
Mackenzie Allen : première « Commandant in Chief »…

… en écho à Georges Washington, premier « Commander in Chief » désigné le 19 juin 1775 par le Congrès continental [Lithographie, New York : Publié par Currier & Ives, c1876.
Librairie du Congrès. Numéro de reproduction : LC-USZC2-3154]
Ces trois derniers samedis, M6 a diffusé la série « Commander in chief ».
Le propos de cette série consiste à présenter la première femme présidente des Etats-Unis : Mackenzie Allen (Geena Davis).
Dans cette série, cette dernière devient présidente des Etats-Unis à la suite du décès du président en exercice. Choisie comme vice-présidente pour des raisons essentiellement électorales et non affiliée au parti alors au pouvoir (les Républicains), des pressions se font immédiatement jour pour qu’elle démissionne et permette ainsi au président du Sénat (Donald Sutherland) d’accéder à cette fonction suprême. L’intrigue est ainsi lancée.
Evidemment que cette série a suscité un écho en relation avec les ambitions présidentielles tant d’Hilary Cliinton que de Ségolène Royal des deux côtés de l’Atlantique. Par contre, après un démarrage tonitruant aux Etats-Unis, la série n’a pas confirmé notamment en raison d’une gestion chaotique et de changements dans la production. Elle s’est arrêtée après sa première saison. En France, les débuts ont été encore plus mitigés et M6 a même décidé de ne pas diffuser la série au-delà du 29 décembre; les derniers épisodes seront diffusés sur Teva (TPS).
Cependant, mon propos ne s’attachera pas ni aux qualités de cette série, ni aux relations de celle-ci avec un réel éventuellement proche, ni à la manière dont celle-ci aborde les rapports des femmes avec le pouvoir suprême.
En effet, ce qui m’intéresse et m’a frappé réside dans l’intérêt que ma fille de 14 ans trouve à regarder en ma compagnie cette série le samedi soir. Ceci est d’autant plus significatif que samedi dernier ma fille a exprimé clairement son souhait de regarder cette série plutôt que tout autre programme. C’était bien une des premières fois qu’elle me manifestait son intérêt relativement à des questions de nature politique, même au travers d’une fiction.
Quelque soit le résultat d’audience de la série et quelque soit également les résultats de la présidentielle française ou de ceux des Etats-Unis, une telle série a le mérite d’offrir un modèle de pouvoir au féminin auquel les jeunes filles peuvent, d’une manière ou d’une autre, s’identifier. Une vraie héroïne positive comme il s’en développe de plus en plus dans les séries TV (Closer, Cold Case, Une Femme d’honneur, Femmes de loi, Julie Lescaut…).
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