet à l’égard de la chose publique. Bel auto-goal !
Troisièmement, il est probable que l’objectif d’Yvette Jaggi consiste à l’obtention d’une majorité de gauche au Conseil d’Etat vaudois. Personnellement, cet objectif est également le mien. Mais pas de cette manière, car si cet objectif est atteint désormais en recalant Jacqueline de Quattro, celui-ci sera tâché et souillé par le procédé utilisé ici. Le doute existera toujours sur les éléments déterminants ayant permis une telle victoire et nos propres mérites passeront alors au second plan devant l’effet des petites phrases assassines prononcées. Ceci sans aucun bénéfice pour que la situation des femmes en politique en soit améliorée.
Quatrièmement, la situation de Jacquelin de Quattro trouve un écho dans celle que connaît Ségolène Royal. En effet, les mêmes types de critiques sont adressées relativement à ses compétences ou connaissances tel l’épisode des sous-marins nucléaires. Sur ce point, il n’y a pas de clivage gauche-droite.
Enfin, je reste persuadé qu’à l’instar des pays nordiques, les choses ne pourront évoluer qu’en empoignant la question de la nécessaire place des femmes en poltique au travers d’une politique des quotas. Ne serait-ce qu’au moyen d’une démarche limitée dans le temps.
– Femme, gauche et politique
– Abstentionniste = femme confédérée et urbaine de 20-30 ans
Pour ne pas (trop) sombrer dans le désespoir, j’y ajoute
– Commander in chief : un modèle au féminin
J’y ajouterai quelques commentaires à la suite des propos récents d’Yvette Jaggi sur Jacqueline de Quattro.
Premièrement, je trouve que ceux-ci sont extrêmement dommageables. En effet, en tant que président de section, je rencontre beaucoup de difficulté à faire émerger les candidatures et vocations féminines, ne serait-ce qu’au conseil communal. De tels propos —ainsi qu’une telle manière d’envisager le débat politique— sont entièrement contre-productifs et sapent le travail entrepris pour rééquilibrer le rapport hommes/femmes dans les instances politiques.
En tant que socialiste, je le regrette d’autant plus qu’ils jettent tout un pan d’ombre sur le travail entrepris notamment lors de ces élections pour promouvoir des candidatures féminines sur nos listes. On en vient ainsi à oublier que les listes du parti socialiste sont celles qui comportent la proportion la plus forte de candidatures féminines et que celles-ci ne sont absolument pas des candidatures alibis pour faire juste «joli».
Deuxièmement, tout candidat-e mérite le respect relativement à sa personne, y compris les candidat-e-s aux exécutifs. Or, tel n’a pas été le cas en l’occurrence. Je n’adhère pas au programme politique de Jacqueline de Quattro, mais son parcours de femme mérite nettement mieux que la teneur des propos tenus par Yvette Jaggi. D’autant que son parcours est celui de beaucoup de femmes de gauche, de droite, du centre ou d’ailleurs. Une nouvelle fois, beaucoup peuvent se sentir blessées et connaître un sentiment de rejet à l’égard de la chose publique. Bel auto-goal !
Troisièmement, il est probable que l’objectif d’Yvette Jaggi consiste à l’obtention d’une majorité de gauche au Conseil d’Etat vaudois. Personnellement, cet objectif est également le mien. Mais pas de cette manière, car si cet objectif est atteint désormais en recalant Jacqueline de Quattro, celui-ci sera tâché et souillé par le procédé utilisé ici. Le doute existera toujours sur les éléments déterminants ayant permis une telle victoire et nos propres mérites passeront alors au second plan devant l’effet des petites phrases assassines prononcées. Ceci sans aucun bénéfice pour que la situation des femmes en politique en soit améliorée.
Quatrièmement, la situation de Jacquelin de Quattro trouve un écho dans celle que connaît Ségolène Royal. En effet, les mêmes types de critiques sont adressées relativement à ses compétences ou connaissances tel l’épisode des sous-marins nucléaires. Sur ce point, il n’y a pas de clivage gauche-droite.
Enfin, je reste persuadé qu’à l’instar des pays nordiques, les choses ne pourront évoluer qu’en empoignant la question de la nécessaire place des femmes en poltique au travers d’une politique des quotas. Ne serait-ce qu’au moyen d’une démarche limitée dans le temps.
Rebonds:
- Femmes, gauche et politique
- Il y a 60 ans, les femmes françaises votaient pour la première fois
- Quand la scène politique nationale plane sur les élections vaudoises
- Qui lit les blogues sur la politique (Sciences po)
- République des Blogs : en route pour Fribourg !
La liste des entrées complémentaires est établie par le module d’extension YARPP.