La Tour-de-Peilz : Cyrano de Bergerac et la Tour vagabonde

Pour fêter ses dix ans, la Compagnie des Exilés s’est lancée dans une aventure peu commune. Elle a choisi de monter Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand dans une réplique du fameux theatre anglais The Globe. C’est à voir jusqu’au 12 octobre à La Tour-de-Peilz. Dépêchez-vous !

DSC04988.JPG
Le montage de La Tour vagabonde

IMG_2933.JPG
Steve Riccard est Cyrano (ici avant de tailler sa barbe…)

IMG_2939.JPG
19 comédiens et la Tour vagabonde nous replongent au 17ème siècle.

Pour en savoir plus sur la Tour vagabonde et le spectacle, un article de Migros Magazine : La Tour à remonter le temps.

Pour réserver vos places : http://cyrano-de-bergerac.ch

L’aveu troublant des experts du FMI  |  Le blogue Économie de Gérald Fillion | Radio-Canada.ca

Incroyable cet aveu exprimé jeudi dernier par l’économiste en chef du FMI Olivier Blanchard et par Daniel Leigh, économiste également au Fonds monétaire international. En quelques mots, ils ont dit que les experts comme eux, qui orientent les grandes décisions mondiales en matière de finance, se sont trompés en misant à tout prix sur l’austérité dans le but de réduire le plus rapidement possible les dettes souveraines.

«En quelques mots et quelques chiffres, ils s’attendaient à ce que la réduction des dépenses publiques équivalentes, disons à 1 % du PIB, allait entraîner une réduction de l’activité économique de 0,5 point de pourcentage. Or, l’effet a été bien pire : réduction de l’activité de 0,9 à 1,7 point. L’erreur, c’est d’avoir appliqué un modèle qu’on connaît en période de croissance dite normale, alors que les pays visés par des mesures d’austérité étaient en pleine crise.»

Hausse d’impôts, compressions dans les programmes sociaux, suppressions d’emplois dans la fonction publique, quantité de mesures ont été mises en place de façon quasi dogmatique, plongeant encore davantage la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande et plusieurs autres pays dans une récession qui semble sans fond.

Pas de quoi cependant modifier le discours du FMI…

via L’aveu troublant des experts du FMI  |  Le blogue Économie de Gérald Fillion | Radio-Canada.ca.

Et si l’innovation technologique nuisait à la société humaine?

Depuis la Révolution industrielle, la question se pose concernant l’innovation technologique de sa capacité de nuisance, principalement par rapport à l’emploi. Des conflits violents opposèrent même patrons et employés lors de l’introduction de machines. Jusqu’à présent, le réponse était généralement un «non» franc et direct, mais les choses sont peut-être en train de changer. C’est la discussion qu’engage un article de Slate.

Dans les années 1811-1812, un conflit industriel violent opposa employeurs et manufacturiers lors de l’introduction de métiers à tisser dans le West Riding, le Lancashire du sud, le Leicestershire et le Derbyshire.  La lutte des membres de ce mouvement clandestin, appelés luddites ou luddistes, s’est caractérisée par le « bris de machines » et donna lieu à la création du terme de «luddisme» pour caractériser ce type de conflit. Le terme trouve son origine dans le nom d’un ouvrier anglais, John ou Ned Ludd (parfois appelé « Captain Ludd », « King Ludd » ou « General Ludd »), qui aurait détruit deux métiers à tisser en 1780. En fait, on ignore s’il a véritablement existé. Mais des lettres signées de ce nom ont été envoyées en 1811, menaçant les patrons de l’industrie textile de sabotage (fr.wikipedia.org).

Pour d’autres, l’innovation est un remède au marasme économique. Pour ceux-ci,

Certes, l’automatisation rend obsolètes certains emplois humains peu qualifiés, mais elle introduit aussi de nouvelles catégories d’emplois qui le sont à l’extrême, des ingénieurs aux gestionnaires d’équipement en passant par le secteur de la banque et du blogging. Son principal effet est d’augmenter la productivité, ce qui est supposé relever le niveau des revenus et stimuler la demande de nouveaux produits et services.

Cependant, depuis les années 1970, le capital a pris le dessus sur le travail (http://www.newrepublic.com/article/117429/capital-twenty-first-century-thomas-piketty-reviewed).

Aussi important peut-être, le XXIe siècle est témoin de l’avènement d’appareils bien plus intelligents, capables d’accomplir des tâches dont on pensait autrefois qu’elles ne pourraient jamais être automatisées.

Les logiciels d’aujourd’hui peuvent répondre à vos appels, organiser votre agenda, vous vendre des chaussures, vous conseiller un film et vous adresser des publicités ciblées. Les logiciels de demain diagnostiqueront vos maladies, écriront les articles de vos journaux et iront jusqu’à conduire votre voiture.  

Ainsi même les professions intellectuelles hautement qualifiées risquent de se voir remplacer par des machines. Que se passerait-il également si ces appareils s’auto-entretenaient faisant disparaître les emplois autrefois créés pour accompagner leur arrivée ? Quels emplois humains resterait-il encore ?

Tout cela a ramené le concept keynésien de «chômage technologique» au centre des discussions des économistes. Le 6 août dernier, Pew Research et Elon University ont publié un rapport intitulé «AI, Robotics, and the Future of Jobs» [Intelligence artificielle, robotique et avenir des métiers]. 1 900 économistes, spécialistes de la recherche opérationnelle, analystes et autres théoriciens se sont vus poser une grande question: «Les applications d’intelligence artificielle automatisées et interconnectées et les appareils robotiques auront-ils fait disparaître davantage d’emplois qu’ils n’en auront créé d’ici 2015?»
Les résultats ? 48% des personnes interrogées estime que les logiciels intelligents détruiront davantage d’emplois qu’ils n’en pourront créer. L’autre moitié prédit exactement le contraire. Jamais le sujet n’a autant divisé la corporation…

Peut-être sommes-nous proches du stade ultime du capitalisme.


Source :
Et si l’innovation technologique nuisait à la société humaine ? | Slate.fr

L’historien israélien Zeev Sternhell « ne voit pas la fin » de la guerre à Gaza

Né en Pologne en 1935, Zeev Sternhell a vécu enfant les horreurs de la seconde guerre mondiale, qui l’ont conduit à se réfugier en France. Après-guerre, il a choisi de prendre la nationalité israélienne. Devenu historien, il s’est spécialisé dans l’histoire du fascisme et la montée du nationalisme en France. Considéré comme la « conscience de la gauche d’Israël », il pose un regard désabusé sur la situation politique de son pays. Pour Zeev Sternhell, la guerre en cours à Gaza n’est qu’une conséquence logique de l’échec des accords d’Oslo.

LeMonde.fr : Quel est votre sentiment sur le conflit qui oppose actuellement Israël aux factions armées palestiniennes dans la bande de Gaza ?
Zeev Sternhell : Si les choses s’étaient passées normalement, Gaza aurait dû être évacuée au moment des accords d’Oslo en 1993 et devenir une partie intégrale du futur Etat palestinien. C’est ce qui se serait passé si les accords d’Oslo avaient été mis en œuvre tels qu’ils avaient été pensés par Itzhak Rabin [assassiné le 4 novembre 1995 par l’extrémiste de droite Yigal Amir] et Shimon Pérès – bien que ce dernier soit un opportuniste qui, pour des raisons obscures, est considéré comme un grand homme. Si ces accords avaient été appliqués, les colonies juives de Gaza, entre 6 000 et 8 000 âmes à l’époque, auraient été évacuées. Cela aurait été un formidable signal pour mettre fin à la colonisation.

Tout se serait passé différemment car l’évacuation aurait eu lieu dans le cadre d’un accord entre l’Organisation de libération de la Palestine (OLP, de Yasser Arafat) et Israël. Et non pas unilatéralement, comme l’a fait le premier ministre Ariel Sharon en 2005. 

Lire la suite : L’historien israélien Zeev Sternhell « ne voit pas la fin » de la guerre à Gaza:

Lire son portrait (en édition abonnés) : Zeev Sternhell, une passion française

Le poids de la «crise» économique et sociale n’explique pas à lui seul la poussée du FN | Slate.fr

D’autres facteurs, plus difficiles à cerner, de nature «culturelle» et «identitaire», permettent aujourd’hui d’expliquer ce qui est à l’œuvre dans de nombreux pays européens, et particulièrement en France.

En effet,

Les élections européennes permettent de bien se rendre compte des limites de la thèse de la «crise» économique et sociale. Ainsi a-t-on pu constater cette année que dans de très nombreux pays européens, des partis aux thématiques similaires ou proches du FN —eurosceptiques, anti-immigration et critiques à l’égard de l’islam— avaient réalisé des scores importants et ainsi obtenu des sièges au Parlement européen.

Dès lors,

A côté de la crise économique et sociale, de manière complémentaire et imbriquée avec celle-ci, ce sont des facteurs plus difficiles à cerner, de nature «culturelle» et «identitaire», qui permettent aujourd’hui d’expliquer ce qui est à l’œuvre dans de nombreux pays européens, et particulièrement en France.

C’est ainsi qu’

Au Royaume-Uni, Catherine Fieschi a utilisé le concept de cultural anxiety pour montrer l’importance d’une prise en compte globale des facteurs explicatifs dans l’analyse du néopopulisme:

«séparer les préoccupations économiques et culturelles à propos de l’immigration prive la gauche de toute possibilité de prendre en compte l’anxiété des citoyens. Les formes du populisme d’extrême droite qui émergent en Europe nous rappellent combien culture et économie peuvent être se combiner en une puissante expression des enjeux de classe».

L’«insécurité culturelle» serait un autre élément permettant «de mieux comprendre et d’expliquer pourquoi une partie de plus en plus importante de l’électorat en France et en Europe, particulièrement l’électorat populaire se tournerait vers les partis néopopulistes.»

Tout cela représente un sacré défi pour la gauche !

L’article : Le poids de la «crise» économique et sociale nexplique pas à lui seul la poussée du FN | Slate.fr.

Au Feu ! La FVSP à Vevey

En ce samedi 3 mai 2014, les sapeurs-pompiers vaudois étaient à Vevey pour leur concours annuel organisé par la Fédération vaudoise des sapeurs-pompiers (FVSP). Ici, il s’agissait pour les concurrents d’éteindre un feu de voiture.

Intégrés depuis le 1er janvier 2014 à l’Association de communes Sécurité Riviera, les pompiers de la Riviera ont, au pied levé, brillamment pris en charge l’organisation du concours et l’organisation, le jour précédent à La Tour-de-Peilz, l’Assemblée Générale de la FVSP.

Guerre des langues à la sauce helvète ? | L’Hebdo 01.05.14

Nouvelle formule pour L’Hebdo, la 5e depuis 1981. La question est toujours de savoir si les modifications sur la forme s’accompagnent d’un amoindrissement ou non des contenus. Ce premier numéro est plutôt de bonne facture, mais c’est à confirmer avec les prochains numéros.

Le Grand angle de la semaine est consacré aux langues étrangères enseignée en Suisse et à la volonté dans certains cantons alémaniques de passer de 2 à une langue enseignée à l’école primaire, ceci au détriment programmé du français.

Si le Röstigraben est né en 1914 des tensions entre Romands francophiles et Alémaniques germanophiles, le nouveau fossé s’établit désormais pour L’Hebdo à la hauteur de la rivière de la Reuss, il prend sa source au Gothard pour se jeter dans l’Aar.

Je constate que, si certains placent la discussion sur un niveau pédagogique, il apparaît surtout que l’enseignement langues étrangères, des deux côtés de la Sarine, pose surtout un problème dans la mesure où elles sont de redoutables outils de sélection et de ségrégation scolaires. Elles sont des branches de sélection comme l’ont été le latin ou le sont les mathématiques. C’est ainsi que Mathias Kunz, enseignant secondaire à Willisau (LU) constate qu’en arrivant à l’école secondaire, certains élèves se disent «frustrés par le français, où ils commencent par obtenir de mauvaises notes avant de s’engager dans une spirale négative» ou que le canton de Lucerne après avoir promis que le français ne compterait pas comme branche de promotion, a fait marche arrière donnant ainsi le sentiment aux professeurs d’avoir été dupés. Et c’est ainsi que tant pour l’anglais que le français, un tiers des élèves lucernois décrochent.

De toutes les manières, la remise en cause de l’enseignement de langues débouche en Suisse sur une guerre des langues qui ne dit pas son nom, susceptible de remettre en cause le concept helvétique de Willensnation (nation de volonté).